Renauld II de Moulins
73. Pierre IV àiceljn de Montaigu monla sur le siège de Nevers en 1361. Un de ses premiers actes fut l'érection de la cure de Moulins-Engilbert. En 1 368 , il se rendit à Rome, comme ambassadeur du roi Charles V, auprès du pape Urbain V. En 4370 , il fut transféré à Laon et créé cardinal. Il mourut le 8 novembre 1 388.
74. Jean IV de'Neifchatel, parent du pape Clément VII, fut sacré évôque de Nevers, en 1370 , par Guillaume de Melun , archevêque de Sens. Il prit possession au mois d'août 1372. Deux mois après , il fut transféré à Tout ; créé cardinal en 4374 , il mourut à Avignon en 1398.
75. Pierre V de Villiers, confesseur du roi Charles V, et provincial du collège de Navarre , succéda à Jean de Neufchâtel sur le siège de Nevers, où il ne resta que trois ans au plus , ayant été transféré à Troyes en 1 375. Il mourut en 1377.
76. Pierre de Dainteville , donl le véritable nom était Jaucourt, était fils de Pierre de Jaucourt, qui avait pris le nom de sa terre de Dainteville , et de Jeanne d'Arzillières. Étant chanoine d'Orléans, il y avait fondé, en 1 357, une chapelle en l'honneur de saint Yves , dont il avait écrit la vie. En 1371, il était chancelier de Bourgogne; en 1375, il fut nommé évéque de Nevers,
SUR LES ft'ÊOUES DE NEVERS.
mais il ne fit son entrée solennelle que le 22 juillet 1 376. Il mourut en 4380. Deux ans avant sa mort, en 4 378»
fut fondée la collégiale de Moulins-Engilbert.
77. Maurice, originaire de Couîanges-la-Vineuse , était religieux dominicain de la maison d'Auxerre ; il enseigna la théologie dans les monastères de son ordre, à Sens et à Paris , et devint confesseur des rois Charles V et Charles VI, et pénitencier du pape Clément VII.
Il était déjà évôque de Nevers, lorsque, le 46 septembre 4 380 , il administra les derniers sacrements au roi Charles V ; mais il ne fit son entrée solennelle que le dimanche 29 juin, fête de Saint-Pierre et Saint- Paul, 4382.
En 4 388, Adam de Soissons, prieur des Jacobins de Nevers, avait avancé dans ses sermons plusieurs erreurs contre l'immaculée conception de la Sain te -Vierge ; Maurice le fit arrêter et conduire en prison à Paris. Il se rétracta publiquement, le 46 mai 4 389, et demanda pardon à l'évêque et à ceux qu'il avait scandalisés , en présence des députés de l'Université.
Maurice mourut le 46 janvier 4394 et fut enterré dans le sanctuaire de la cathédrale, du côté de l'évangile , sous la tombe de marbre npir qu'on y voit encore.
78. Philippe Froment , neveu du précédent , et comme lui religieux dominicain d'Auxerre, prit la place de son
NOTICE HISTORIQUE
oncle, au mois de mars suivant; il était auparavant évêque de Béthléem. Il mourut le 20 janvier 4400, plein de jours et de mérites. Parmentier dit qu'il joignait continuellement le jeûne à la prière, pour attirer les grâces de Dieu sur le troupeau qui lui était confié. Il fut enterré au milieu du chœur de la cathédrale.
79. Robert db Dangeul, archidiacre de Nevers, était originaire du diocèse de Chartres. 11 fut élu par le chapitre, et consacré au mois de mai 4401 , par Guillaume de Dormans , archevêque de Sens ; aussitôt Pierre Lcclerc , archidiacre de Decize , prit possession en son nom.
En 1407, Philippe de Moulins, évêque de Noyon r originaire de Moulins-Engilbert , fil don à l'église de Nevers d une couronne dorée, en laquelle était enchâssée une épine de la couronne de Notre-Seigneur , et une grande croix aussi dorée ; il ajouta quatre cent cinquante livres. Le chapitre reconnaissant fonda deux messes à son intention.
En 4 409 , Robert et le chapitre envoyèrent leurs députés au concile de Pise. En 4447 vint à Nevers « un excellent et noble prêcheur nommé W Vincent » (Ferrier), mattre en théologie, homme de sainte vie, » lequel vint à Nevers le samedi avant la fête de saint » Clément , et y demeura jusqu'au jour de la Saint- » André apôtre en suivant , et ledit temps durant chacun
SUR LES ÉVèQUES DE NEVERS.
» jour fut chantée messe à notes, et après ce sermon. » D était logé à l'Hôtel-Dieu avec douze compagnons. La ville lui avait fait dresser un échafaud sur la place Saint-Didier. C'était du haut de cet échafaud qu'il adressait la parole au peuple de Nevers.
Par une bulle du 49 juillet 1418, le pape Martin V chargea Robert de Dangeul de l'établissement d'un couvent de Glaristes à Decize. Le 9 octobre 1419, tout se trouvant prêt, le prélat mit sainte Colleté et ses religieuses en possession de cette maison.
La peste dévastait alors la ville de Nevers ; Robert ordonna des prières publiques pour obtenir la cessation du fléau. Nos chroniques ne font plus mention d'aucun fait important jusqu'à la mort de cet évêque , qui arriva en 1430.
Pierre VII de Pougubs fut élu évéque de Nevers, cette même année 1 430 ; il ne fut pas consacré.
80. Jean Germai» était originaire de Cluny , d'après la Gallia Chrisdana ; mais Guy Coquille prétend qu'il naquit aux environs de Luzy, au village de Villai. Protégé par Bonne d'Artois , comtesse de Nevers , il fit ses études à Paris, au collège de Navarre, et y reçut le bonnet de docteur. Ses vertus et ses talents lui méritèrent la bienveillance du duc de Bourgogne, qui lui fit obtenir le doyenné de l'église de Dijon. Il était aussi chevalier
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de lu Toison-d'Or, quand Martin V le nomma évoque de Nevers , le lo décembre 1130.
En \ ; i33 il fut délégué par le duc de Bourgogne pour !e remplacer au concile de Bàle. Les princes et les électeurs de l'empire, s'appuyant sur la bulle d'or, voulaient a\oir le premier rang après les tètes couronnées , mais Jean Germain prétendit que le duc de Bourgogne, six fois duc, quinze fois comte, doyen des pairs de France, seigneur souverain des pays de Bourgogne ijui avaient eu autrefois le titre de royaume, devait siéger axant tous les autres princes. Il parla avec tant d'éloquence qu'il gagna l'assemblée. Il fut décidé que le duc de Bourgogne , comme premier prince chrétien , prendrait rang immédiatement après les tètes couronnées, place qu'occupa lo\èque de Nevers, comme représentant le duc.
En I i 3d le pape Eugène IV le transféra de l'évèehé de Ncvers à celui de Chàlons-sur-Saône, où il mourut le 2 février 1100.
SI. Ji an VI Vivien fut nommé* évoque de Nevers par le pape Eugène IV, le 30 août 1 536 ; il se trouva avec Jean Germain , en 1 438 , au concile de Florence ; il mourut au mois de juin I il'i. L'année précédente, avait été fondé le chapitre de Notre-Dame de Ternan.
82. Jkvn VII d'Estampes , trésorier de l'église de Nevers , succéda à Jean Vivien; il fut consacré le
20 novembre 1 445 par Louis de Melun , archevêque de Sens. Cependant Tronson , confesseur de Charles de Bourgogne , comte de Nevers . avait été nommé au même siège par le pape Eugène IV, en vertu de certaines réserves, qu'on regardait en France comme contraires à la pragmatique sanction , qui maintenait les élections dans les cathédrales, selon le droit commun. Par suite de ce conflit, le diocèse de Nevers était tout en combustion : TYonson excommuniait ceux qui lui étaient opposés, Jean d'Estampes en faisait autant; l'animosité des deux partis devint telle que plusieurs églises en souffrirent, entre autres celles de Lurcy-le-Bourg et de Challement, qui furent incendiées par les partisans de Tronson. Voulant mettre fin à cette déplorable lutte, le roi Charles VII donna tous les ordres nécessaires pour faire reconnaître Jean d'Estampes , comme seul légitimement élu ; celui-ci, maintenu dans ses droits , fit son entrée solennelle le 29 mai 1 446, malgré l'agitation qui régnait dans le pays. En 1460, il assista au concile provincial de Sens; il mourut le 24 décembre 1462, après avoir résigné son siège, Vannée précédente, à Pierre deFontenay, son neveu. Il fut inhumé à la cathédrale, dans le même tombeau , avec son frère , évêque de Carcassonne , qui portait aussi le nom de Jean.
83. Pierre VIII ,de Fonteïwt était fils de Guy, baron de Fontenay, seigneur de la Tour-de-Vevre on Berry, et de Jeanne d'Estampes, sœur du dernier évêque. Avant de
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monter sur le siège do devers , il était prieur de Lurcyle-Bourg, abbé de IMIevaux , trésorier de l'église de Nevers cl curé de Sainl-Paul de Paris. Il fit son entrée solennelle le 4 avril 1 102. En 14(57, il assista avec le comte de Nevers aux élats-généraux , tenus à Tours. Quelques annérs après, il reçut une lettre de Louis XI, qui lui demandait la robe du bienheureux Nicolas Appleine , chanoine de Prémery , mort en odeur de sainteté. Pierre de Fonlenay la lui adressa par la sœur même du défunt. Le 17 mars 1482], le roi écrivit à levèquc « qu'il renvoyé à ceux de Prémery un coffre » où est la robe du bon saint homme Nicolas, » et il le prie de veiller à ce qu'elle soit déposée « dans leur » trésor , afin qu'il en soil à toujours mémoire , et que » s'il v a aucuns qui y aient dévotion, ils la montrent, » el eu lassent ainsi qu'il a été l'ait précédemment. » Pierre de Fonlenay érigea l'année suivante une confrérie en l'honneur du bienheureux Nicolas. En 1483, il assista au concile provincial de Sens; en 1490, il fit imprimer à Paris un Mis ri a l'usage du diocèse de Ncvers , et en 1 41)9, un llrruiairc vivernais. Il mourut la mémo année, le 3 juin, et fut enterré dans la chapelle de sa cathédrale qui porte son nom ; il l'avait fait construire, ainsi que la porte de Loire.
Fkiuum) ou plutôt Fr.iiiuNAND n'Amfmi , Portugais , déjà évoque de Coûta , hit nommé évoque de Nevers par le pape Alexandre VI , à la recommandation de
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