‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 252 sur 283 · LOUIS DE FLANDRE · texte numérisé non relu

LOUIS DE FLANDRE

2457. * LVbOVICVS COMES. Croix auxerroise, cantonnée d'une étoile au 2 e . $. * NIVERNENSIS. Ecu aux armes de Flandre, avec le lambel à quatre pendants et trois étoiles pour accoster.

BILL. Denier : 4,50. (De Soultrait, n° 40 ; Duby, pi. 90, n° 3. ) PI. XLVII, n« 44.

2158. Même légende. Croix auxerroise , cantonnée d'une étoile an 2 e , et d'an croissant versé au 3 e . ty. Mêmes légende et type.

BILL. Denier : 0,90. (Ibid., n° 44.) Musée nivernais.

2159. Même légende. Même croix cantonnée au 2 e d'une étoile, et au 3 e d'un croissant. ^. Mêmes légende etlype, sauf qu'un croissant remplace l'étoile que surmonte l'écusson.

BILL. Denier : 0,90. (Ibid., n° 42 ; Duby, Ibid., n° 2 ; Poey d'Avant, n° 726. ) PI. XLVH,n°12.

2160. Mêmes légendes et types.

Coll. Quandalle.

2161. Mêmes légendes et types. Le croissant est au 2 e canton, et l'étoile au 3 e . BILL. Denier : 0,90. (Ibid., n° 43 ; Duby, pi. 90 , n° 2. )

Coll. Plantet.

2162. Mêmes légendes. Au droit, croix auxerroise, cantonnée d'un annelet au 2 e . Au $., écu sans accostement.

BILL. Denier : 0,70. (Ibid., n° 44; Duby, pi. 89, n« 10.) Coll. Grasset.

2163. Mêmes légendes. Même croix non cantonnée. Au $., le lion de Flandre avec lambel, sans écusson.

BILL. Denier : 1,00. (Ibid., n° 45 ; Poey d'Avant, n° 727, et pi. 9 , n° 5. ) PI. XLVII, n°13.

2164. Mêmes légendes et types, sauf que la croix est ordinaire.

BILL. Denier : 1,40. ( Ibid., n° 46 ; Duby, pi. 90, n° 1 er ; Poey d'Avant, n° 725.) Cab. de France. — PI. XLVII, n° 14.

DONZY. •

Donzy, capitale du Donziois, petite contrée située au nord du Nivernais, faisait partie du diocèse d'Auxerre. C'était une baronnie assez considérable , et dont les seigneurs sont connus à partir du commencement du xr siècle. Le dernier fut Hervé IV, qui devint comte de Nevers en 1199.

Ainsi que nous l'avons vu , les sires de Donzy possédaient Saint-Aignan et Gien , et y ont fait frapper monnaie.

Dans la Revue numismatique de 1837, pag. 441 , M. le marquis de Lagrange a publié

deux deniers qu'il propose d'attribuer aux seigneurs de Donzy. Son opinion a été combattue par plusieurs numismatistes ; et, en dernier lieu, H. de Soultrait, dans son ouvrage déjà plusieurs fois cité , expose clairement les motifs qui la lui font rejeter. Il dit, en terminant, que ces deniers doivent appartenir à quelque monnayage voisin des comtes du Mans. L'opinion la plus générale est qu'il faut les placer à l'atelier de Chateldon , en Auvergne. C'est donc là qu'on les trouvera.

LA FERTÉ-CHAUDERON.

La Ferté-Chauderon (Firmitas Calderonis) est un fief du Nivernais et la première des quatre principales baronnies de cette province. Elle avait, dès la fin du xn c siècle, des seigneurs du nom de Chauderon. Elle appartint ensuite aux familles de Chatel- Perron , Dauphins de Jaligny , de Bourbon-Classy , de Montaigu , de Vienne , de la Chambre, Cochet et Andrault de Langeron. Elle prit le nom de ces derniers seigneurs , qu'elle conserva depuis.

Duby (tom. n, pag. 274) consacre quelques lignes à la Ferté-Chauderon; c'est pour dire , d'après Guy-Coquille , que dans les anciens dénombrements le seigneur de. la Ferté-Chauderon prétendait, entr'autres droits attachés à son fief, avoir celui de battre monnaie.

M. de Soultrait , dans son Essai, et M. de Barthélémy, dans son Manuel , pensaient que ces seigneurs ne devaient avoir d'autres droits que quelques bénéfices sur l'atelier du comté. M. de Soultrait ajoutait qu'il avait fait beaucoup de recherches pour retrouver les traces de ce prétendu monnayage , et qu'il n'avait encore rien pu découvrir.

Depuis , ce savant numismatiste ne s'est pas découragé , et ses investigations ont fini par obtenir un succès entier. Il a enfin retrouvé la pièce citée par Guy-Coquille , et , avec un désintéressement complet , dont je lui suis fort reconnaissant , il m'en a envoyé la copie en m'aulorisant à en faire usage. C'est aussi à son obligeance que je dois les renseignements historiques qui précèdent.

C'est dans VInventaire manuscrit des titres de Nevers , de l'abbé de Marolles , que M. de Soultrait a trouvé les extraits suivants que , à cause de leur importance , je vais citer en entier.

« Lettre, de 1317, de Louis, comte de Nevers, touchant la monnoye de la Ferté- Chauderon , dont le droit lui est confirmé par ledit comte de Nevers. »

« Aveu que rend, en 1322, à M«Me comte de Nevers , Ysabeau de Chatel-le-Perron , dame de la Ferlé , pour cause de feu noble homme son chier seigneur et père , M. Hugues de Chatel-le-Perron , chevalier : premièrement , la Ferté-Chauderon et la baronie; item, le droit de faire battre monnaie en ladite baronie; item, la sénéchaussée de Nivernais avec les droits d'icelle, c'est à savoir que quand M. le comte va en bataille pour cause de ladite comté de Nevers , auoir l'avant-garde et l'arrière-

garde au retour; prendre le meilleur chenal au seigneur comte luy monté et doubles gages de banneret; item, la chasse des grosses bestes et autres; item, la maison de Paranches, Toury-en-Surges, Saint-Parise , que tient son cher oncle, Arnoul de Chatelle-Perron ; item, le fief Dorne ; item, le fief de Traynay ; item, les domaines à Pressy et Chaulmes , que tient noble dame Aalis de Montaigu , jadis femme dudit feu Hugues de Chatel-le-Perron ; item, pour cause de sa chère dame et mère, M me Jeanne de la Rivière, jadis femme audit feu son seigneur et père, les appartenances de Chalement. » Ces renseignements sont positifs ; les seigneurs de la Ferté-Chauderon ont eu le droit de faire battre monnaie. Il ne nous reste plus qu'à trouver les produits de cet atelier. Ayons l'espérance que la terre, cette bonne mère, aima mater, nous les rendra quelque jour.

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