‹ Mon ami Teddy; comédie en trois actesChapitre 116 sur 150 · ACTE ni, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE II

tranquille, je ne suis pas monté; j'ai su par votre concierge que M. Didier-Morel était rentré seul de Trouville...

MADELEINE

Naturellement, après ce qui s'était passé...

BERTIN

Oui, naturellement... mais, enfin, on ne sait jamais... il y a des choses comme ça qui ont l'air très graves, et puis... ça s'arrange...

MADELEINE

Pas avec moi...

BERTIN

C'est bien ce que je pensais... j'en étais sûr... Alors, j*ai eu l'idée que je vous trouverais chez M. Verdier...

MADELEINE

Pourquoi n'êtes-vous pas venu hier?

BERTIN

Hier?... Mais j'étais à Trouville!... j'avais ce déjeuner...

MADELEINE

Quel déjeuner?

BERTIN

Comment, vous ne savez pas?... Les Marquessi donnaient un déjeuner en l'honneur du grand-duc Ferdinand; je ne pouvais pas me dégager à la dernière minute... Vous comprenez?...

MADELEINE

Oui, oui, je comprends.

BERTIN

Ça c'est très bien passé. Le grand-duc a été charmant, et sa femme est une de ces Italiennes éclatantes...

MADELEINE

Pardon, cher ami... mais je ne suppose pas que vous êtes venu ici pour me parler de la grande-duchesse...

BERTIN

En effet, à quoi est-ce que je pense? Nous avons à causer de choses tellement plus importantes...

MADELEINE

Allez, je vous écoute...

BERTIN

Eh bien, mais c'est très simple... Vous m'avez

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