‹ Mon ami Teddy; comédie en trois actesChapitre 67 sur 150 · ACTE H, SCENE II I · texte numérisé non relu

ACTE H, SCENE II I

TEDDY

Ohl si, si, une très grande affaire. Je ne peux absolument pas quitter la France... Je vous raconterai plus tard.

MADELEINE

Bien... bien... quand vous voudrez... (Très gentiment.) Au revoir, Teddy !

TEDDY

Voulez-vous que je vous accompagne?

Non, non, merci... je ne resterai pas longtemps... j'ai trouvé un coin à moi, pas loin d'ici, où j'ai la mer pour moi toute seule. Il y a une vieille carcasse de bateau ...je m'assois là dedans ; je suis à l'ombre... Je vois l'eau, le ciel... je ne vois plus Deauville.

TEDDY

J'aime beaucoup que vous n'aimiez pas Deauville.

MADELEINE, ironique et affectueuse.

Vous êtes un rêveur, Teddy! C'est mauvais, ça.

(Elle l'approche de d'AlIonne pour lui dire au revoir.)

d'allonne.

Ah! dis donc, Madeleine! j'ai une lettre de Bertin.

MADELEINE, émue, avec un sursaut.

Ah!

d'allonne.

Le pauvre type! Il la trouve un peu chaude... Madrid en plein mois d'août! Tu ne t'es vraiment pas donné beaucoup de mal pour le faire rester à Paris.

madeleine.

Il avait besoin de changer d'air.

Faut-il lui écrire ça de ta part?

Ah! François, je t'en prie, tiens-toi tranquille.

d'allonne.

Qu'est-ce qui te prend?

madeleine.

Rien du tout. Tu m'agaces!... Ne t'occupe donc pas des affaires de Bertin, ni des miennes.

(En sortant, avec un gentil geste de la main.) Au reVOir,

Teddy!

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