SCÈNE XX
SAVOURNIN . seul.
Bon! il n'est pas mort!... Et maintenant si quelqu'un entre ici , je consens à perdre mon nom... Je n’ouvre plus plus à personne... je me barricade... je me forlilic... je me retranche...
Il place une table contre 1» porte ilu fond et y entasse des t'hais**.
Air : J'ai vule Parnasse des dames.
Que sous l*s assauts Je la foule La maison s'ébranle à présent ;
Quelle brille, quelle s’écroule Dans uu cataclysme effrayant 1 Moi, je veux sans changer de face Me montrer à mes ennemis,
Ainsi que le juste d’Horace ,
Les bras croisés, sur les débris !
.Vuiicjunt arec fureur sur son fauteuil, au milieu du théâtre.
Un attendant, je suis décidé à me laisser périr de vieillesse sur ce fauteuil ! Je ne me lève pluspas même pour répondre au v ctigcnces de la société... Je ne mange plus... je ne bois plus... je n'écris plus... je ne... me fais plus la barbe... Je veu* dormir., toujours dormir. (Fermant le»
yeux avec fureur.) Je dors... ( On frappe à la porte du fond. ) Hein ! encore ! (Criant.) Ce n’est pas ici... La poric à gauche!
maton, en dehors.
Monsieur Savournin...
savourmx , criant.
11 est à la campagne.
BlGiUD, en dehors.
Ouvrez...
SAVOURX1X.
Je vous dis que je n’y suis pas... Commencez voire siège... je ne bouge pas du mien!...
Il referme les yeui.
rig.vud, en dehors.
Mais ouvrez donc !
THÉRÈSE, en dehors.
Non, laissez-moi... je ne veut pas...
savournin . sa levant.
Thérèse !... Grand Dieu! c’est Thérèse... Je l’avais oubliée! (Il renverse la table et les chaises qui obstruent la porte. On entend Thérèse et lligaud parler vivement en dehors, jusqu au moment de leur entrée.) Thérèse... aUcndsî... attends!... J'y suis, pour toi!
Il ouvre la porte.