‹ Mon ami Teddy; comédie en trois actesChapitre 133 sur 150 · ACTE m, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE X

VERDIER

Quoi?

d'allonne.

Oui, comme futur gendre.

TEDDY

Je vous demande pardon, monsieur Verdier.

VERDIER

Il n'y a pas de quoi... Je suis enchanté que vous soyez là, et je tiens à le dire bien haut... Jamais je ne laisserai faire ce mariage... Jamais... jamais... Ma fille divorcera si elle veut... bien que je la désapprouve absolument. . . mais elle n'épousera pas ce freluquet!

d'allonne.

Vous voyez... je ne le lui fais pas dire.

VERDIER

Je m'y opposerai de toutes mes forces, j'userai de toute mon autorité... je lui ordonnerai... je lui défendrai...

d'allonne.

Bravo, mon oncle !

2f4 MON AMI TEDDY

VERDIER

Maintenant, elle ne m'écoute jamais !. . . Elle ne voudra peut-être pas.

Ah! bien, mon oncle, si vous en êtes là!...

VERDIER

C'est que je la connais! Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi entêté : à trois ans, monsieur Kimberley, à trois ans, quand elle avait une idée, on ne l'en faisait pas démordre.

d'allonne.

A qui le dites-vous?... J'ai été son enfant martyr.

VERDIER

Enfin, tu es de mon avis, toi, sur Bertin?

d'allonne. ^ Je suis plus que de votre avis, il me dégoûte, moi, ce type-là !

VERDIER

Et vous, monsieur Kimberley?

TEDDY

Oh! moi, monsieur Verdier, je n'ai rien à dire.

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