‹ Monnaies féodales de FranceChapitre 198 sur 275 · COMTÉ DE SOISSONS · texte numérisé non relu

COMTÉ DE SOISSONS

D'après le témoignage de Grégoire de Tours, le Soissonnais aurait eu des comtes sous la première race de nos rois. Le premier comte héréditaire est Gui , dont l'établissement doit dater de la fln du x* siècle. Au xne, le comté passa dans la maison de Nesle , et dans celles de Hainaut et de Coucy au xtv". Il ne fut réuni à la couronna qu'en 1751.

Les comtes de Soissons ne paraissent avoir fait frapper monnaie qu'après la fermeture de l'atelier épiscopal. Quant à l'abbaye de Saint-Médard , elle monnaya concurremment avec les évéques et les comtes.

Si l'on voulait tenir compte des monnaies frappées au nom royal avec le monogramme carlovingien , et y trouver quelques pièces émanant de la puissance féodale, on pourrait, sans déranger l'ordre que j'établis , supposer que les comtes auraient monnayé antérieurement aux évéques; que ceux-ci, devenus plus puissants, auraient écarté l'influence laïque, qui plus tard reprit le dessus. Peut-être aussi les prélats ont-ils droit à réclamer ces monnaies. Dans tous les cas et dans l'état actuel des choses , je ne vois pas de traces d'un monnayage simultané des évéques et des comtes.

Le type de toutes les monnaies de Soissons est constamment resté le même. On y voit la porte d'un temple. Les uns veulent y trouver l'empreinte du portail carlovingien; M. de Barthélémy propose d'y reconnaître le portail de l'église de Saint-Médard.

Duby n'a connu qu'un petit nombre de monnaies des comtes de Soissons. Des découvertes successives ont enrichi celte série, dont les produits sont assez rares, sauf les pièces de Raoul , que l'on trouve plus facilement.

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