‹ Mon bonnet de nuit comedievaudeville en un acteChapitre 4 sur 23 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, LE COMMISSAIRE.

J’arrive un peu tard, mais que voulezvous, j’étais en opération dans l’intérêt de b morale publique.

BÉCHAMEL. On sait que vous n’en faites jamais d’autres.

le commissaire. Aussi, je suis sur les dents. Chaque jour nouveau délit contre les mœurs à constater ; chaque jour des aventures pareilles à celle que je viens de mettre à fin.

béchamel. Contez-Dous-la donc.

LE COMMISSAIRE. En vérité, d’après de* choses comme ça, je ne sais pas comment un homme peut songer à se marier. (An notaire. ) Où faut-il signer?

LE NOTAIRE, indiquant. Là.

BOULOT, au notaire. Voilà tout, n’estce pas?

LE NOTAIRE. Non; il reste une dernière formalité.

Air: Voudetiils de Michel si Christine.

Mon cher monsieur, selon l'usage Que nnl n’a voulu récuser.

L’épouse même la plus sage Au notaire accorde un baiser.

Il embrasse Angélique.

BOULOT, parlant. A présent, j’espère...

LB NOTAIRE. (Parlé.) II est enfin d’usage que tout le monde imite le notaire, en commençant par le plus proche parent.

BOULOT, à part. Absurde tabellion.

isiDoae , continuant l’air.

Je m’empresse de me soumettre A cet usage si flatteur,

Et je le fais de bien grand cœur Il embrasse Angélique et dit ensuite u Boulot:

Si vous voulez bien le permettre.

Tout le monde embrasse Angélique en reprenant :

Et je le fais de bien grand cœur Si vous voulez bien le permettre.

Le notaire sort. — On le reconduit.

Page 1