Variété avec CIYITS
BILL. Denier. (Ibid., n° 39. ) Coll. Cartier.
81. * fc-I fcEX . A BE. Porte entourée d'un gamma, d'un O et de II. $. * AVRE- LIANISCIV. Môme type.
BILL. Denier : 1,14. (Ibid., n° 40. ) Cab. de France.
82. * PHIL'PYS X REX fc-I. Môme type , entouré des lettres fcEXTRA. fi. AYRE- LUNIS CIYITAS. Croix cantonnée d'un alpha au 2 e et d'un oméga au 3 e .
BILL. Denier: 1,19. (Conb., pi. 47 bis, n° 5.) Cab. de France. — PI. II , n° 20.
83. * fc-I b REX PHILIPVS. Mômes type et revers. BILL. Denier. (Conb., Cotai, n° 34. )
Cab. de France.
84. * PHILIPYSXRETfc-I. Portail se rapprochant du type tournois par ses extrémités percées ; au centre, S ; de chaque côté , une croisette ; au-dessous , T. h. AYRELMNIS CIYITA. Croix.
BILL. Denier : 1,22. (B. Fillon , Etudes , pi. 2, n° 6.) Coll. Poey d'Avant. — PI. II, n° 21.
85. Môme légende. La porte de la ville plus évasée à sa base , entourée des signes O , — , • , X. Elle est surmontée de deux éminences figurant peut-être des tours. $. AYREL'ÂNIS CIYITA8. Croix simple.
BILL. Denier : 1,59. (Conb., Der. suppl., n° 35.) Cab. de France.
Toutes les monnaies portant la légende fcl bEXVRA BENEfcICVA, tantôt entière , tantôt avec les lettres de la fin disséminées autour de porte de ville , ont sans doute été frappées avec la participation de l'évoque d'Orléans. Cette légende religieuse peut du moins le faire supposer.
Je dois encore émettre, au sujet des monnaies anonymes, une remarque qui peut servir à leur classement ; c'est que leur type paraît devoir être divisé en trois périodes :
1° Le type original se reconnaît à la correction des légendes et à la présence de l'alpha et de l'oméga attachés aux branches de la croix ;
2° Plus tard , ces caractères furent remplacés par des croisettes ;
3° Enfin arrive la suppression de ces derniers sigles.
Le n° 84 a un type exceptionnel qui n'a pas eu de suites. Le portail affecte tout à fait la forme du châtel des tournois, dont l'émission fut de beaucoup postérieure. On connaît plusieurs variétés de coins de ce denier, dues toutes à la même découverte , et qui sont restées rares.
BONDAROI.
Dans la dernière partie de son ouvrage , consacrée aux prélats et barons qui ont eu le droit de frapper monnaie , sans que les produits de leurs ateliers soient arrivés jusqu'à nous , Duby a inséré un article sur les seigneurs châtelains de Bondaroi. J'en extrais ce qui suit : « Cette châtellenie, située auprès de Pithiviers, a longtemps appartenu à la maison de la Taille , ancienne famille du Gâtinais , dont le plus ancien seigneur connu est Guillaume de la Taille, qui vivait en 1123. Jean de la Taille, seigneur de Souville et de Bondaroi, mort en 1318, prenait le titre de haut châtelain de Bondaroi. Il tenait probablement cette seigneurie de Hugues de Bouville, troisième du nom , auquel le roi Philippe-le-Bel , dont il était chambellan, la céda avec quelques autres terres , en échange de celle de la Chapelle-la-Reine. Ce prince y attacha en même temps différents droits régaliens , parmi lesquels fut compris celui de battre monnaie. » (Duby, tom. n, pag. 311.)
Je ne sais quelle croyance on doit ajouter aux renseignements donnés par Duby ; renseignements qui paraissent lui avoir été fournis par le possesseur de la terre de Bondaroi , à la fin du xviu e siècle. Il ne fait connaître aucun texte, aucune preuve à l'appui. Je crois qu'il y a peu de probabilité qu'on rencontre jamais ces monnaies au nom des seigneurs de Bondaroi. Ce qui me fait penser que la prétendue concession monétaire pourrait bien n'être pas réelle , c'est qu'à l'époque où elle est supposée avoir été faite, le monnayage seigneurial allait en s'affaiblissant et commençait même à disparaître.
DREUX (Comté de).
L'histoire du comté de Dreux se divise en deux périodes distinctes. La première est assez obscure ou du moins incomplètement connue , car nous n'avons pas la chronologie entière des seigneurs qui l'ont possédé. Les auteurs de VArt de vérifier les dates ne donnent cette chronologie qu'à partir du xu e siècle , et les historiens qui les ont suivis n'en disent pas davantage. On sait seulement que vers le milieu du X e siècle il était possédé par Landri , dont la fille Eve le porta en dot à Gautier, premier comte du Vexin , qui eut pour successeur Geoffroi , son troisième fils. On ignore comment le comté de Dreux vint en la possession des ducs de Normandie. Richard I er en donna la moitié à Mahaut, sa fille, en la mariant avec Eudes, comte de Chartres. Mahaut étant morte sans enfants , en 1017, et Eudes s'étant emparé de l'autre moitié du château de Dreux , il y eut de longs démêlés entre Eudes et Richard , à la suite desquels Dreux
resta à Eudes, qui, peu de temps après, le céda au roi (1). En 1132 ou 1137 (les historiens ne sont pas d'accord sur cette date), Louis-le-Gros donna Dreux , avec le titre de comté , à Robert , son troisième fils. Il resta dans cette famille jusqu'à la fin du xiv e siècle , alors que Péronnelle de Thouars et Marguerite , sa sœur, le possédaient par indivis et le cédèrent au roi Charles V. Depuis cette époque , Dreux passa encore dans d'autres mains, en celles de Philippe de Commynes , par exemple; mais cela n'a aucun rapport avec notre sujet.
Le type monétaire qui parait avoir été employé le premier à Dreux , est celui de Raoul. Il dura assez longtemps et fut remplacé par une sorte d'édifice ou château. Ce type a été adopté par les premiers comtes, par Philippe I er , et môme par Louis VI dans son monnayage royal. On ne connaît qu'une seule sorte de monnaie de la deuxième période drocassienne ; elle est copiée sur les deniers parisis de Louis VIL