‹ Mon encrier (volume 2)Chapitre 8 sur 10 · LE SAVAIS-TU, QU'ILS ÉTAIENT DES MISÉ- RABLES ? —OUI. (P · texte numérisé non relu

LE SAVAIS-TU, QU'ILS ÉTAIENT DES MISÉ- RABLES ? —OUI. (P

Mais tout le dialogue serait à citer ; goûtez

au moins ces quelques lignes encore :

— Eh bien ! tu ne les reverras pas, je te l'ordonne !.. Tu les as trop vus, c'est déjà trop de honte !.. Tu savais bien que les potins circulent à tire d'aile ici . . . Tout Québec sait qui ils sont, tout Québec en parle . . . On te pense amoureux de la jeune fille. . . TU T'ES COM- PROMIS, TU T'ES AVILI, TU M'AS DÉSHONORÉ! (P. 193.)

Sur quoi notre bon jeune homme, pris de confusion, répond en baissant la tête :

— Le reproche est bien cruel, mon père . . .

— Mais pourquoi as-tu fait cela ?.. Dès qu'elle a blasphémé le Dieu qui est le tien, qui est le nôtre et celui de ta race, comment n'as-tu pas rougi de rester près d'elle ? A la fréquenter, tu aurais dû la haïr ! . . . Mais non, au lieu de lui faire UNE BONNE LEÇON DE FOI CA- NADIENNE-FRANÇAISE, tu lui pardonnes, tu l'excuses, tu en fais ton amie, tu t'affiches au milieu de tout Québec, tu laisses croire à tous que tu l'aimes ! . . .

En vain le fils veut-il tenter une justification,

une explication tout au moins : son papa ne lui

en donne pas le temps :

— ...Le Canadien-Français, au fond de toi-même, ne s'est donc pas révolté contre un pareil voisinage?... Us rougissent de toi, tous ceux dont le premier je t'appris

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les noms et l'épopée : Champlain, nos missionnaires : nos héros : Dollard, Bougainville, Iberville, Hélène (?) de Verchères et tous ceux qui s'immortalisèrent pour la race et la croix !. . . {P. 194-195.)

Ici le pauvre garçon se sent hors de combat. Pour suprême argument, il ne lui reste plus que d'invoquer le nom de l'abbé Lavoie.

— . . .Pourquoi seriez-vous impitoyable ? L'abbé Lavoie m'a pardonné, lui . . .

— Tu mens ! s'écrie le père, furieux . . . L'abbé Lavoie ne peut t'avoir pardonné, lui moins que tout autre ! . . . IL AIME TROP BIEN SON CHRIST POUR AVOIR SANCTIONNÉ (sic) TON AMOUR D'UNE FILLE DE RENAN!... (P. 201.)

Enfin, pour résumer le débat, il en vient à

déclarer, purement et simplement, que Jules

n'est plus son fils et que Marguerite Delorme,

n'ayant pas la foi, ne peut être autre chose

qu'une femme de mauvaise vie : excusez du

peu î

...Les Hébert n'ont jamais fraternisé, que je sache, avec les ennemis du Christ!... Jules est le premier qui déchoit!... Avant d'avoir aimé CETTE FILLÊ (sic), il était de ma race, il n'en est plus!... (P. 203.)

*** Tels sont, peints par eux-mêmes, les deux personnages préférés de l'auteur. Il leur a prêté tout son esprit et toute son âme ; d'un bout à l'autre du livre, c'est M. Hector Bernier luimême qui parle par la bouche de Jules Hébert et d'Augustin Hébert, représentants tous deux, comme il les appelle, de " l'âme canadienne ". Ils nous livrent la pensée maîtresse et le fond même de l'œuvre.

Ils nous aident aussi à pénétrer, dans une lar-

ge mesure, le style de l'auteur et ses qualités proprement littéraires. Quelques autres passages, pris au hasard, achèveront de nous fixer sur ce point. Tenez-vous bien, s'il vous plaît ! Genre gracieux :

— Vous aimez le Saint-Laurent, Mademoislle?

dit Jules Hébert à Marguerite Delorme. Je vous

en remercie. . .

Mais permettez-moi de badiner (sic) à mon tour. Aimer, c'est posséder, paraît-il ; s'il contient tous les flots du Saint-Laurent, votre cœur est immense. . . (P. 14.)

Tout en buvant des tasses de thé, sur la Terrasse, Marguerite et son compagnon causent psychologie ;

— Savez-vous à quoi me fait songer le cœur des coquettes ? . . . ( dit soudain le jeune Canadien). L'amour qu'elles donnent fond comme le petit bloc de sucre que je laisse tomber dans ce breuvage... Leur cœur est un liquide bouillant qui dévore autant de pains de sucre qu'elles ont d'aventures. . . (P. 92-93.)

Et la jeune fille ayant approuvé, il conclut

finement — "un peu ironique " :

— Elle doit être passionnante, la chasse au gibier mâle.

Tu parles !

Monsieur et Madame Delorme sont allés

visiter les chutes Montmorency en compagnie

de leur fille et de Jules Hébert. Comme ils

s'exclament devant la majesté du spectacle,

arrive Mademoiselle Hébert, la sœur du jeune

" patriote ".

Puisque vous avez la gentillesse (sic) d'admirer les beautés de mon pays, monsieur et madame Delorme, voulez-

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vous joindre Jeanne, ma sœur, aux compliments que vous en faites? dit Jules. (P. 121.)

Genre attique. Aux chutes encore :

Cela NOUS BAT (sic), gens d'Europe, interrompit soudain Gilbert ... (Même page.)

Devant la statue de Champlain, Jules Hébert

commence tout à coup un discours de husting :

Sa botte puissante s'empare du rocher de Québec !... La trompette claironne ses prouesses dans l'âge futur... L'histoire enregistre les paroles, etc.

Ecoutez bien la réponse de la jeune Française " au langage raffiné " :

—Il est fier, IL EST ÉPATANT (sic), s ecrie-t-elle. En le regardant, je me sens moins petite et meilleure... (P. 88.)

Quelques jours plus tard, Jules Hébert annonce à la voyageuse qu'il partira dès le lendemain pour la province. Il le faut :

Les élections POUR Ottawa se tiendront le Premier Septembre . . . (Les deux majuscules sont de V auteur. ) (P. 130.)

En entrant chez l'abbé Lavoie, il annonce tout

de suite à son hôte qu'il ne vient pas lui parler

de politique.

La bataille a été rude, Monsieur le curé, mais il ne s'agit PAS D'ELLE... (P. 162.)

L'on sait maintenant, dans sa famille, qu'il aime la " Française". Sa mère, femme très distinguée, tâche de l'en consoler. Elle le fait en des termes d'une exquise délicatesse. . Par exemple :

— Tu aimes ! s'écrie la mère. Cela devait venir et cela

devait T'ASSOMMER, te prendre tout entier... (P. 184.)

Madame Hébert encore, le soir de l'arrivée du Laurentic :

— Tu ne croiras peut-être pas ? reprit-elle déjà rassurée, très souvent tu m'aurais surprise à JONGLER (sic), si tu avais pu me voir à travers l'espace. . . (P. 40.)

Genre Flaubert :

Elle se tordait, la petite fille mourante, sous les griffes D'UNE MÉNINGITE ATROCE A LA BASE DU CER- VEAU. (P. 235.)

La maladie, réagissant sur les yeux, AVAIT DIMINUÉ L'ACUITE VISUELLE AU POINT QU'ON AVAIT PRÉDIT LA CÉCITÉ ABSOLUE. ( Ibidem. )

LE MÉDECIN QUI AVAIT TERRASSÉ LA MÉ- NINGITE BRUTALE AVAIT DIT QUE LA VISION, QUOIQUE SAUVÉE, SERAIT TOUJOURS A LA MERCI D'UNE FATIGUE INTELLECTUELLE IN- TENSE ou d'un chagrin vif et prolongé. ( Ibidem. )

Ses yeux avaient besoin de calme afin de regagner leur énergie VISUELLE. (P. 236.)

C'est là.. . que Jules, au jour de son départ, AVAIT REGARDÉ LONGUEMENT LES DEUX FEMMES EN PLEURS SUR SA POITRINE AFIN D'EN RES- TER DIGNE (sic). (P. 32.)

Un vide intolérable descend au fond de son être LE PLUS VITAL. IL DÉFAILLIT (sic) sous une douleur qui l'étreint au vif. MAIS PLUS LA CHOSÈ SAIGNE, PLUS IL se sent infiniment bon ... (P. 149. )

Madame Hébert à son fils, pour lui dénoncer

Marguerite Delorme :

Elle te ligota si bien que tu n'as plus bougé... LES BATTEMENTS DE TON CŒUR FURENT LES COURROIES DONT ELLE SE SERVIT... (P. 187.)

Gilbert Delorme à sa fille, pour lui reprocher

ses relations avec Jules Hébert:

N'essaye pas de nier, CELA EST ÉCRIT SUR TON VISAGE POURPRE ET DANS TES YEUX QUI SONT INJECTÉS DE HONTE!... (P. 225.)

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Genre pittoresque :

Le Laurentic, paquebot d'allure altière, remontait GRACIEUSEMENT le Saint-Laurent. (Première pâte, première phrase.)

Jules Hébert à Marguerite Delorme, au moment où le paquebot approche de Québec :

Dans quelques heures, le quai se couvrira de robes claires et d'ombrelles légères, un vapeur de Québec accostera, rendra les maris à leurs épouses (sic), les frères à leurs sœurs, LES GARÇONS A LEURS JEUNES FILLES. (P. 18.)

Description de Québec au soleil couchant :

La rue de la Fabrique est en liesse, l'Hôtel-de- Ville est radieux, la Basilique rajeunit dans le soleil qui baisse. Le vieux séminaire parle d'immortalité. Monseigneur de Laval est gigantesque. LE CHIEN D'OR RONGE. Le Château Frontenac a grand air et noble stature. (P. 86.)

(Le Chien d'Or ronge !)

Dialogue entre Jules Hébert et sa sœur, devant un autre coucher de soleil, au jardin Montmorency :

— Que c'est beau ! s'écrie Jeanne.

— L'incendie dévore les montagnes ! dit Jules.

— Le fleuve charrie du sang !

— Lévis est en flammes !

—L'Ile d'Orléans brûle 1

—TON CŒUR SAIGNE SUR TA ROBE DE MOUS- SELINE ! dit Jules.

—ET LE TIEN SUR TA CHEMISE BLANCHE ! lui répondit-elle. (P. 59-60.)

Mais il faut se borner. Encore seulement quelques fleurettes, pêle-mêle, pour achever le bouquet.

Jules Hébert a décidé de rompre pour toujours avec Marguerite Delorme. Il vient pré-

cisément de le lui annoncer. — Toutefois, Mademoiselle, ajoute-t-il, toutefois vous pouvez vous consoler :

— . . JE N'AIMERAI UNE AUTRE FEMME QUE SI ELLE VOUS RESSEMBLE et ce sera vous toujours que j'adorerai !... (P. 255.)

Il a été question déjà, plus haut, d une promenade en calèche. Ce qu'on ne vous a pas encore dit, c'est que la jeune Française, en cette occasion, avait causé à notre héros une vive surprise. Imaginez-vous qu'après deux jours et deux nuits de séjour à Québec elle ne connaissait pas encore l'église Saint-Jean-Baptiste ! Une jeune fille si " instruite " !

— . ... Je veux apprendre le nom de vos clochers canadiens I. . . {avait-elle dit). Quel est celui-là >

— La flèche aiguë de Saint- Jean-Baptiste ! répond le jeune homme ÉTONNÉ (sic). (P. 82.)

Chemin faisant, l'auteur vante chaleureusement à ses lecteurs l'esprit de ses concitoyens. A l'entendre, les 80,000 habitants du Greater- Québec ont de l'esprit comme quatre. Les cochers eux-mêmes, dans cette sacrée ville, en possèdent à revendre. Celui qui conduit nos promeneurs n'en est pas plus dépourvu que les autres. A tout propos il se mêle à la conversation de ses clients et, des trois, ce n'est pas le moins spirituel (tel est du moins l'avis de M. Hector Bernier) :

Le cocher, devenu loquace, est en verve, et quand la circulation lui donne un instant de loisir, il jette à ses hôtes les gerbes de son esprit pittoresque (sic). (P. 86.)

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Mais il n'est pas de tableaux sans ombre. S'il faut en croire M. Hector Bernier, il paraît qu'il existe à Québec, depuis des temps récents, un endroit où se déroulent chaque soir, en plein public, des scènes d'une révoltante impudicité. C'est la Terrasse. On avait cru à tort, jusqu'ici, que jeunes hommes et jeunes filles n'allaient là que pour se promener : or ils n'y vont en réalité que pour se faire " la chasse à l'amour ", quand ce n'est pas, purement et simplement, pour s'y " accoupler ". L'auteur nous le dit d'ailleurs en toutes lettres :

Enfin délivrées du comptoir monotone ou de la fabrique malodorante, les ouvrières ont arboré leurs nippes fraîches : LEURS NARINES GONFLÉES ASPIRENT AVEC FRÉNÉSIE L'AIR DU SOIR, pendant que leurs pieds inlassables vont et viennent, QUE LEURS YEUX LUISENT COMME DES ESCARBOUCLES ET QUE LEURS LÈVRES ALLUMENT LES FUSÉES DE LEUR ESPRIT GOUAILLEUR. Souvent leur amoureux les ESCORTE (sic), et c'est alors LA GAMME IN- TIME DES MOTS SUAVES, DES ŒILLADES EN TAPINOIS, DES SILENCES BAVARDS, DES FRÔ- LEMENTS IMPERCEPTIBLES DONT TOUT L'E- TRE A CONSCIENCE.

Et il ajoute immédiatement :

Quand il ne sont pas ACCOUPLÉS (sic), jeunes garçons et jeunes filles, de noblesse bourgeoise ou populaire, se font la chasse à l'amour. (P. 126.)

Qui l'eût dit, tout de même, que les jeunes gens de Québec allaient chaque soir " s'accoupler " sur la Terrasse, à la lueur des lampes à arc ? — Non, mais que fait donc la police, en ce pays là

Telle est cette œuvre bizarre.

Si nous nous sommes donné la peine d'en parler aussi longuement, on imagine bien que ce n'est pas pour l'importance que nous lui trouvons en elle-même. Au Large de l'Ecueil n'est pas le premier livre du genre qui s'imprime au Canada ; il n'en sera pas non plus le dernier. Par le fond comme par la forme, il méritait tout juste l'attention distraite que l'on donne, d'ordinaire, aux articles de la Presse, aux poèmes de M. Chapman ou aux échantillons de "Parisian Frcnch ".

Mais la littérature n'est pas tout, dans le monde, et voyez comme vont les choses. Il arrive que cet ouvrage, proprement inexistant au point de vue littéraire, n'en constitue pas moins, tout comme l'article de M. Camille Roy, un document d'un inestimable prix pour le penseur et le philosophe. D'avance, nous nous faisons un devoir de désigner ces deux pièces à l'historien qui fera plus tard l'histoire de notre époque. Il pourra facilement y prendre quelque idée du genre tout particulier de formation qui se donne aujourd'hui dans la province de Québec sous le nom d'enseignement secondaire. Surtout il y verra comme dans un miroir l'état intellectuel et moral de la jeunesse canadiennefrançaise aux environs de 1912.

Le cas de M. Hector Bernier, tel qu'il se

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manifeste d'un bout à l'autre de son livre, n'est en effet pas exceptionnel. Il est au contraire représentatif, au plus haut degré, de la mentalité commune à l'immense majorité de notre jeunesse soi-disant "instruite ". Nous tenons de M. Roy lui-même que le nouveau romancier fut un des élèves les plus brillants du séminaire de Québec. Dès ses humanités, il faisait l'admiration générale par ses " éloquentes ", ses " longues harangues ", et il n'est pas jusqu'à M. Roy qui déjà me saluât en lui une nature " d'élite ". (Article déjà cité.) Il poursuit donc au séminaire de Québec, " l'une de nos meilleures institutions ", un cours d'études de huit années, sous la direction des " meilleurs professeurs ", et prend ses degrés de bachelier. Puis, — c'est encore M. l'abbé Roy qui nous instruit de ce détail, — après trois autres années d'études, cette fois à la " célèbre " université Laval de Québec, le voilà avocat. C'est alors qu'il se dit : " Je vais faire un livre " : — et il écrit Au Large de l'Écueil.

Il écrit " Au Large de l'Écueil " à vingt-cinq ans passés, — sans être ni alcoolique, ni morphinomane, ni cocaïnomane, — sans avoir jamais donné le moindre signe d'aliénation mentale, — toujours et de plus en plus, aux yeux de tout le monde, " garçon d'avenir " et nature " d'élite ". Enfin l'ouvrage paraît. Croyez-vous au moins

qu'après delà M. Bernier va baisser dans l'esprit de ses maîtres ? L'article déjà cité nous le montre au contraire " applaudi par ses maîtres ". Le séminaire de Québec, flatté de voir " se réaliser déjà " tant de " brillantes promesses ", revendique hautement devant le pays la gloire de l'avoir formé. M. Camille Roy lui consacre pour sa part, dans V Action Sociale, l'étude que vous savez. D'autres journaux, également bien vus dans nos maisons d'enseignement, apprécient à leur tour le roman de M. Bernier, en des termes d'une égale extravagance (1 ). Tous recommandent fortement qu'on lise et qu'on fasse lire ce " bon livre ", — ce " beau livre ". Du coup, voilà Au Large de ï Écueil proposé en imitation à toute la jeunesse de nos collèges, d'un bout à l'autre du pays. (2)

Ces faits, on le voit, dépassent singulièrement la personnalité, même littéraire, de M. Hector Bernier. Ils nous éclairent d'abord sur toute notre jeunesse " instruite " — dont M. Bernier n'est après tout que le symbole et nous permettent de pénétrer à fond son effroyable misère intellectuelle. Ils nous font entrevoir comment

(1) Voir notamment le Devoir du 28 mai, 1ère page, 6me et 7me colonnes.

(2) M. le chanoine Emile Chartier, vice-recteur de l'université de Montréal, loue à son tour M. Hector Bernier. Voir la Revue Canadienne, livraison de janvier

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certain genre de formation peut ensuite conduire, non moins sûrement que l'ignorance, à l'abrutissement.

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