ACTE II, SCENE V I4I
plus bête... iMais je ne peux pas dire à vous, le
cousin.
d'allonne.
Ah! non, assez de bateaux! Vous commencez à m'ennuyer avec votre « cousin ».
TEDDY
Ils sont sortis dans le jardin, au clair de la lune, quand tout le monde a été couché.
d'allonne.
Ah! les gourdes!... Je commence à croire que c'est sérieux. Ils finiront par se faire pincer par Madeleine... Mais je suis un idiot de marcher! Ce n'est pas possible!
TEDDY
Je dis : je prouve... Venez avec moi. (ii sonne.)
Je vais prouver tout de suite. (Au domestique qui
entre.) Donnez mon chapeau gris... Appelez M. Corbett.
(Le domestique sort.)
d'allonne.
Ah! mon vieux, si je les trouve sous la tonnelle!...
François, je ne vous emmène pas... (Au dômes-
tique qui revient avec le chapeau gris.) Emportez le chs.-
peau.
D ALLO N NE, le coiffant de force.
Teddy, je vous en prie... gardez le chapeau... On y va.
TEDDY
Alors, VOUS promettez... vous passez avec moi sur la route... vous ne dites pas : « Ah! quel heureux hasard! » Vous ne regardez même pas.
d'allonne.
Quoi?
teddy.
Vous voyez seulement... C'est promis?
d'allonne.
Juré.
teddy, à Corbett qui vient d'entrer.
Les deux grosses voitures pour midi, n'est-ce pas?... Passez, François! Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ça va être une bonne journée!
(Très gai, avec éclat, dans la sortie.) Good by, Corbett!