ACTE III, SCÈNE XI 26f
nière!... Je sais tout ce que je voulais savoir...
(Toujours souriant, mais plus ferme.) Et maintenant, mon-
sieur Bertin, voulez-vous me permettre de vous adresser une petite prière...
BERTIN
Je vous en prie...
TEDDY
Vous seriez si aimable de me donner votre place.
BERTIN, ahuri sur son fauteuil.
Encore! C'est une manie!
TEDDY
Oh! pas dans le fauteuil... Non... auprès de M°"'Didier-Morel...
BERTIN
Je ne comprends pas.
TEDDY
Oui, pour l'épouser.
BERTIN
Ah! cette fois-ci, monsieur, je crois que vous allez vraiment un peu loin.
TEDDY
Vous allez comprendre.
BERTIN
Je ne crois pas...
TEDDY
Mais si... Voilà... J'ai pour M""" Didier-Morel une grande amitié, une très grande amitié.
BERTIN
Je n'en doute pas.
TEDDY
Et, à la façon dont vous m'avez parlé tout à l'heure de vos fiançailles, de votre mariage à la boutonnière, je crains un peu que vous ne soyez pas l'homme qu'il faudrait à une femme comme celle-là,
BERTIN
Et vous estimez, vous, que vous êtes cet homme?
TEDDY
Voilà... Vous m'avez très bien compris.
BERTIN
Ecoutez, monsieur Kimberley, laissez-moi