RENAUD DE DAMMARTIN
«627. * RGINNAVLY COMS (V et L liés). Dans le champ, épéc posée en pal ; à droite , un grand "K accosté de quatre besants. * BOIVN6NC Croix cantonnée de trois besants posés 2-1 aux I" et 4*. BILL. Denier. (Revue, 1857, pag. 440 ; vignette.) Musée de Saint-Omer cl coll. Dewismes. — Pl. CLIV, n« 23.
»if>28. Variété avec CO>ES.
BILL. Denier, (lbid., pag. 447.) Musée de Boulogne.
M. Deschamps a fait ressortir, à juste titre, la bizarrerie des légendes, qui, des deux .otés, se trouvent en langue vulgaire.
rtG29. XR€N7n> COM'. Dans le champ, BOLONV en deux lignes. BOLV- NEN*E. Croix cantonnée d'un croissant aux 2* et 3'. BILL. Denier : 0,98. (Duby, pl. 74, n» 1"; Revue, 1838, pl. 2, n» 6.) Pl. CLIV, n» 24.
W>30. Mêmes légende et type. BOLVNEME. Même type. BILL. Denier : 0,98. (Poey d'Avant, n° 1852.)
t.631. Autre avec BOLVNGNE au fi).
BILL. Denier. (Revue, 1841, pag. 36; vignette.) Cab. de France. — Pl. CLIV, n" 25.
Sur ces trois dernières pièces , Renaud de Dammarlin a adopté le type et même la ra brique des deniers parisis de Philippe -Auguste , émis par les villes de la Picardie et «le l'Artois, Saint-Omer, Arras, Péronne et Montreuil. La légende du revers est aussi en français. Dans sa brochure sur une Nouvelle découverte de monnaies picardes , M. Rigollot a attribué à Boulogne un petit denier ou maille avec le nom de Robert. Il fst impossible de l'accepter pour celte ville. Je le renvoie à l'Artois.
Comme on le voit, la série des monnaies de Boulogne, quoique peu nombreuse, a pourtant un assez grand intérêt. Pressé par le temps et le défaut d'espace, je regrette de n'avoir pu lui consacrer un examen plus étendu. Les numismalistes seront , à mon défaut , complètement édifiés par les savants travaux de M. Deschamps-de-Pas.
M0NTREU1L.
Quoique faisant partie du Ponlhieu, Montreuil formait un comté séparé, qui toutefois n'a pas eu de seigneurs particuliers. Les comtes de Ponthieu prenaient aussi le litre de comtes de Montreuil. Helgaudll, qui régnait vers 878, fit fortifier la ville et y construisit un château. Ses successeurs prirent le titre de comte* •le Montreuil , et , dans les chartes , ils l'emploieol de préférence à celui de comtes de Ponlhieu.
La numismatique de Montreuil parait, au premier abord, assez embrouillée: c'est, je me permettrai de le dire , que les investigations n'ont pas été dirigées d'un bon côté. MM. Desains et Rigollot s'en sont occupés d'une manière particulière ; mais , se confiant sur quelques documents historiques qui semblent faire croire que les rois de France ont eu, à diverses reprises, la possession de Montreuil, et que particulièrement ils sont restés les maîtres du château, où ils avaient établi un atelier monétaire, ils en tirent, comme on le faisait alors, la conséquence que toutes les monnaies portant des noms de rois sont de toute évidence royales. Mais les puissants comtes de l'onihieu ont , à diverses reprises, secoué le joug de l'autorité royale , et n'ont pas manqué de s'emparer en même temps des bénéfices que procurait l'exercice du droit monétaire. Par des raisons purement commerciales et de convenance, leurs espèces ont été copiées sur celles émises précédemment par les rois. Il suffit d'un examen attentif des monnaies elles-mêmes, pour prouver que les choses se sont passées ainsi.
663*. * HENRIaVZ . IIIPI. Croix cantonoée d'un V au 1", d'un 2 au 4% et d'un oméga aux 2' et 3«. * CASTRA MONï*a. Temple dégénéré. Une croisette au cenlrc.
BILL. Denier. (Revue, 1842, pl. 5, n« !•».) Coll. Rigollot. — Pl. CLV, n» V.
C'est sur l'affirmation réitérée de M. Desains que cette pièce, dont la lecture est douteuse, est donnée à Henri I".
PHILIPPE I"
6633. * PHIL ... PVS RE. Temple étroit et pointu; quatre points enlre ses colonnettes, et deux annelets pour accoslements. * MOSYEROL. Croix cantonnée de deux croi selles et de deux omégas dégénérés. BILL. Denier. (Conb., pl. 47 bis, n» 4; Revue mm. fr.t 1839, pl. \n, n* l".) Coll. Maltet.
0634. Variélé avec MOSTGROL.
BILL. Denier.
Coll. Quandalle.
0635. * PHILIPPV2 RIIX. Croix cantonnée d'un 2 an 1", d'an T an 4% et d'an oméga dégénéré aux i' et 3*. R. * CA2TRA MOONTij. Temple dégénéré à deux portes.
BILL. Denier. (Mallet et Rigollot, n» 7.) Pl. CLV, n» 2.
6036. Variété avec * PHIIPPV2 I uEX.
BILL. Denier. (Ibid., n' 8.) Pl. CLV, n" 3.
0037. Variété avec PHIIPPIV2 II E PEX. La croix est cantonnée d'un V au i". d'un 2 au 4% et de deux omégas aux 2* et 3*.
BILL. Denier. (Ibid., n» 10.) Pl. CLV, n« 4.
0038. Variété avec * UN RPII ... X.
BILL. Denier. (Ibid., n* 11.)
Pl. CLV, n» 5.
On a voulu , pendant quelque temps, attribuer ces monnaies à Phi lippe- Auguste : maintenant on les Tait remonter, à juste litre , jusqu'à Philippe Ier. On ne doit attribuer à ce roi que celles dont la légende est régulière. Les autres appartiennent aux comtes de Ponlhieu et de Montreuil.
0039. LODGlVcu REX (un trait sous l'X). Croix cantonnée d'un oméga aux I" et l*. d'un S au <*, et d'un T au 3*. i^. * MONST€ROLV. Temple ou châlel dégénéré et pointu.
BILL. Denier : 1,14. (Mallet et Rigollot, n° 85. > Coll. F. Parenteau. — Pl. CLV, n» 6.
0040. * REX LObOVICVS. Temple dégénéré. * MONSTEROLVM. Croix cantonnée d'un oméga au 1", d'un alpha au 4', et de quatre points aux 2' cl 3'.
BILL. Denier. (Lelewel, pl. 8, n" 28; Bévue num. fr.. 1839, pl. 2, n" 3 * Coll. de Crouy. — Pl. CLV, n» 7.
0641. Variélé : l'alpha est au i", cl l'oméga au 4'. BILL. Denier. (Mallet et Rigollot, n» 79.) Pl. CLV, n*8.
0642. * REX LODOVICVS. Temple. i,. * MONSY6ROLVM. Croix canionnée de trois poinls avec queue (en forme de lis) aux i" el 4e, d'un oméga au 2*, d'un alpha au 3*.
BILL. Denier : 0,87. (Conb., pl. 50, n° 9; Mallet et Rigollot. n" 86.) Pl. CLV, n» 9.
0643. * LOÛOVICVS R€. Temple en forme de ruche; trois points entre les colonnettes; deux croissants pour accoster. * MOSTGROL. Croix cantonnée de deux Y cl de deux omégas dégénérés.
BILL. Denier, flbid., n» 83, et pl. 50, n» 10; Revue, 1839, pl. 2, n4 2.) Coll. Ducas. — Pl. CLV, n» 10.
0644. * LODEVICV . REX. Croix pattée. * MONSTEROLV. Temple dégénéré el très abaissé.
BILL. Denier. (Co?m., n* 86; Mulbt cl Rigollot, n* 80.) Coll. Voillemier. - Pl. CLV, n'H.
Noos n'avons peut-être pas le prototype de ces monnaies, qui appartiendrait a Louis VI. Les autres sont féodales.
M. Cartier a relevé l'erreur de M. Lelewel , qui, dans sa Numismatique du moyen- Age (pl. 8, n* 23), a dessiné un denier de Hontreuîl. La légende de l'avers mal lue lui avait suggéré des idées qu'il n'a pas tardé à abandonner, quand, au moyen d'un exemplaire mieux conservé , on lui a eu démontré qu'il s'était trompé.