‹ MonkChapitre 69 sur 88 · TENTATIVE D'INSURRECTION RÉPUBLICAINE · texte numérisé non relu

TENTATIVE D'INSURRECTION RÉPUBLICAINE

de son entreprise, venait de le quitter, mais seul, et laissant avec Lambert sa compagnie. X)n le fit prisonnier; puis on le relâcha sur la parole qu'il donna de faire déserter sa compagnie. Enfin, on rencontra Lambert derrière un petit ruisseau qui séparait les deux troupes. Il n'avait que sept escadrons de cavalerie mal formés, et un très-petit corps d'infanterie. Quelques" uns de ses hommes vinrent en avant, mais isolément et sans intention d'attaquer; Ingoldsby défendit aux siens de quitter leurs rangs, et, se mêlant à ceux de Lambert, en habit de simple cavalier et sans être connu d'aucun d'eux, il s'entretint avec eux du danger auquel ils s'exposaient. Vingt-cinq cavaliers de Lambert, ayant à leur tête un quartier-maître, passèrent du côté d'Ingoïdsby, mais ne voulurent point prendre parti avec lui; on leur ôta pour le moment leurs chevaux et leurs armes, qui leur furent rendus ensuite. Cette sorte de pour parler dura environ quatre heures; personne n'avait envie de commencer. Enfin, Ingoldsby donna l'ordre de charger; ses fantassins firent feu et blessèrent deux des hommes de Lambert. Celui-ci s'avança au pas de charge, ordonnant à ses gens de ne tirer que lorsqu'ils seraient sur l'ennemi; mais, arrivés à portée de pistolet, ils s'arrêtèrent en baissant leurs armes. La compagnie du fils de Haslerig passa de l'autre côté sous un quartier-maître que, par pudeur, il avait

chargé d'exécuter à sa place la trahison promise; une

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