‹ Mon mari me l'a permis ! comédie en 1 acteChapitre 22 sur 26 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

ERNEST, seul.

Elle me rappelle. . . (Montrant u pierre.) et par le même facteur, que j’ai reçu dans le dos... Sapristi! comme elle m’a lancé cela!... je dois en avoir un noir. . mais je ne m’en plains pas, aucontraiie, car au moment où je l’ai reçu, j'étais en train de me dire : elle t’a fichu & la porte, c’est bien fait; ça t’apprendra, gredin, à trahir cette pauvre petite Aïka, la seule femme qui a su triompher de ta timidité... C’est vrai pourtant que toutes les autres se sont moquées de moi... je suis si craintif, si timide près des femmes... Aïka seule ne m’en a pas voulu pour ça... non, ça ne l’a pas arrêtée. — « Que tu es bêle ! » me disait-elle, mais j’aime ça, ça me change... Toutes mes leçons amoureuses, |e les ai reçues d’elle, et maintenant c’est aux pieds d’une autre que je veux profiter de l’éducation qu’elle m’adonnée !... C’est elleque je trahis!... et dans quel moment! Au momentoù elle m’annonce qu’elle vient de me trouver une place, qu’elle a parlé de moi à son protecteur et que son protecteur consent à me protéger. Ah ! je suis un ingrat! mais enfin, pouvais-je résister à ce second billet

3 ui... Ciel! je crois que l’on vient... Ah! voilà le battement e cœur!... le voilà, le voilà!... je vais redevenir bête!... La porte s’ouvre. C’est elle! — (Voyant entrer Paponol.) Oh! un homme!

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