‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 258 sur 283 · MONTLUÇON · texte numérisé non relu

MONTLUÇON

La ville de Montluçon ne paraît pas avoir été constituée en seigneurie avant le commencement du xm e siècle. En l'année 1202, Philippe-Auguste la donna à Gui de Dampierre à l'occasion de son mariage , qui avait été célébré quelques années auparavant, avec Mahaut, héritière de la sirerie de Bourbon, pour le récompenser de ses services et en augmentation de doL Gui , quoique son droit fût fort irrégulier, s'empressa de faire frapper monnaie dans ses nouveaux domaines. Il adopta sur ses espèces le type de Gien , dégénéré lui-même du type angevin. On ne peut expliquer cette adoption que par suite de convenances commerciales. Nous avons vu tout à l'heure les sires de Bourbon agir de la même manière. Il y a lieu à faire remarquer que tous les types transportés ainsi loin du lieu de leur origine, et sans qu'il y ait de raison plausible de leur infiltration , sont toujours ceux dont la circulation a été la plus active et dont, par conséquent, l'empreinte devait être plus connue et plus aimée des populations.

Les monnaies de Gui sont toujours rares ; pourtant il y a eu de nombreuses émissions , puisque nous en connaissons cinq variétés de coin.

Gui ayant fait, en 1213, ainsi que nous l'avons vu, un traité d'association de monnayage avec les prieurs de Souvigny, les deniers que nous possédons de lui ont dû être émis dans l'espace de onze années.

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