‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 260 sur 283 · AUVERGNE · texte numérisé non relu

AUVERGNE

Conquise par Ctovis , en 507 , l'Auvergne fit par la suite partie du royaume d'Austrasie. Lors du démembrement ou plutôt de l'extinction de ce royaume , elle tomba , ainsi que toute l'Aquitaine , au pouvoir du duc Eudes. Vaifre, son petit-fils, en ayant été dépouillé par Pépin , l'administration de cette province fut confiée à des comtes amovibles qui , un siècle plus lard , devinrent héréditaires. En 928 , l'Auvergne entra dans la maison de Poitiers, qui la garda jusqu'à ce qu'elle en fût dépossédée par Philippe-Auguste. Plus tard, saint Louis donna une partie du comté à son frère Alphonse. Cette partie fut réunie au domaine de la couronne, en 1272. Le surplus

resta au pouvoir des anciens comtes. En 4 424 , le comté d'Auvergne vint en la possession de la maison de la Tour, qui le conserva jusqu'à la mort de Jean ni ( 1501 ). Jeanne, sa fille, institua Catherine de Hédicis pour son héritière; et l'Auvergne, quoique entrée dans la maison royale , ne vint définitivement à la couronne que sous Louis XIII.

On a cru , pendant longtemps , que les comtes d'Auvergne étaient déshérités de monnaies. Il y avait lieu de s'en étonner, car leur puissance était étendue. On dissertait sur la rareté des monnaies des ducs de Normandie , et l'on passait sous silence celles des comtes d'Auvergne. Je revendique l'honneur d'avoir, le premier, comblé cette lacune et d'avoir restitué à l'Auvergne une monnaie que l'on avait attribuée au Berri.

Le denier connu alors avait un type primitif, quoique déjà dégénéré. Il a dû en exister d'intermédiaires. Je regrette que l'espérance que j'avais exprimée dans ma Description ne se soit pas réalisée , et que , sauf quelques variétés au même type , il ne nous soit rien arrivé pour combler cette lacune si regrettable.

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