PRÉFACE
Qu est-ce que j'apprends, mon cher Chenevière ? Il paraît que tu te disposes à nous raconter des histoires de chasse, malgré la suspicion si légitime à qui s'attache à ce
genre de récits. Triste
déclin d’un écrivain jeune encore et déjà fort estimé dans les milieux lit- . téraires, — reçu même avec faveur dans quelques-uns de nos meilleurs salons.
Ta seule excuse, c’est d’être un peu du Midi : Genevois par les origines, Parisien de mœurs et de séjour, mais Languedocien par alliance, tu passes une grande partie de l’année dans les environs de Taras-
con, — doù tu reviens chaque fois avec l'accent
plume est alerte, le poil est follet. Bonne chance ae
tes racontars de belle humeur! | r 1008
mouille-bassinet.
TO RTL M ED OMS
affirmations réitérées à leur égard; malheureusement
| ie bourriche de récits terroir, plume et + soil 4 à : E
À vrai dire, tu n'es pas le premier de nos s CON porains qui se vante d' avoir tiré des perdreaux et des he lièvres dans ces contrées de soleil où le gibier se : limitait jadis à trois espèces locales d’une taille MIE nuscule mais d’une saveur incomparable, au dire des …
connaisseurs : le crotte-menu, le retournepierre et le
Quoiqu'ils fussent assez loin de la frontière espagnole, ces volatiles ont grandi; d'année en année ils … ont pris de l’aile, et les voilà passés perdreaux; avec
de l’ordre et de la persévérance on arrive à tout.
ce sont pour la plupart des méridionaux. Loin de mor 3 la pensée de récuser leur témoignage, mais on serait | plus tranquille si quelqu'un de Dunkerque ou des Vosges, M. Méline par exemple, — qui est présen- %
tement de loisir, — venait confirmer la chose, après enquête sur place.