‹ Mon premier livre [microforme]Chapitre 178 sur 190 · CRÉMAZIE · texte numérisé non relu

CRÉMAZIE

Le Canada avait eu ses grands évêques, ses orateurs puissants, ses guerriers redoutables, ses journalistes dévoués, ses historiens dignes de lui. [lui manquait un poète capable de chanter les hauts faits de ses guerriers, de redire en vers emflammés les événements glorieux de son noble passé, de peindre les beautés de sa nature grandiose,

Ce poète arriva à son heure dans la personne d'Octave Crémaszie,

Notre poète national naquit en 1522,

I avait donc IS ans lorsque l'Acte d'Union (1) fut imposé au Bas-Canada.

À cette époque, l'élément canadieu-français avait des craintes sérieuses sur son avenir, Les évèques, les chefs politiques, les journalistes, le clergé et le peuple, tous s'unirent en vue d'assurer le salut de la race française en Amérique.

Une cause aussi belle et une union aussi parfaite étaient bien propres à enthousiasmer l'imagination ardente et mesurée d'Octave Crémazie. A l'occasion de la visite du navire français, La Capricieuse, en 1855, le premier Vaisseau qui nous vint du beau pays de France depuis 1759, Crémazie lança aux quatre coins du Canada les premières notes de son hymne à la patrie canadienne-française. Puis, successivement, il publia ces belles et touchantes pièces de vers que personne ne peut lire sans être attendri au plus profond de l'âme : Le vieux soldat. Le Chant du vicur soldat. Le drapeau de Carillon. Les Mille Iles, ete. ete,

Crémazie mourut en France en 1879. (2)

Page 1