DETTES D'UN ASUNS TE
a Th ss
Nous revenons à Toronto, le soir, à 8 heures. Le lendemain matin, à 9.30 heures, nous allons visiter la ville en compagnie des échevins Steiner et Graham, qui avaient mis plusieurs voitures à la disposition des touristes. Nous visitons d’abord l'hôtel de ville, qui sera sans contredit, une fois achevé, un des plus beaux du continent ; il devra coûter entre 2 et 3 millions. M. le maire de Toronto nous y attendait pour nous souhaiter la bienvenue. Les bâtisses du parlement local forme un corps de bâtiments très-imposants. L’Ecole Normale est certainement un modèle du genre ; les avenues qui y conduisent et les magnifiques parterres qui l’environnent, sont de toute beauté. Cette école possède un musée superbe qui ne le cède guère à celui de New York.
Mon confrère et moi allons, dans l'après-midi, visiter l’Hôpital-Général, qui est très-vaste et très-bien entretenu. L’Hôpital St. Michel, tenu par les Sœurs St. Joseph, est plus petit, mais aussi sur un bon pied,
À 9.30 h. p. m., nous reprenons le train pour Gananoque, d’où nous repartons, le lendemain, à 6 h. a. m., par le vapeur “ Corsican,” pour descendre le fleuve jusqu’à Montréal. Ici, encore, on se trouve en présence d’une belle nature, embellie, si possible, par les mains de l’homme. Eneffet, sur les Mille-Iles, à travers lesquelles passe fièrement (il n’est pas Corse pour rien !) notre joli vapeur de la compagnie Richelieu, s'élèvent ici et 1à, non plus des villas comme sur les îles des lacs Muskoka, mais de véritables châteaux du moyen-âge et même fn-de-siècle, car chaque heureux propriétaire de ces palais, tout en pensant au confort, a aussi visé à l'originalité.
Vers les 7 h. p. m., nous sautons les fameux rapides de Lachine, après avoir passé ceux des Cèdres, ete. C’est vrai-
route pour Sherbrooke.
J'aurais voulu vous donner belle excursion, mais Je
teparlera d’ailleurs dans
plus de détails sur cette
temps me fait défaut. On vous en
les “ Echos ” du voyage,
Le Bazar de 1001.
L'année dernière, à pareille époque, la bonne Sœur St-Charles, que tous ont connue et aimée, trottinait allègrement ici et là pour le bazar. Elle n’est plus ; mais, du haut du ciel, elle doit connaître les besoins des membres souffrants de Jésus-Christ et intercéder pour eux auprès de ce bon Maître. Le vide causé par sa mort a été rempli, de nouvelles ouvrières travaillent avec ardeur à leur œuvre si noble et si belle: le soulagement des misères inhérentes à notre faible nature. Les pauvres et les malades de la ville ont revu la même robe de bure pénétrer dans leurs foyers, le même cœur tendre et compatissant s'informer, avec sollicitude, de leurs besoins. Il y aura toujours des Sœurs St- Charles tan: que durera la religion, et cette religion divine, fondée par Dieu lui-même, ne mourra jamais! Mais il y aura toujours aussi des pauvres et des riches, c’est une des lois fondamentales et nécessaires pour l’harmonie qui doit exister dans la grande famille humaine ; diront ce que voudront les éga/taires et les utopistes de toutes sortes. Mais, s’il doit y avoir des riches et des pauvres, il incombe à ceuxci le devoir, oui, le devoir impérieux de secourir ceux-là.
La saison des fleurs vient de finir, elle a été bien courte, hélas ! surtout pour les pauvres. Ces malheureux vont souffrir encore cet hiver; le charbon et le bois seront rares pour eux qui n’auront pas toujours l'argent pour se les pro-
curer |!
poëte :
Gravons bien dans nos Cœurs ces
belles paroles d'un
‘Voici l'hiver et son triste cortège, malheureux souffrent be:
La charité, du Pauvre entend la plainte, Île console et calme ses douleurs, t, poursuivant sa tâche noble et sainte, Du malheureux elle sèche les pleurs!
Imitons-la, SeCourons la misère,
Tout est sonné, là-haut, rien n'est perdu ; Et ce qu'on
Au ciel un jo
onne au malheureux sur terre, ur par Dieu sera rendu ! ”
Ecoutons cette autre Plainte d'un malheu
‘‘ Pauvre abandonné sur cette terre, L'âge m'oblige à tendre la main...
renez en pitié ma douleur amère :
Donnez, donnez au vieillard un morceau de pain! Vous en vivez, vivez dans l’opulence Regardez quelle est ma souffrance !
reux vieillard :
uvenez-vous que pour les cieux, Qui donne aux Pauvres prête à Dieu ! #
Oui, prêtons à Dieu core letemps. Yatiln
Pour moi je n’en connais €, oui, riche à millions, me ces millions d'êtres hu- T, de par le monde, les af.
Quelle douleur angoissante souvie ! il n’y a pas de dou-