SCÈNE XVIII
Les Mêmes, LE NOTAIRE*.
LE NOTAIRE. .Monsieur, voici votre contrat qui est...
POULOT. A refaire, j’aichangé d’opinion, eu égard à la personne que j’épouse.
LE NOTAIRE. Parlez-vous sérieusement?
BOULOT. Est -ce que j'ai l’air d’un homme qui veut rire ?
LE NOTAIRE. Je ne dis pas cela.
BOULOT. Eh bien, alors, ( Amenant le notaire sur le devant du théâtre, près de ta tab le sur laquelle on écrivait d la seine première.) mettez-vous là, M. Prudent, la place est encore toutechaude de ce matin**... [Il frappe de temps en temps sur la table de manière d empêcher le notaire d'écrire .) Et d’ahord, barrez le nom de... je ne veux pas seulement l’articuler... pour y mettre celui de... (A Cornelie.) Votre nom de famille, ma seconde future.
CORNÉLIE. Léveillé.
BOULOT. Je l’aime fort! il se marie comme deux gouttes d’eau à l’air de votre visage. [Au notaire.) Celui de Cornélie Léveillé. à qui j’assure sa vie durante, toutes les délices compatibles avec l'état de mes revenus.
Air de la Sentinelle.
Oui, je serai le phénix des maris;
El quand viendra l’hiver ou bien l’automne,
Spectacl’ et bals, surtout les jours gratis.
Rien n* me cofit’ra pour cell’ que j’affectionne.
Puis tout l’été dans les prés St.-Gervais,
J' vous conduirai chaque dimanche ;
Jcn’suis qu’un p’tit relieur, mais,
Foi de Boulot je vous promets
Un avenir doré sur tranche.
* Boulot, le Notaire, Cornélie.
* f Le Notaire, Boulot, Cornélie.
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