ACTE m, SCENE XI
BERTIN
Quoi?
TEDDY
Oui, tout de suite.
Oh! Monsieur, à la fin... (il lève la main sur Teddjr qui lui prend la main et l'immobilise.)
TEDDY
Baissez votre main, là... celle-là aussi.
BERTIN
Considérez- vous tout de même...
TEDDY
Non, monsieur Bertin, je ne considérerai rien du tout... Je ne me battrai pas avec vous... Je suis sûr que vous êtes très brave et que vous tirez très bien l'épée... moi aussi d'ailleurs, mais ça ne prouve rien... Il est tout à fait inutile de compromettre encore plus M'"'' Didier-Morel... Seulement, je vous prie de vous en aller, vous entendez... je vous prie... ou sinon... je suis plus fort que vous, monsieur Bertin, beaucoup plus fort, et je n'hésiterai pas, si vous restez une minute de plus... je vais abîmer votre jolie
figure... Et vous serez forcé de sortir tout de même.
BERTIN, menaçant.
Écoutez, monsieur!... Non... je ne me colletterai pas avec vous chez une femme... Ça ne se fait pas beaucoup en France... Et, d'ailleurs, c'est trop amusant... vous croyez me mettre à la porte?
TEDDY
Oui, je crois.
Eh bien, vous vous trompez... Ce n'est pas moi que vous mettez à la porte.
TEDDY
Et qui donc?
BERTIN
Vous-même, monsieur... Vous voudrez bien raconter à M™® Didier-Morel le détail de notre entrevue... je lui laisse le soin à elle-même.
TEDDY
Vous savez qu'il est quatre heures cinq... Vous êtes déjà en retard de cinq minutes.
BERTIN
A bientôt, monsieur Kimberley.