‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 242 sur 283 · RENAUD DE MONTFAUCON · texte numérisé non relu

RENAUD DE MONTFAUCON

2080. * ReNTÇVbVca ï>Na>. Croix cantonnée d'une étoile évidée au 1 er . f$. * CTCRGNYONIca. Faucille; au-dessus, étoile évidée. BILL. Denier. (Duby, pi. 72, n° 1 er .) Cab. de France. — PI. XLV, n° 21.

Sur le dessin de Duby, la croix n'est pas cantonnée.

LOUIS I e ' DE SANCERRi;.

2081. * LVÛOVICVS QN6S. Même type. $. * t>6 CbTCRfilWON w Ecusson surmonté de trois tours crénelées ou râteaux.

BILL. Denier. (Duby, pi. 72, n° 2.) PI. XLV, n° 22.

Duby donne, sous le n° 3, le dessin d'un autre denier qui est le même que celui-ci. Nous n'avons pas trouvé de monnaies à ce type.

2082. * I . CO : S : CES7CRIS. Croix cantonnée d'un croissant au 3 e . %. *bt C7CR6NVO. Ecusson ovale, aux armes de Champagne.

BILL. Denier.

Cabinet de France , musée de Bruxelles. — PI. XLV, n° 23.

2083. * I . C . ÛttS . 7CRSILE. Croix. ^. CbTCLETO. Type de Chartres simple. BILL. Denier. (Revue, 1845, pi. 20, n° 1 er .)

Coll. Jarry. — PI. XLV, n* 25.

2084. * I CMES 7CESILE. Croix. $. Mêmes légende et type. Un ecusson aux armes de Champagne , au centre du type.

BILL. Obole.

Coll. Jarry. — PI. XLV, n«26.

Les deux dernières monnaies demandent des explications. M. Cartier a publié le denier (Revue, 1845, pag. 386) et a cherché le lieu de son émission dans le pays chartrain. Il n'émet que des conjectures qui , de son avis même , ne sont pas satisfaisantes. Un point de repère essentiel lui a manqué. Sur l'exemplaire qu'il a étudié, le signe qui figure au centre du châtel était effacé. Il dit, mais avec réserve , que ce peut être un Y. L'obole , mieux conservée en cet endroit , m'a fait reconnaître un ecusson qui n'est autre que celui que nous venons de voir sur le denier n° 2082.

Quant aux légendes, M. Cartier a lu au revers Chaleto et traduit ce mot par Chalet, nom d'un bourg situé près de Chartres. La légende du droit est plus embarrassante encore. Que signifie le mot Ansile ? C'est ce que notre vénérable doyen n'a pas pu expliquer. Il donne Oisy , en désespoir de cause. Le denier appartiendrait donc à un Jean , comte d'Oisy, et aurait été frappé à Chalet.

Je propose à mon tour de lire Chareto, avec un trait abréviatif, et de restituer ces monnaies à Jean I er , seigneur de Charenton. A l'égard du mot Ansile, j'avoue que je suis encore moins habile que M. Cartier et que je n'ai aucune traduction à substituer à la sienne. J'espère toutefois que , à l'aide de la restitution que je mets en avant ( la

présence de Pécusson aux armes de Champagne dont se sont servis les seigneurs de Sancerre ne la rend pas improbable) , il sera peut-être facile d'éclaircir ce point qui reste encore obscur.

ETIENNE m DE SANCERRE ET CHARENTON. 1280—1306.

2085. * SYP . bE . SANCERE. Croix cantonnée d'une étoile au 1 er . $. bE C ARE NTON. Dans le champ, MON; au-dessus, une abréviation en forme d'oméga ; au-dessous , un petit écusson portant une bande.

BILL. Denier. (Revue, 1843, pi. 20, n° 10; Poey d'Avant, n° 685.) PI. XLV,n*24.

2086. * STG bfi OTCRaeRe. Même type. Q. Ï>G GMCRfiNYON. Même type. BILL. Denier.

Coll. Pinchaud , à Poitiers.

2087. Mêmes légende et type. ty. bfi CAROTWON. Même type. BILL. Denier.

Coll. L. Bonnet, à Béziers.

L'attribution de ces deniers à Etienne m, établie par M. de Barthélémy, ne souffre pas de difficultés.

BOISBELLE ET HENRICHEMONT.

Quoique le monnayage de cette principauté n'ait été établi que lors de l'avènement de la maison de Béthune et qu'il y ait peu de probabilité que ce droit ait été exercé précédemment, je vais néanmoins donner quelques renseignements sur les diverses phases de son histoire. Qui peut savoir les heureuses surprises que le hasard nous réserve? Nous avons été tellement favorisés depuis quelques années, qu'il n'y a aucun espoir qui ne nous soit permis.

La petite principauté de Boisbelle a fait longtemps partie de la sirerie de Sully. Elle passa , sous Charles Y, dans la maison d'Albret par le mariage de Marie , dame de Sully, avec Charles d'Albret, connétable de France. En 1528, Marie d'Albret, fille de Jean d'Albret , l'apporta dans la maison de Clèves. Henriette de Clèves, mariée à Charles de Gonzague , la fit entrer à son tour dans cette maison. Elle n'y resta que peu de temps, puisqu'en 1597 Charles de Gonzague la vendit à Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, si connu par son attachement et son dévouement à Henri IV. Ce fut lui qui , en souvenir de son bon maître et ami > y fit bâtir la ville d'Henrichemont. Cette ville remplaça Boisbelle et devint comme elle une sirerie de franc-aleu.

La série monétaire de Boisbelle et d'Henrichemont est fort restreinte. Nous n'avons

que les espèces de Maximilien de Béthune et de son petit-fils , Maximilien-François. On a de la peine à s'expliquer par quelle inattention Duby a attribué au dernier de ces princes toutes les monnaies qu'il connaissait. Il eût dû pourtant s'apercevoir que les dates s'opposaient à cette attribution , que les légendes et les effigies n'étaient plus les mômes. La principauté n'ayant été réunie à la couronne qu'en 1766, nous devrions avoir des monnaies de Maximilien IV et de ses successeurs , d'autant plus que l'on possède une ordonnance du duc de Sully contre les faux monnayeurs, datée de 1719. Ces espèces ne me sont jamais passées sous les yeux.

SEIGNEURS DE BOISBELLE ET HENRICHEMONT.

Maximilien P'db Béthune, 1597—1641. Maximilien IV (Pierre-François), 1661—

Maximilien H (François), mort en 1634, 1694.

avant son père. Maximilien V (Pierre-François-Nicolas),

Maximilien III (François), 1641— 1694—1712.

1661. Maximilien VI (Henri), 1712.

MAXIMILIEN I er . 1597—1641.

• 2088. * MAXI . ï> . BEYHVNE . P . S . bHENRIC . ET . BOIB. Buste fraisé , à droite, fi. HIC . PRO . REGE . ET . PATRIA .VIXIT 1637 L. Croix fleuronnée; au centre, M.

BILL. Pied-fort.

Cab. de France. — PI. XLVI, n° 1 er .

Cette pièce, remarquable par sa belle fabrique et par son module tout à fait insolite, n'est connue que par le pied-fort ; ce qui pourrait faire croire que ce n'a jamais été une monnaie courante. Elle a le module et le type des demi-francs de Louis XIII.

Trois exemplaires de ce pied-fort existaient au Cabinet de France; deux sont venus, par échange , en la possession de mon ami M. B. Fillon. Ce sont les seuls connus.

A l'occasion de cette pièce , je dois consigner ici une observation que j'ai déjà faite dans ma Description, c'est qu'il n'est jamais venu à ma connaissance qu'on ait trouvé deux exemplaires du pied-fort de la môme monnaie féodale. Depuis cette époque, mes recherches, si étendues qu'elles aient été, ne m'ont point fait changer d'avis à cet égard. Le pied-fort d'Henrichemont est le seul exemple qui vienne déroger à cet état de choses. Quelles conséquences faut-il tirer d'un fait aussi anormal? Certainement je n'en veux pas conclure qu'on n'a frappé qu'un exemplaire de chaque pied-fort féodal , d'autant plus que nous connaissons plusieurs pieds-forts de la même monnaie royale. C'est un fait bizarre que je me contente simplement de signaler.

2089. ♦ MAX1 . ï> . BEY . P . S . bENRIC . ET . BB. Même type. 4. * DOVBLE . VOVRNOIS . 1636 . L. Trois lis; au milieu, l'écusson aux armes du prince.

Cuivre. Double.

Cab. de France ; coll. Compère, à Plie d'Oléron. — PI. XLVI, n° 2.

2090. Même pièce , frappée en argent.

Cab. de France , coll. B. Flllon.

2091. Variété avec MAXI . I . &c.

Cuivre. Double.

Coll. Senémaud.

2092. MAXI . b . BEYHVNE . P . S . b'HENRIC. Même type. $. Mêmes légende et type.

Cuivre. Double. (Duby, pi. 24, n° 3; Poey d'Avant, n° 699.)

2093. Autre avec P . S bENRIC.

Cuivre. Double.

Coll. Compère.

2094. Autre avec BETHVN .PS. bENRIC.

Cuivre. Double.

Coll. Compère.

2095. Autre avec MAX. $.1636 L.

Cuivre. Double. ( Poey d'Avant, n° 700. )

PI. XLVI, n* 3.

2096. Autre avec MAXI. Six lis et armes. Dans le champ : 1636 L. Cuivre. Double. (Duby, pi. 24, n° 4; Poby d'Avant, n° 701.)

2097. Autre avec MAX. $. 1636 L.

(Poey d'Avant, n° 702.)

2098. Mêmes légendes. Sept lis et demi. 1637 L. ( Poey d'Avant, n° 703. )

2099. Autre avec HENRI R. 1641 H.

( Poey d'Avant, n° 705. )

2100. MAX . b . BETHVNE P . S . bHENR. Même type ; sans grenetis. ^. Même type. 1637 L.

Coll. Compère.

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