SCÈNE V
JULIE, GEORGES, apparaissaut.
GEORGES
Il n’y a pas de réponse! Vous êtes bien cruelle, madame!
JULIE
Comment, monsieur, vous étiez là.
GEORGES, s’agenouillant.
Oui, madame, et je ne me relèverai que lorsque vos lèvres auront laissé tomber le mot qui doit décider de ma vie.
JULIE, lui tendant la main.
Eh bien! monsieur, relevez-vous... ce soir... j’irai chez madame de Breuil.
GEORGES, se levant.
De l’espoir? Que vous êtes bonne.
JULIE, à elle-même.
Allons, maintenant c’est le cas de fermer sa fenêtre aux abonnés.
Abonnés ? Est-ce d’un journal, d’une revue que vous parlez.
JULIE
Non ! abonné, c’est le nom que je me plaisais à vous donner en vous voyant passer chaque jour...
GEORGES
Vous me voyiez donc?
JULIE
Régulièrement, à la même heure, et cherchant à lire ce qu’il se passait derrière ces rideaux.
GEORGES
Julie, je vous aime! Et maintenant vous m’appellerez?
JULIE
Georges, mon rédacteur en chef !