‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 183 sur 283 · SIMON · texte numérisé non relu

SIMON

1876. *SIMONIS VICONÏS. Croix cantonnée d'un besant au 2 e . $. C7CSTRI- ÛVNI. Type tournois, percé en annelets à ses extrémités; de chaque côté, un besant; au centre, une croisetle; au-dessus et au-dessous, un croissant avec chacun un point au centre.

BILL. Denier : 0,85. (Revue, 1845, pag. 300, vignette. ) Cab. de France, coll. Jarry. — PI. XXXIX , n°* 6 et 7.

Sur l'exemplaire du Cabinet , le cantonnement de l'avers a disparu , quoique la pièce soit bien conservée. Je crois néanmoins que c'est le môme denier.

Aucun vicomte de Châteaudun ne portant le nom de Simon , il faut présumer, comme l'avance M. Cartier, que c'est quelque bailliste qui a frappé ce denier. Lorsque Robert mourut, en 1264, sa fille Alix était mineure, et peut-être déjà fiancée à Raoul de Clermont. Celui-ci avait pour père Simon de Clermont, mort en 1288, et pour frère Simon de Clermont, évoque de Beauvais, morl en 1312. Il faut supposer que l'un de ces deux Simon fut tuteur d'Alix ou de Raoul , aussi mineur jusqu'à la consommation du mariage.

On trouve aussi , dans l'histoire de Dreux , un Simon de Dreux qui vivait à la môme époque et qui était frère de Robert, vicomte de Châteaudun. Peut-être fut-il tuteur de sa nièce et a-t-il fait battre monnaie en cette qualité? La pièce qui nous occupe étant au type de Robert, donne quelque poids à cette supposition.

Le denier de Simon est resté longtemps unique. J'en connais maintenant trois exemplaires.

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