ACTE I, SCÈNE XII Jl
Notre illustre amie, la veuve de l'ancien Président de la République.
TEDDY
La grande Présidente. Je suis très honoré, (ii s'incline.) Nous admirons beaucoup, en Amérique, madame, que vous ayez été Présidente si jeune.
MADELEINE, bas à d'AUonne.
Oui, mais le Président était si vieux.
TEDDY
Et nous avons beaucoup regretté pour la France le malheur inattendu...
MADAME ROUCHER
La mort de ce pauvre président... Ah! monsieur, ne m'en parlez pas! Elle a été si brusque, en effet! Nous avions encore dix-huit mois à faire... Ç*a été pour nous un coup terrible.
MADELEINE, bas à d'AUonne.
Surtout pour lui!
DIDIER-MOREL
Bien qu'elle ne soit plus à l'Elysée, M""" Rou-
cher est restée la véritable présidente... Ses moindres paroles ont une autorité souveraine, et les plus grands s'honorent de la consulter.
TEDDY
Je vous félicite, madame.
MADAME ROUCHER, à Didier-Morel.
Vous exagérez, mon cher député. Ce qu'il y a de certain, c'est que, si j'ai encore quelque influence, vous savez ce que je pense de vous et à quoi je pense pour vous. (A Teddy.) Il nous faudrait beaucoup d'hommes, monsieur, qui aient la haute valeur de M. Didier-Morel, son activité, son intelligence, son dévouement à la chose publique.
TEDDY
Je vous félicite, monsieur.
d'aLLONNE, à Madeleine.
Non, ce qu'elle lui en jette!
MADELEINE, quittant le groupe.
Elle le rend ridicule.
TEDDY
Et je suis tout à fait ravi, madame, de la