‹ Mon journalChapitre 3 sur 80 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

cierges, car je vise rarement au-dessous de la tête et jamais au-dessous du cœur.

Est-il croyable que, du milieu de cette foule, il ne me vienne jamais un homme? Quelques pauvres m'ont dit en pleurant leur impuissance. Jamais un riche ne s'est montré. 11 y en avait pourtant et mes livres leur criaient assez ce qu'il fallait faire. — Regarde, misérable, ce qu'on souffre pour Dieu et pour toi. Vois cette famille sans pain et ce père forcé de se détourner de la gloire du Fils de Dieu pour aller, dans des tourments indicibles, vers la gloire de TEsprit-Saint qui est de mendier avec une abondante ignominie. Entends aussi le faible râle de ces innocents qui meurent...

« Qu'avez-vous fait pour moi? écrivais-je dernièrement à un de ces maudits qui m'avait affirmé de la façon la plus énergique son admiration et son amour. Que feriez-vous si je vous appelais à mon aide, si je criais vers vous au Nom de Notre Sauveur crucifié? » Rien de plus désespérant que ces interrogations jetées tant de fois et tellement en vain.

Je n'imagine pas d'iniquité plus complètement abominable que celle des Pères Augustins

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