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que le B. pistilhformis, dont elle diffère encore par sa coupe déprimée.
Loc. Dans les couches supérieures de l’étage néocomien : entre Blaron et Castillon, à la Garde, près de la chapelle Saint- Sébastien, Chamateuil, Robion, près de Castellane (Basses- Alpes), MM. Emeric, Duval et moi; Escragnolle, Collette, de Clar (Var), MM. Duval et Astier,
Hhst. Cette espèce a été décrite, en 1829, sous six noms différents par M. Raspail, et bien figurée, au moins pour son B.minaret. En 1841, M. Duval, quoiqu'il donne ces noms en synonymie, quil en reconnaisse bien l'identité, et qu'il désigne surtout (p. 74) le B. minaret, comme bien représenté, croit devoir lui donner une septième dénomination. Je suis loin d'adopter ce changement, etJe reviens à l'un des noms imposés par M. Raspail.
N° 53. BELEMNITES GRASIANUS, Duval.
Belemnites Grasianus, Duval, 1841, Bélemn., p. 63, pl. 7, f. 1-4.
Idem, d’Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 73, fig, 8-13; pl. 74, fig. 1-6. Idem, d'Orb., 1846, Terr. crétäâcés, supp., pl. 8, fig. 8-13; pl. 9, fig. 1-6. Idem, d’Orb., 1846, Moll. viv. et foss., I, Bélemn., n° 53.
B. testd oblongä, compressä, anticè subcylindricä, posticè acuminatd , acutà; suprà longitudinaliter latè sulcatà ; sulco externè carinato : alveolo angulo 20°.
Dim. Longueur, 60 mill.
Rostre comprimé, oblong, dans sa jeunesse, et marqué alors, près de l'extrémité, d’une légère dépression latérale, et même d'indices de nervures; sa pointe est mucronée assez aiguë, et son sillon dorsal étroit, mais prolongé jusqu'aux deux tiers de la longueur. Chez les adultes, l'ensemble est plus épais et les sillons latéraux disparaissent.
Rapp. et diff. —Noisine, par sa compression et par son sillon, du B. latus, cette espèce s'en distingue par sa forme non rétrécie en avant, et non lancéolée ; elle se distingue du B. conicus également sillonnée, par la compression; et par sa forme nullement conique. Elle diffère essentiellement de toutes les Bélemnites plates, par son sillon beaucoup plus prolongé.
G. BELEMNITES. 553
Loc. Couches supérieures de l'étage néocomien et aptien, à Blieux, au midi de la chapelle Saint-Pons, à Blaron, à Castillon, à Vergons, à la Garde, près de la chapelle de Saint- Sébastien, près d'Eoulx, à Robion, à Chamateuil (Basses-Alpes), MM. Emeric, Duval et moi; à Gargas (Vaucluse), M. Renaux; dans le département de l’Arriége, M. Chassy.
Espèces de l'étage aptien. ou néocomien supérieur. BELEMNITES GRASIANUS, p. 552, n° 53.
N° 54. BELEMNITES SEMICANALICULATUS, Blainville.
B. semicanaliculatus, Blainville, 1827, Mém. sur les Bélemn., pl 67, pl. 1, fig. 13.
B. cribrarius , Catullo , 1829, Ann. di Sc. nat. de Bologna, V, p. 312, tab. v, É21. :
B. Blaïnvillei, Catullo, 1829, Ann, di Sc. nat. de Bologna, V, p. 312, tab. v, f. 2. (Non Blaivillei, Voltz.)
B. integer, Rasp., 1829, Ann, des Sc d’obs., I, p. 310, pl. 6, f. 22.
B. pistilloides, Raspail, 1829, idem. I, p. 50, fig. 75.
B. semicanaliculatus, Deshayes. 1830, Encycl. méth., II, p. 126, n° 6.
Idem, d'Orb., 1840, Paléont. franc., Terr, crét., t. I, p. 59, n° 9, pl. 5 f, 40-15.
Idem, Duval, 1841, Bélemn., p. 74, pl. 6, f. 5-12.
Idem, d'Orb. 1846, Paléont. univ., pl. 76, fig. 10-15; pl. 74, fig. 7-9.
Idem, d'Orb.. 1846, Terr. crét. sup., pl. 9, fig. 7-9.
Idem, d’Orb., 1846, Moll. viv. et foss., I, Bélemn., n° 54.
B. testà elongatä, cylindricd, posticè acuminatä, mucronatà ; anticè lateribus compressä, subtus sulcatà, sulco in medid longitudine evanescente terminatà ; ppt integrä ; alveolo angulo 18°.
Dim. Longueur totale, 95 mill.; hauteur enavant, 15 mill ; largeur, 44 mill.
Rostre assez allongé, cylindrique, conique et mucroné en arrière, plus large vers les deux cinquièmes postérieurs, et de là s'atténuant très-légèrement jusqu’en avant, où il est comprimé latéralement etpourvu, en dessous, d’un sillon assez profond, qui disparaît peu à peu vers la moitié de la longueur; sa coupe supérieure est ovale, mais non fissurée, comme M. de Blainville l’a cru (ce dont je me suis assuré sur un grand nombre d'échantillons bien complets). Cavité longue, conique, médiane, pourvue d'un alvéole rempli de loges. Sur cette partie on re-
marque la forme de l'empreinte de l’osselet, qui ressemblait à celui des autres Bélemnites. Sur les individus bien frais, on voit latéralement deux nervures longitudinales parallèles, qui naissent d’une dépression antérieure.
Obs. Cette espèce, très-grêle dans sa jeunesse, se rompt souvent alors, et forme les Actinocamax, dont M. Raspail a fait son 2. integer, qui manque d’alvéole.
Rapp. et diff. — Cette espèce diffère de toutes celles que j'ai décrites ci-dessus, par sa forme aiguë, par sa compression latérale. Elle diffère du B. minimus, par le manque de prolongement postérieur et par sa forme bien moins obtuse, lorsqu'elle est jeune.
Loc. Étage aptien, ou argile à plicatules. Gargas (Vaucluse), MM. Requien et Renaux; Clansayes (Drôme), Blieux, près de la chapelle de Saint-Pont, Liéoux, Meouille, Vergons, Robion, Chamateuil (Basses-Alpes), MM. Duval et Emeric.
Une double erreur a été commise par M. Duval à l'égard de cette espèce. Il croit qu'elle est identique au B. minimus du gault, et qu'elle se trouve dans la même couche. Elle diffère complétement du B. minimus, comme on peut le voir aux earactères de celle-ci, et se rencontre toujours dans un étage différent. ,
Espèces de l'étage albien, ou gault.
N° 55. BELEMNITES MINIMUS, Lister, pl. 37, fig. 21-23. B. minimus, Lister, 1678, Hist, anim. Angliæ, p. 228, fig. 32. B. Listeri, Mantell, 1822, Geology of Sussex, p. 88, tab. xix, fig. 17, 18, 23. B. minimus. Miller, 1823, Observ. on Belem., Trans, geol. soc., pl. 9, f. 6. Idem, Blainv., 1827, Bélemnites, p. 75, pl. 4, fig, 1,c., etsup., p. 119, pars. Idem, Sowerby, 1828, Mineral conchology, tab. pLxxxIx, fig. 1. B. attenuatus, Sowerby, 1828, Mineral conchology, tab. DLXXxIX, fig. 2. B. Listeri, Phillips, 1829, Geology of Yorkshire, pl. 1, fig. 18. B. jaculum, Phill., 1829, Yorksh., pl. 8. f, 1.7? B. minimus, Keferst., 1834, p. 427, n° 63, B. attenuatus, Keferst., 1834, p. 424, n° 15. B. minimus, Bronn., 1837, Lethea geog., t. XXXIII, f, 13. ? Idem, Michelin , 1838, Mém. de la Soc. géol., Il, p. 100, B. minimus, d'Orb., 1840, Paléont. franc., Terr. crét., t, I, p. 57, n° 8, pl. 5, f. 3-9.
B, minimus, Gcinitz, 1840, Charak., p.68, tab. xvur, f, 32, 33, 34. 7?
G. BELEMNITES. 955
B. minimus, Rœmer, 1841, Kreideg., p. 84, n° 3. 2?
B. attenuatus, Morris., Brit. foss., p. 177.
B. jaculum, Morris., Brit. foss., p. 177.
B. minimus, Morris., Brit. foss., p. 177.
B. minimus, d'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 76, fig. 3-9.
Idem , d'Orb., 1846, Moll. viv. et foss., I, Bélemn., n° 55.
| B.testéelongatä,claviformi (jun.), posticé obtusd (adulia), attenuatd, acutd; anticè angustatä, truncatà, sublus unisulcatà, lateraliter longitudinaliterque bisulcatà.
Dim. Longueur d'un jeune obtus, 30 mill.; longueur d’un adulte, atténué, 40 mill.; diamètre de la partie antérieure, 5 mill. |
Rostre. Jeune, allongé, claviforme, obtus et mucroné en ar-
rière, plus large vers le tiers postérieur, et de là légèrement aminci vers l'ouverture, qui est presque ronde. Des deux côtés on remarque, sur les individus bien frais, un double sillon à peine marqué, prolongé vers le tiers postérieur; en avant en dessous, est un court sillon n’occupant que le quart de la longueur totale; cavité très-longue, conique et médiane, pourvue inférieurement d'une crête médiane. Couleur blonde, transparente; c'est alors le B. minimus, Sowerby. Adulte, il ne s’accroit plus que faiblement en avant ; maisles couches s accumulent sur l'extrémité du rostre, et viennent y former une pointe atténuée très-longue, souvent percée au sommet ; c'est alors le B. attenuatus, Sowerby. Un exemplaire adulte usé m'a montré, parles lignes d’accroissement, que l’une de ces espèces n’était que le jeune de l'autre.
Rapp. et diff. — Très-voisine du B. pistilliformis, cette espèce en diffère par une taille toujours de moitié plus petite dans les adultes, par beaucoup moins de longueur, par sa forme plus grêle, par sa cavité très-prolongée, et enfin par ce singulier caractère de s'atténuer chez les adultes, mode d'accroissement qui n'existe jamais chez les B. pistilliformis, m1 chez le B. semicanaliculatus qui lui est également voisin, mais qui en diffère bien positivement. |
Loc. Étage albien ou gault, à Folkestone, Ringmer , dans
le Kent, au Cambridgeshire, dans le Sussex, à Lyme Regis, Speeton, Yorkshire (Angleterre), Wissant, près de Boulognesur-Mer (Pas-de-Calais), M. d’Archiac et moi; Machéroménil (Ardennes), par moi; à la perte du Rhône (Ain), M. Agassiz.
Hast. Décrite vaguement par Lister, cette espèce a été figurée sous deux noms par Sowerby, ce savant n'ayant pas reconnu que les deux espèces n'étaient que des variétés d’àge.
Expl. des fig. PI. 37, fig. 21, individu jeune, vu en dessous, pour montrer le sillon antérieur ; fig. 22, individu adulte, usé longitudinalement, pour montrer, par les lignes d'accroissement, l'instant où les couches s'appliquent seulement à l’extrémité, et changent l’ensemble claviforme en une extrémité trèsatténuée. Cette figure indique, de plus, la longueur de la cavité. Fig. 23, coupe supérieure.
Espèces de l’étage turonien ou de la craie chloritée. N° 56. BELEMNITES ULTIMUS, d'Orbieny, 1846.
Belemnites ultimus, d'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 75, fig. 9-13. Idem, d’Orb.. 1846, Terr. crét. sup., pl. 10, fig. 9-13.
PB. testà elongatä, cylindricä, lævigaté, anticè rotundato-
compressiusculà; sublus unisulcatà, sulco evanescente; posticè
acuminato-mucronatà ; alveolo angulo 20°.
Dim. Longueur, 50 mill.; grand diamètre, 8 mill.
Rostre allongé, cylindrique et de la même largeur sur toute sa longueur, terminé, en arrière, par une pointe centrale un peu mucronée. En avant, la coupe est légèrement comprimée, mais circulaire partout ailleurs. Un léger sillon ventral à peine marqué occupe une partie de la région antérieure : l'alvéole est un peu comprimé. On voit dessus les restes de l'empreinte de l'osselet.
Rapp. et diff. — Voisine, par sa forme et par son court sillon ventral, des B.semicanaliculatus et minimus, cette espèce se distingue de la première par le manque de dépression de la région postérieure, et par son sillon moins profond ; de la seconde par son extrémité plus acuminée, et par le manque de prolongementsupplémentaire, ainsi que par sa taille du double.
G. BELEMNITES. 597
Loc. Étage turonien ou de la craie chloritée, Montagne- Sainte-Catherine, près de Rouen (Seine-Inférieure), par moi. Je n’en connais encore qu’un échantillon.
Espèces incertaines.
N° 57. BELEMNITES LAMELLA, Faure-Biguet.
Belemnites Lamella, Faure-Biguet, 1819, Cons. sur les Bélem., p. 39, n° 1,
Idem, d’Orb., Pal. univ., pl. 77, fig. 12-17.
Idem, d'Orb., Paléont. étrang., pl. 37, fig. 12-17.
«Très-comprimé, tranchant inférieur plus ou moins sinué vers le bout; pointe courte. Cavité courte, sans gouttière. Hauteur, 7; largeur, 2 À lignes; longueur 2 5 pouces. Lorsqu'il est tout jeune, il est rond ; dans son âge moyen, il est aplati, mais épais, avec une pointe aiguë et souvent allongée; il figure alors une gousse de haricot ou un fer de lance, et varie beaucoup. A cette époque, il a ordinairement, comme les deux espèces suivantes, une large impression longitudinale de chaque côté, indiquant un muscle qui aurait pressé la matière pour donner au Bélemnite la forme comprimée; lorsqu'il est parfait, 1l offre les pro- | portions indiquées ci-dessus, et il est un tiers plus étroit vers | la base que vers la pointe; sa couleur est un gris de corne foncé. A Valdrome en Diois, à mi-côte d’une montagne dont la partie supérieure porte le nom de Sarcena. » F. B.
(Cette espèce, à en juger d’après les figures, doit comprendre les Z. dilatatus, binervius et peut-être polygonalrs de l'étage néocomien ; mais, comme on ne peut en être certain, il convient de la supprimer.)
N° 58. BELEMNITES VAGINA, Faure-Biguet.
Belemnites Vagina, Faure-Biguet, 1819. Bélemnites, p. 40, n° 2.
« Comprimé; pointe très-courte. Cavité courte, gouttière courte. Hauteur, 7 5; largeur, #4 £lig.; longueur, 2 £ pouc. Il ressemble assez au précédent ; il est plus épais et muni d’une gouttière un peu plus longue que la cavité, mais qui n' aboutit cependant pas au milieu de la longueur de la pierre; il varie d’ailleurs dela même manière, sa couleur est la même, il se trouve au même endroit. » F. B.
N° 59. BELEMNITES CAPULUS, Faure-Biguet.
Belemnites capulus, Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 41, n° 8.
« Comprimé, avec une aire longitudinale ; plane de chaque côté de la gouttière. Cavité courte; gouttière très-longue.. Hauteur, 8 ; largeur, 2 + lig.; longueur présumée, 2 £ pouces. L'exemplaire unique que je possède est figuré en fer de lance, ou plutôt en massue aplatie et pointue ; car il est proportionnellement beaucoup plus épais que les deux espèces précé-! dentes dont il semble se rapprocher. S'il est jeune, sa forme dans l’âge parfait sera différente ; s’il est à peu près fini, alors sa base pourrait être très-prolongée avec un égal diamètre, ce que je ne puis juger, parce que la cavité manque entièrement. | Dans tous les cas, sa distinction spécifique est suffisamment établie par la longueur de sa gouttière qui arrive jusqu'à la naissance de la pointe et par l'absence de toute autre fissure. Au! quartier de Roussas, près Valdrome. » F. B.
N° 60. BELEMNITES COLUTEA, Faure-Biguet.
Belemnite Colutea, Faure-Biguet, 1819. Bélemnites, p. 42, n° 4, »| « Comprimé; avec pointe très-inférieure. Cavité longue ; ! gouttière très-longue et forte. Hauteur, 8; largeur, 4 à 5 li, gnes; longueur, 3 à 4 pouces. Il n'est peut-être pas d'espècel qui varie autant dans son état parfait : tantôt la pointe est laté-" ralement comprimée; tantôt elle ne l’est pas plus que le reste de | la pierre; tantôt elle porte comme deux carènes latérales obtuses; | tantôt, au contraire, quoique d'une taille plus grande, elle offre, en place des carènes, des espèces de larges sillons ; quelquefois" enfin, elle surpasse de moitié les dimensions données : malgré, cela, on la reconnaît toujours facilement par la réunion des, caractères que je lui assigne. Sa couleur est gris corne. Sur les: côteaux du quartier appelé Osson, au sud de la ville de Die, Drôme. » F. B.
N° 61. BELEMNITES CORONILLA, Faure-Biguet.
Belemnites Coronilla, Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 42, n° 5.
« Comprimé; avec deux sillons fins et très-longs. Une” légère élévation plate (probablement en dessous). Hau-
teur, 7 }; largeur, 5 À lignes. Je n'ai de cette espèce que quelques fragments d'environ un pouce et demi vers la pointe, ce qui m empêche d'indiquer sa longueur, sa cavité, ni sa gouttière; mais les notes que je donne sont suffisantes pour la faire reconnaître et montrer qu’elle est distincte. Quoique sa pointe ne soit pas inférieure, le corps du Bélemnite est si sensiblement comprimé, que l'on ne peut pas le sortir de cette division. Sa couleur est noire. À demi-lieue au nord de Die, sur les collines de Commane. » F. B.
N° 62. BELEMNITES SILIQUA, Faure-Biguet.
Belemnites Siliqua, Faure-Biguet, 1849, Bélemnites, p. 43, n° 6.
« Comprimé ; renflé vers le bout, surtout en dessus; sillons larges. Cavité courte; gouttière longue. Hauteur, 4; largeur, 3; longueur, 21 à 24 lignes. Il est ordinairement en massue, ayant un renflement vers l'extrémité; mais tantôt ce renflement forme une vraie bosse en dessus, tantôt il est plus également disposé ou tellement porté vers le bout, qu'à peine aperçoit-on un petit mamelonde la pointe : quelquefois cette pointe est assez allongée, et quelque fois ellese courbe sensiblement en bas. Sa couleur est très-noire dans tous les individus. On les trouve au même endroit que l'espèce précédente. » F. B.
N° 63. BELEMNITES LEGUMEN, Faure-Biguet.
Belemnites legumen, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 44, n° 7,
« Comprimé; peu renflé vers la pointe; cavité courte; gouttière courte. Hauteur, 4; largeur, 3 lignes. Je n'ai qu'un échantillon tronqué de cette espèce, que la brièveté de sa gouttière doit faire regarder comme différent de la précédente. Sa couleur est très-noire. À Die, quartier de Commane, » F. B.
N° 64. BELEMNITES CASSIA, Faure-Biguet.
Belemnites Cassia, Faure-Biguet. 1819, Bélemn.; ps 44, n° 8.
« Légèrement comprimé; conoïde, à pointe obtuse et arrondie; point de sillons. Cavité longue; point de gouttière. Hauteur, 9; largeur, 7 lignes, vers lé milieu; longueur, 4 À pouces. Ce n'est que lorsqu'ils sont entièrement finis qu'ils
prennent le caractère de cette division, et même celui de l’espèce. Quoique déjà fort gros, il ne sont point comprimés; ils sont pointus, et la pointe est au milieu ; ensuite, lorsqu'ils sont parfaits, la matière s'accumule en dessus, vers la pointe, de manière à rendre celle-ci très-obtuse, excentrique, et à former, sur la longueur du fossile, une dépression latérale légère, mais sensible. Dans tous les âges, il est assez facile de confondre ce Bélemnite avec le B. Dard; il en a la grandeur, la forme, et presque la couleur ; mais, dans la fracture, Les stries rayonnantes sont dans celui-c1 plus fines, plus serrées, et d’un gris plus clair. Sa cavité surpasse un peu la moitié de la longueur de la pierre, et l'on observe souvent une variation notable dans l'épaisseur des bords fracturés de cette cavité, quelques individidus ayant plus d'épaisseur en dessus, les autres en dessous, et quelquefois de l'augmentation de matière se trouvant, non pas avec symétrie au milieu du dessus ou au milieu du dessous, mais sur le côté. J'ignore son gisement. » F. B.
N° 65. BELEMNITES CATALPA, Faure-Biguet.
Belemnites catalpa, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 45, n° 9, f, 5. B. catalpa, d'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, fig. 18.
Idem, d'Orb., 1846, Paléont. étrang., pl. 37, f. 18.
« Très-légèrement comprimé. Fusiforme, sans vrais sillons. Cavité courte ; sans gouttière. Hauteur, 5; largeur, 4 lignes ; longueur, # pouces. Sa compression est si peu sensible, que j'allais le placer dans la division suivante, lorsque Je me suis aperçu que sa pointe n'était pas au milieu, mais un peu inféricure. Les jeunes sont exactement coniques, plus larges à la base que partout ailleurs, et seraient alors de la troisième division : mais ils s’allongent ensuite sans acquérir plus de grosseur à leur base, et la matière s’accumulant vers le milieu, sur tout en dessus, ils deviennent à peu près fusiformes, à pointe allongée. La coupe transverse montre un ovale très-obtus des deux côtés, et dont la moitié inférieure est plus étroite que la supérieure : les stries rayonnantes sont grossières et couleur de corne. Cette espèce est la seule qui m'ait montré sa cavité à
peu près entière; ses bords, quoique doublés par la matière blanche, sont aussi minces qu'une feuille de papier fin, et ne sont pas perpendiculaires à la longueur de l'axe, mais inclinés de manière que la partie supérieure avance beaucoup. Au Mont- Cindre, près de Lyon, en Suisse, et ailleurs. F.B.
N° 66. BELEMNITES ATTENUATUS, Faure-Biguet.
Belemnites attenuatus , Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 47, n° 10. (Nou Attenuatus, Sow. 1828.)
« Très-allongé; sillons très-longs. Cavité courte; gouttière moyenne. Hauteur, 6 ; largeur, 4 : lignes; longueur présumée, 6 pouces. Cette espèce étant très-effilée, ne se trouve, à cause de cela, jamais entière; mais, en réunissant les tronçons selon leurs grosseurs , l’on évalue qu’elle devait avoir dans son âge moyen trois pouces à trois pouces et demi de long, lorsque son diamètre n’était que de deux lignes en travers et de deux lignes et demie en hauteur. Dans cet âge moyen, les sillons sont quelquefois si profonds, que le Bélemnite semble composé de deux cylindres collés l’un sur l’autre; dans l’âge parfait, les sillons se garnissent de matière sans en être remplis, et le corps de Ja pierre devient cylindrique : dans ses deux âges, moyen et parfait, l'endroit de la cavité est toujours rond et cylindrique ; mais j'ignore si l'extrémité ne change pas de forme ; je serais porté à croire que, comme les deux suivants, 1l est à peu près fusiforme, c’est-à-dire plus mince et plus petit vers l'endroit de la cavité que vers le milieu et le bout. Cette espèce a encore ceci de particulier qu'elle n'offre que rarement et bien faiblement, à l'intérieur, la cristallisation en stries rayonnantes des autres, et que sa fracture ne présente pas le creux bien prononcé de celles qui sont fortement striées du centre à la circonférence. Elle est néanmoins sujette, comme les autres, aux diverses picotures des animaux parasites. Aux environs de la ville de Die (Drôme). » F. B.
N° 67. BELEMNITES CLAVA. Faure-Biguet.
Belemnites clava, Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 48, n° 11. « Très-allongé, augmentant de la base à la pointe : sans sil-
lons. Cavité très-courte ; gouttière très-longue. Diamètre, 8 lignes, vers le milieu; longueur présumée, 6 à 7 pouces. Ainsi que le précédent, ce Bélemnite-ci ne m'a fourni.que des tronçons ; mais j en ai beaucoup, et J'ai facilement pu juger par eux des dimensions et des caractères que Je lui attribue: ils me montrent évidemment que la gouttière est toujours plus large que dans les autres espèces, et qu'elle est prolongée jusques à la base de la pointe ; que le fossile devait être très-allongé relativement à sa grosseur ; que, dans son jeune et moyen âge, le diamètre est plus large que haut, tandis que, dans l’âge parfait, il devient à peu près égal et cylindrique ; qu'il à toujours été, dans tous les âges, deux fois plus gros vers le bout que vers la base, ce qui constitue, dans cette espèce-ci, la forme constante de massue que la plupart des autres ne prennent qu'accidentellement ou dans leur jeune âge; enfin, que sa cavité, quoique faite en cône allongé, est néanmoins très-courte, relativement à la longueur de la pierre. Sa couleur est noire ou noirâtre, À Commane, près de la ville de Die. » F. B.
N° 68. BELEMNITES INDEX, Faure-Biguet.
Belemnites Index, Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 50, n° 12, «Fusiforme, àpointeallongée, sans sillons.Cavité très-courte; gouttière longue et large. Diamètre de la base 4, du milieu, 7 lig. Long. présumée 5 £ à 6 pouces. Les divers échantillons de cette espèce que j'ai et que j'ai eus sous les yeux, ont été recueillis en des endroits différents très-éloignés les uns des autres; aucun ñe conservait la moindre portion de sa cavité; le plus grand, dont je donne les dimensions, a cependant encore ; tout tronqué qu'il est, plus de quatre pouces de longueur, ce qui me fait juger que la cavité doit être fort courte ; ils ont tous la pointe allongée en pyramide, ce qui, joint au retrécissement de leur base, présente constamment, dans cette espèce, la forme d'un fuseau. Les stries rayonnan= tes sont fines. La couleur interne est grisètre, A Valdrome et ailleurs.» F. B.
N° 69. BELEMNITES DACTYLUS, Faure-Biguet,
Belemnites Dactylus, Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 51, n° 43, pl f. 6. Idem, d’Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, f. 19. . Idem, d'Orb., 1846, Paléont. étrang., pl. 37, f. 19.
« Cylindrique, sillons plus longs que la cavité. Cavité longue, gouttière large, aussi longue que les sillons. Diam. 6 lig., long. 2 ! pouces environ. Ses sillons étroits, profonds et bien marqués, distinguent singulièrement cette espèce. J'en possède un exemplaire dont la pointe se courbe en bas, de la longueur d'environ deux lignes. Sa couleur est très-noire. Aux environs de Die. » F. B.
N° 70. BELEMNITES DIGITUS, Faure-Biguet.
Belemnites digitus, Faure-Biguet, 1819, Bélemnites, p. 51, n° 14.
Idem , d'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, f. 20-22. Idem, d’Orb., Palécnt. étrang., pl. 37, f, 20-22,
« Cylindrique, transparent, sans sillons. Cavité moyenne, gouttière un peu plus longue que la cavité. Diam. 4 + à 5 Llig., long. 3, 3 5 à 4 pouces. Les jeunes individus ont tous deux pointes plus ou moins apparentes, et sont presque tous fusiformes ; les moyens sont tantôt cylindriques, tantôt fusiformes, et tantôt un peu en massue, avec une cavité très-courle, souvent imparfaite, et dont les bords sont plissés comme ayant été rejoints et resserrés à une époque où ils étaient encore flexibles; les vieux sont le plus souvent cylindriques à pointe effilée; mais quelquelois la pointe est courte et même obtuse, et quelquefois ils ont la base un peu étranglée ou l'extrémité un peu renflée. La longueur de la gouttière suit l'accroissement de la pierre qui s’allonge principalement par les bords de Ia cavité; elle est très-courte dans le bas-âge, occupant à peine la huitième partie de la longueur du fossile, tandis que, dans l’état parfait, elle en occupe quelquefois les deux tiers, parce qu'elle est toujours un peu plus longue que la cavité qui, comme je viens de le dire, s’allonge plas que le massif de la pierre. Il se trouve par tout le royaume et dans beaucoup d'endroits du département de la Drôme, notamment au pont de Barret, arrondissement de Montélimart, où, dans un très-petit espace,
jen ai collecté une grande quantité de tous les âges. » F. B.
L'auteur confond, sous ce nom, trois espèces, entre autres le B. clavatus qu'on peut reconnaître dans la fig. 7, B.
N° 71. BELEMNITES DIGITULUS, Faure-Biguet.
Belemnites Digitulus, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 53, n° 45.
« Cylindrique, sans sillons. Cavité longue, gouttière trèslongue. Diam. 3 à 4, long. 21 à 24 lignes. Dans l’âge moyen, il est cylindrique dans toute sa longueur, avec une cavité bien formée et une pointe efflée; ensuite, lorsqu'il est vieux, la matière se porte au-delà de la cavité, ce qui le rend ou fusiforme ou en massue : mais, dans l’un et l’autre cas, la longueur de la gouttière qui se prolonge jusque vers la naissance de la pointe, et même au delà, le fera aisément reconnaître. IL est très noir. Aux environs de Die.» F.B.
N° 72. BELEMNITES STRIATUS, Faure-Biguet.
Belemnites striatus, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 53, n° 16.
« Eylindrique, sillons doubles, fins et superficiels, prolongés jusque sur la pointe. Cavité...…....; gouttière nulle. Diam. moyen 3 À lig., long. présum. 2 + pouces. J'ai divers fragmens de cette espèce, dont l’un porte une portion de la cavité, et tous ensemble me démontrent qu'elle est distincte, mais ne me permettent pas de la caractériser d’une manière satisfaisante. Les sillons que je lui attribue sont formés chacun par deux stries fines et très-rapprochées; et, selon les analogies, ils ne seraient pas aussi régulièrement conformes qu'ils le sont, si l'un était une gouttière et l'autre une rainure , s'1ls avaient été placés, l’un dessus, l’autre dessous. Le fragment que j'ai de l'extrémité est en massue grossissant insensiblement jusqu à la pointe, qui est très-courte; mais il pourrait être jeune, et cette forme n'être qu'une variété. Aux environs de Die. » F. B.
N° 73. BELEMNITES DENS, Faure-Biguet.
Belemnites dens, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 55, n° 17.
« Conique, sans sillons. Cavité longue, sans gouttière. Diam. 3, long. 9 lignes. Quoique bien petit, ce Bélemnite me semble parfait, parce que sa cavité forme plus de la moitié de sa lon-
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gueur. Îl est noir-opaque. Dans les carrières de Couzon , près Lyon. Obs. L'on peut soupconner qu'il en existe de parfaits qui sont encore plus petits, tels que ceux que Bourguet a fait graver sous les n°° 280 et 282 de sa planche 56 du traité des pétrifications.» F. B.
N° 74. BELEMNITES FULMEN, Faure-Biguet.
Belemnites Fulmen, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 55, n° 18.
« Conique; pointe latéralement comprimée. Cavité trèslongue ; gouttière grande et très-longue. Diam. 7 ?, long. présum. #4 à 4 5 pouces. L'extrémité est toujours plus ou moins comprimée par côté, de manière à présenter un ovale dans sa fracture. Couleur noire. À demi-lieue au sud de la ville de Die, sur les côteaux schisto-argileux du quartier appelé Osson.» F. B.
N° 75. BELEMNITES TONITRUUM, Faure-Biguet.
Belemnites Tonitruum, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 56, n° 19.
« Conique très-allongé; sans sillons. Cavité longue ; sans gouttière. Diam. 5 lign., long. présum. 2 pouces 9 lignes à 3 pouces. Sa cavité dépasse le milieu de sa longueur. Ses proportions effilées et sa couleur grisätre le distinguent du Bélemnite dent. Aux environs de Lyon. » F.B.
N° 76. BELEMNITES JACULUM, Faure-Biguet.
Belemnites Jaculum, Faure-Biguet, 1819, Bélemn., p. 56, n° 20.
« Conique, plus ou moins effilé; deux sillons plus ou moins apparents, vers la pointe seulement, et un peu en dessous. Cavité courte; sans gouttière. Diam. 4, 6 ou 8 lig. ; long. 34 à 4 pouces. Cette espèce varie beaucoup dans ses proportions, étant quelquefois plus allongée avec un moindre diamètre : elle n est pas toujours bien ronde, et sa-fracture offre, alors, un circuit légèrement aplati sur quatre côtés; les petits et très-courts sillons de la pointe forment son caractère spécial, c'est dommage qu'ils varient aussi : ils existent toujours, mais 1ls sont quelquefois si peu apparents, qu'il faut, pour les découvrir, les chercher au grand jour et dans certains sens. Sa couleur est une vraie couleur de corne de bœuf. On le trouve en divers endroits des environs de Lyon, surtout au mont Cindre. » F. B.
N° 77. BELEMNITES SULCULATUS, Risso.
Belemnites sulculatus, Risso, 1826, Hist, nat., Eur. mérid., t. IV, Mollusq., p. 14. n° 31. :
« B. testa elongato-conica, sulcis longitudinalibus sculpta. Coq. allongée, conique, sculptée par des sillons longitudinaux. Long. 0,050. Séj. Calcaire marneux, Alpes maritimes, » R.
N° 78. BELEMNITES DACTYLUS, Risso.
Belemnites, Dactylus, Risso, 1826, Hist, nat., Eur, mérid., t. IV, Mollusq., p. 14, n° 32.
« 13. testa dactyhiformis, glabra, posticè gradatim acuminala. Coq. dactyliforme, lisse, graduellement acuminée vers sa partie postérieure. Long. 0,070. Séj. Marne chloritée, Montalban. » R.
N° 79. BELEMNITES TUBULOSUS, Risso.
Belemnites Tubulosus, Risso, 1826, Hist. nat., Eur. mérid., t. IV, Mollusq., p. 14, n° 33.
«B. esta glabra, elongata, anticè angusta, medium versum paululum crassior, versus apicem abrupte acuminata. Coq. lisse, allongée, étroite sur le devant, un peu épaisse vers le milieu, brusquement acuminée près du sommet. Long. 0,055. Sé]. Grès chlorité, Roccatagliada. » R.
N° 80. BELEMNITES META, Blainv. PI. 77, fig. 8, 9. B. meta, Blainv., 1827, Bélemn., p. 87, pl. 8, f. 3.
Idem, d’Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, fig. 8, 9. Idem, d’'Orb., 1846, Paléont. étrang., pl. 37,f. 8, 9.
Cette espèce, donnée dans les planches par M. de Blainville, comme une variété du B. brevis, et dans le texte, comme une espèce douteuse, pourrait bien être un cas pathologique peu caractérisé.
N° 81. BELEMNITES ANOMALUS, Phillips.
B. anomalus, Phillips, Yorkshire, p. 166.
Espèce du Kelloway-Rock du Yorkshire, seulement indiquée par l'auteur.
N° 82. BELEMNITES TORNATILIS, Phillips.
B. tornatilis, Phillips, 1829, Yorkshire, p. 166.
Espèce citée seulement comme étant du Kelloway-Rock du
Yorkshire, mais non décrite par l'auteur.
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N° 83. BELEMNITES CYLINDRIFORMIS, Parkinson.
Belemnites cylindriformis, Parkinson , 1811, Org. rem,, t, III, p. 127, pl. 8, 2, 10, Li.
Idem, d'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, f. 4, … Espèce qui n'est pas assez caractérisée pour qu’on puisse la reconnaître.
N° 84. BELEMNITES SUBUNGULATUS, Hartmann.
B. subungulatus, Hartmann, 1830, Zieten Wurt., p. 33, t. XXV, f, 2. Idem, d'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, fig. 2-6. Idem, d'Orb., 1846, Paléont. étrang., pl. 37, f, 2-6.
Du schiste du lias d'Heiningen. Hart.
Cette espèce est évidemment une monstruosité déterminée par un cas pathologique. En attendant qu’on la rapporte à
une espèce normale, elle doit être exclue des bonnes nomenclatures.
N° 85. BELEMNITES ACICULA. Munster.
B. acicula, Munster, 1830, Bemerkungen zur Nahern Ken. des Belem., p. 8, MIE 4
B. acicula, Keferst,, 1834, De nat., p. 424, n° 3, Idem, d’Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, f, 7. Idem, d'Orb., 1846, Paléont. étrang., pl. 37, fig. 7.
Individu jeune peut-être du B. Puzosianus.
N° 86. BELEMNITES PREVOSTII, Deshayes.
Belemnites Prevosti, Desh., 1830, Encycl. méth. Vert., t. IT, p. 130, n° 16.
« BP. testé elongato-conicä, angustà, subclavatà, lœvigatà, apice acuto multistriato, striis tenuissimis, profundis. Nous dédions cette espèce remarquable à notre ami M. C. Prévost, géologue distingué. Le sommet de cette coquille la rend vraiment remarquable; aucune autre des espèces que nous connaissons, soit en nature, soit par les descriptions, ne présente rien de semblable. Il est strié dans toute sa circonférence ; les stries sont fines, nombreuses, longitudinales, d'autant plus profondes qu'elles s'approchent davantage du sommet, et tellement profondes, quand elles sont parvenues à son extrémité, qu'elles le divisent dans toute son épaisseur : ces stries, qui sont au nombre de vingt, n'arrivent pas toutes à l'extrémité; six principales y parviennent, et le partagent en six lobes égaux et sy-
métriques. La base est un peu dilatée, l'ouverture arrondie et la cavité petite; au-dessus de la base, le diamètre diminue légèrement, et ilaugmente ensuite peu à peu jusqu'au tiers postérieur. Toute la coquille est grêle, cylindracée, complétement lisse hors le sommet. Elle a 55 millimètres de longueur sur 5 seulement de diamètre à la base. Nous ignorons d'où elle vient, » Desh.
Cette espèce pourrait bien être la même que le B. vrregularis, la seule qui soit allongée et qui ait l'extrémité striée.
Espèces apocryphes,
BELEMNITES OBTUSUS, Blainville.
Belemnites obtusus, Blainville, 1827, Bélemn., p. 101, n° 42, pl. 3, f. 14. Idem, d’'Orb., 1846, Paléont. univ., pl. 77, f, 10, 11.
Idem, d'Orb., 1846, Paléont, étrang., pl. 37, fig. 10, 11 (fig. dénaturée.)
Cette espèce a été introduite dans la science par suite d’une singulière préoccupation de M. de Blainville. En voyant la figure 2 de la tab. 9 de Klein, d'où elle a été copiée par Knorr, on s'aperçoit facilement que c'est un tronçon coupé longitudinalement et tronqué tranversalement. Dans le dessin qu’en a fait faire M. de Blainville. (Bélemnites, pl. 3, fig. 44); d'après
Knorr, suppl., t. IV, £. 2, figure copiée et dénaturée, le peintre
a fait disparaître la troncature supérieure, et en à fait une partie arrondie. C'est sur cette figure fautive, reproduite dans le Dictionnaire des sciences naturelles, que M. de Blainville aura fait sa description, car il se serait aperçu sans doute s'il avait vu la figure originale que, loin d’être une Bélemnite entière, ce n'en est qu'un tronçon.
BELEMNITES BIFORATUS, Schloth.
Knorr, Monuments, t. IT, section 2, p. 242, pl. 1*, fig. 7.
Paclites biforatus, Montfort, 1808, Conchyl, syst., p. 318, genre 80.
Belemnites biforatus, Schlotheim, 1813, Min. Tasch., vol. VII, p. 70. Espèce créée par Montfort, sur une mauvaise figure de
Knorr, dénaturée.
BELEMNITES UNGULATUS, Schloth.
Knorr. Monum., t. III, IV, sup., tab. 1v, f. 8, 9, p. 146.
Thalamus polymitus, Montfort, 1808, Conch. syst., p. 323,
Belemnites ungulatus, Schl., 1820, Petrif., p. 50, n° 9.