ACTE II, SCENE III
TEDDY
Je n'ai pas remarqué.
Oh! vous, parbleu! vous ne voyez rien...
TEDDY, malicieux.
Vous croyez, François?
d'allonne.
Pourvu que Madeleine soit gentille avec vous!... Mais je la connais, moi! Et je commence à être inquiet... Je vous assure, Teddy, ça va très mal.
teddy, souriant.
Oui, ça va très mal.
d'allonne.
Très, très mal,
teddy, de plus en plus souriant.
Oui, très, très mal.
d'allonne.
Vous dites ça avec un air ravi.
TEDDY
Je suis très content, ça va très bien.
D ALLONNE.
Qu'est-ce qui va très bien?
TEDDY
Mon mariage avec votre cousine.
Encore! Ah! non! Teddy, c'est une blague! vous ne parlez pas sérieusement!
TEDDY
Très sérieusement.
d'allonne.
Ah! non, mon vieux! J'avoue que le premier jour, avec votre air décidé, vous m'aviez fichu un peu le trac, — on ne sait jamais avec vous autres, Américains! — mais je vous ai observé avec Madeleine, et j'ai été tout de suite rassuré.
teddy.
Pourquoi?
d'allonne.
Parce que vous avez toujours eu avec elle une attitude très nette, très franchement amicale.
TEDDY
Naturellement!