‹ Mon ami Teddy; comédie en trois actesChapitre 118 sur 150 · ACTE ni, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE II

MADELEINE

Vous craignez quelque résistance?

BERTIN

Dame, vous savez, maman a des principes... des principes très larges... C'est une excellente femme... mais, enfin, elle n'est pas pour le divorce...

MADELEINE

Mon père non plus...

BERTIN, avec espoir.

Ah! M. Verdier non plus... mais, alors, de ce côté-là aussi...

Oh! de ce côté-là, rien à craindre... J'ai parlé à mon père, et il sait que je suis décidée... Mais, puisque madame votre mère repart ce soir, je tiendrais beaucoup à ce qu'avant son départ...

BERTIN

Vraiment, si vite!... Vous êtes pressée?

MADELEINE

Oui, très pressée... D'ailleurs, Berrin, je vous le répète, rien ne serait plus simple que d'en rester là tous les deux...

BERTIN

Vous n'y pensez pas? Qu'est-ce qu'on dirait?

MADELEINE

La chose ne s'est pas ébruitée.

BERTIN

Elle s'ébruitera, soyez tranquille ! Il serait sans exemple qu'une histoire comme la nôtre ne fût pas connue très vite de tout le monde; je suis sûr qu'on en parle déjà, et, dans ces conditions, non seulement pour vous, mais pour moi-même, je tiens beaucoup à ce mariage.

MADELEINE

Alors, voyez tout de suite madame votre mère.

BERTIN

Vous y tenez... Soit... je vais y aller.

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