ACTE I, SCÈNE X f
MATHILDE, avec le sourire.
Et même divorcée, madame.
MADELEINE, présenum.
Monsieur Bertin, secrétaire d'ambassade.
BERTIN, très correct.
Je suis heureux, madame la présidente, d'avoir l'honneur de vous être présenté.
MADAME ROU CHER, froide.
Monsieur...
MADELEINE
Comment! Vous avez déjà remis vos chapeaux! Et Francine aussi?
FRANGINE
Oui. Juliette nous emmène au polo. Nous prenons le thé très vite, et nous filons.
MATHILDE, à M- Roucher.
Combien de morceaux de sucre, madame?
MADAME ROUCHER
Oh! non, pas de thé.
Il m'avait semblé que, tout à l'heure...
MADAME ROUCHER
Ce que j'appelle le thé, c'est quelques sandwichs avec du porto... Allons, mesdemoiselles, laissez-moi cette tisane anglaise et prenez aussi du porto.
BERTIN, aimable.
Ce vin bien français.
MADAME ROUCHER, à Didier-Morel.
Ce qu'il m'agace, celui-là!... D'ailleurs, c'est bien simple. Quand j'étais à la présidence, ces diplomates, avec leur sourire et leur distinction, m'ont toujours horripilée... Est-ce curieux? J'ai toujours été intimidée par les ambassadeurs, moi qui étais si à l'aise avec les souverains!
DIDIER-MOREL
Vous êtes une femme supérieure.