‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 155 sur 283 · CHARLES DE VALOIS · texte numérisé non relu

CHARLES DE VALOIS

1606. Lis. ODOnevTC i CGttOOD. Couronne renversée et seule dans le champ. $. Lis. SIGNVGD * Ï>GI i VIVI. Croix cantonnée d'un lis aux 1 er et 4 e .

Bas BILL. : 1,14. (Hucher, pi. 4, n° 13; Poey d'Avant, n° 472. PI. XXX, n° 13.

1607. Mêmes légendes et types.

AR. Pied-fort : 6,45. (Poey d'Avant, n° 473.)

1608. * œORevTC t ceROœ. Couronne seule. 3- Même légende. Croix cantonnée d'un annelet aux 1 er et 4 e , d'un lis au 2 e , et d'un oméga dégénéré au 8 e .

BILL. Coronat. (Hucher, pi. 4, n° 5.) Coll. Boilleau, à Tours. — PI. XXX, n* 14.

1609. Mêmes légendes et types. De chaque côté , la légende est précédée d'une quartefeuille évidée; sous la couronne, un trèfle. Au $., croix cantonnée de quatre lis.

BILL. Coronat. (Ibid., n° 12. ) PI. XXX, n° 15.

1610. * iïlOUEYR i C6ROCD. Couronne; au-dessous, un trèfle. $. Même légende. Croix cantonnée d'un lis aux 1 er , 3 e et 4 e , et d'un annelet au 2 e .

BILL. Coronat : 1,19. (Ibid., n° 8.) PI. XXX, n° 16.

1611. Mêmes légendes et types. Au $., la croix est cantonnée d'un lis aux 2 e et 3 e , et d'un annelet aux 1 er et 4 e .

BILL. Coronat : 1,03. (Revue, 1846, pi. 10, n° 10; Poey d'Avant, n° 475. ) PI. XXX, nM7.

1612. Mêmes légendes et types.

AR. Pied-fort : 6,61. (Revue, 1848, pi. 15, n° 8; Poey d'Avant, n°476.) Pi. XXX, n« 18.

1613. Mêmes légendes et types. Au droit, un lis sous la couronne. Au $., la croix est cantonnée d'un trèfle aux 1 er et 4 e , et d'un lis aux 2 e et 3 e .

BILL. Coronat : 0,87. (Poey d'Avant, n° 477.)

Nous avons publié , sous le n° 478 , un denier identique mais en cuivre pur.

1614. Variété avec (DOREY . 7C.

AR. Coronat.

Coll. Plantet.

1615. Sans croisette. œORGTTC i CE t C6RO. Même type. $. * SIGBVGBVœ t ûGI i V. Même type.

BILL. Coronat : 1,14. (Ibid., n° 479.)

Ces pièces , d'une fabrique tout à fait remarquable , forment une phase à part dans le monnayage du Maine. Le type de la couronne y est parfaitement établi. Leur état de conservation au trésor de Saint-Maixent, où il y en avait un certain nombre, a prouvé que , malgré leur état anonyme , on ne pouvait les donner qu'à Charles de Valois.

Les quatre premières variétés sont rares.

TOUMINE.

On ne possède aucun renseignement sur le monnayage de la ville de Tours. Tous ceux que nous avons concernent l'abbaye de Saint-Martin. Fondée par saint Perpète, vers 590 , elle obtint de bonne heure les droits régaliens, car une charte de 919 nous apprend que Charles-le-Simple confirma aux abbés de Saint-Martin le droit de battre monnaie qui leur avait été accordé par les rois , ses prédécesseurs. Ce privilège fut de nouveau confirmé par Raoul en 939, et par Hugues-Capet en 987. Au dire de Ducange , cette monnaie fut d'un très grand usage , parce qu'elle avait l'avantage de ne jamais changer de valeur, de poids et de loi. A quelles espèces ce titre s'applique-t-il ? C'est ce qu'il est difficile de préciser, car ces conditions sont très variables sur celles que nous possédons.

Aucun abbé de Saint-Martin n'ayant mis son nom sur la monnaie, il devient inutile d'en donner la liste chronologique.

Avant d'arriver à la nomenclature des monnaies de Tours, il est indispensable de poser un principe et d'établir un fait constant, sans lesquels on s'égarerait dans leur examen. C'est qu'à Tours il y eut deux ateliers qui opérèrent simultanément : celui des comtes et celui de l'abbaye de Saint-Martin. Cette proposition est de toute évidence. Je vais donc faire connaître séparément les produits de ce monnayage parallèle. ( V. B. Fillon , Considér. sur les monn. de Fr.)

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