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LES PARASITES

Le livre remarquable de Denny nous a appris quelle quantité incroyable de Parasites vivent sur les oiseaux, sur les animaux et même sur Thomme; il a fait remarquer, en outre, que la même espèce peut vivre sur bien des genres différents d'oiseaux. J'ai beaucoup d'espèces de parasites dans ma collection, et j'en ai fait dessiner Fig. looo. - Pa- un comme exemple, c'est le parasite du Bœuf (fig. i ooo) ;

rasite du Bœuf, . . , / « ,

(grossi). mais je le répète, on en trouve sur presque toutes les

créatures vivantes et sur quelques animaux plus d'une espèce à la fois.

LES ENTOZOAIRES.

Quand on considère les créatures qui habitent le jardin, il faut toujours parler des Entozoaires qui vivent une première fois sur les plantes, une seconde fois dans différents animaux et une troisième fois dans l'homme; par conséquent, leur existence dans le jardin peut devenir la source de leur vie dans notre corps, sous forme de ténia dans nos intestins, de Trichinia spiralis dans nos muscles, de Filaria dans nos yeux, (ÏHydatide dans notre cerveau.

Presque tous les animaux sont affectés d'une espèce d'entozoaire, je ne puis donc m'occuper que des plus importants qui intéressent plus particulièrement l'homme.

Le docteur Cobbold qui fait autorité sur les entozoaires, a observé que l'un des vers qui attaquent l'homme, le Tœnia ntediocanellata^ connu aussi sous le nom de ver solitaire du bœuf,sort d'un œuf. Cet œuf

Fig. looi.— Œuf Fig. 1002. — Poche du ténia chez le Fig. ioo3. — Ténia chez le bœuf,

de ténia (grossi). bœui, grandeur naturelle. (grossi).

(fig. 1 00 1 )passe de l'homme à l'herbe et est avalé par la vache. En arrivant

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dans restomacde la vache, Tanimal éclot, parce que les sucs gastriques dissolvent la coquille de Tœuf. Le ver, armé de six espèces de vrilles, pénètre dans la chair de la vache où il se développe et subsiste en se creusant dans la chair des espèces de petits sacs qui ont à peu près la grandeur d'une graine de Lin (fig. 1002). Le ver (fig. ioo3) réside dans ce sac, mais ne prend pas tout son développement jusqu'à ce que la chair du bœuf soit mangée par l'homme. En arrivant dans l'estomac de ce dernier, il se développe, devient ce que nous appelons le ver solitaire (fig. 1004), et arrive à avoir de 1000 à 1200 joints. Tous les joints, w^'làSt&frt

ji^ir >v 111 i.j ^**®^ l'Homme,

au-dela de 400, sont murs et capables de produire des (grossi).

œufs. On a calculé que chaque joint mûr produit 45,000 œufs; dans une expérience faite dans mon cabinet, on a trouvé plus de 3o,ooo œuf dans un seul joint, ce qui prouve la terrible fécondité de cet affreux animal.

Un autre ver solitaire, le Tœnia solium (fig. ioo5) produit des œufs qui, avalés par le cochon, produisent ce que Ton appelle la ladrerie du porc (fig. 1006). Quand ces larves sont mangées par l'homme, un ver solitaire se développe qui produit de nouveau des œufs. Si les œufs

Fie. ioo5.— Tête Fig. 1006. — Ver du porc (gran- Fig. 1008. — Ver hy-

oe Ténia solium aeur naturelle), a a. les poches; daude (grossi),

(grossie)* bbj les larves du Ténia.

Fig. 1007. — Cysticercus cellulosuB (grossi).

pénètrent dansPestomac de l'homme, ils se développent sous forme de Cfsticerci (fig. 1007); si ces derniers pénètrent jusqu'au cerveau, la mort s'en suit presque toujours.

Le ténia du chien vit dans l'homme sous forme de VEchinococcus ou ver Hydatide (fig. 1008). Toutes ces figures sont empruntées à Cobbold.

L'histoire curieuse des vers solitaires doit nous faire repousser la viande mal cuite; elle doit nous enseigner à prendre beaucoup de soin pour que nos animaux domestiques n'en avalent pas les oeufs. Le docteur Cobbold a fait remarquer le danger qu'il y a à permettre aux bestiaux de brouter sur des terrains où Ton répand les eaux vannes d'une ville, où doivent certainement se trouver un grand nombre d'œufs de ténia. Je crois moi-même, d'après tout ce que j'ai entendu dire, bien que je ne sois pas encore en état d'en faire la preuve légale, que la plupart des animaux, et principalement lès moutons, qu'on

laisse brouter dans ces terrains deviennent malades. On m'assure néanmoins qu'un bœuf nourri sur un terrain semblable auprès de* Romford, était parfaitement sain quand on Ta tué. Dans tous les cas, il faut se méfier de ces animaux si l'on veut éviter le ver solitaire. On ignore quelle est la vie extérieure de beaucoup d'entozoaires.

Fig. 1009. - Gordius aquaiicus. jj y a, dans tous nos ruisseaux, un ver curieux, le Gordius aquaticus (fig. 1009). Il pond des œufs qui sont avalés par les insectes et qui se développent dans leur corps.

Il est impossible de décrire tous les entozaires qui vivent chez les nombreux animaux de mon jardin, et plus imposssible encore de décrire les différentes transformations de ces animaux et leur passage d'un animal à l'autre.

Il y a dans mon jardin de nombreuses espèces de Mites, et j'en ai recueilli bien des spécimens. VAcarus domesticus vit sur le fromage; le Tyroglfphusfarînœ{fi%. loio) sur la farine. Une espèce, le Sarcoptes Scabiei^ vit sur l'homme malade; je l'ai observé souvent dans Fig. 1010. Tyrogiyphus les hôpitaux de Londres et de Paris. Il y a de ^^^ i%^^>-

nombreuses espèces qui vivent sur les animaux, telles que le Afyobia

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