ACTE II, SCÈNE IV I^f
d'allonne.
De vieilles pendules.
TEDDY
Parfait! Je vais donner des ordres pour les autos...
(Teddy sonne.)
MADAME ROU CHER, riant, à Teddy.
On va en auto ouverte, n'est-ce pas?
DIDIER-MOREL, empressé.
Oh! oui, mais, avec le soleil, vous prendrez une ombrelle, je vous en prie, une ombrelle... D'ailleurs, je vous l'apporterai moi-même. (Le domestique paraît avec Corbett. Le domestique cause avec Teddy, accompagné de d'Allonne. Un instant après, le domestique vient insuUer du porto sur une petite table.) Ce bfave Teddv!
C'est à lui que nous devons de goûter une intimité tellement exquise! Cette vie commune de tous les instants rapproche si bien les intelligences qui sont faites pour se comprendre... A Paris, on ne se connaît pas...
MADAME ROUCHER
On ne soupçonne pas la sensibilité profonde
des gens. Ainsi, vous! je ne vous avais jamais vu qu'en redingote, préoccupé, nerveux... Ici, vous êtes dispos, léger, souriant : vous êtes en veston, et vous avez une cravate qui vous sied à ravir.
DIDIER-MOREL
Nous l'avons choisie ensemble.
MADAME ROUCHER
Rue de Paris... Ah! cette vie dans la nature, loin de tout!
DIDIER-MOREL
Loin de la politique.
MADAME ROUCHER
Ah!
TEDDY, à d'AlIonne.
Regardez, François : ils n'ont pas l'air heureux, ces deux-là?
MADAME ROUCHER, saisie d'une idée brusque.
A propos, avez-vous pensé à féliciter le ministre du Travail pour le mariage de son fils?
DIDIER-MOREL
J'avoue que je n'ai pas osé. Un fils naturel! C'est si délicat!