ACTE II, SCENE III I3I
remarqué, à Paris, beaucoup de choses... Et encore, à Paris, ils étaient gênés.
d'allonne.
Qui?
TEDDY
Votre cousin et M""* Roucher... Ici, à la campagne, ils sont tout le temps ensemble, et, vous voyez, déjà votre cousine est nerveuse.
d'allonne.
Ecoutez, Teddy : vous êtes effrayant!
TEDDY
Qu'est-ce que je fais, François?... Je ne fais rien, je regarde. Je suis une bonne maîtresse de maison : j'ai invité ensemble, à la campagne, deux personnes qu'on invite toujours ensemble à Paris.
Ah!... vous espérez une catastrophe.
TEDDY
Non, j'espère le bonheur de tout le monde! Je veux faire le bonheur de tout le monde.
d'allonne.
Enfin, vous ne supposez tout de même pas que Didier-Morel et M""' Roucher...
TEDDY
Je ne suppose rien, François, je regarde.
d'allonne. -
Mais Didier-Morel et M""^ Roucher, ce n'est pas un homme et une femme !
TEDDY
Qu'est-ce que c'est donc?
d'allonne.
C'est un groupe parlementaire!... Ah! la! la! Je connais mon bonhomme, il ne se sert d'elle que pour sa situation.
TEDDY
Oui, mais il y a aussi M""' Roucher, et, quand une femme fait quelque chose pour un homme, vous pouvez être sûr qu'elle a envie que cet homme fasse aussi quelque chose pour elle... Ça va très bien, François, ça va très bien.
Acre! Acre! les tourtereaux.
ACTEIIjSCENElV I]^