‹ Monnaies féodales de FranceChapitre 235 sur 275 · JEANNE DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

JEANNE DE CONSTANTINOPLE

0800. * COMITISSA. Croix cantonnée de quatre coins, ft. S.TJn.es.Tîlî .e. Croix cantonnée de globules.

AR. Denier. ( Revue num. fr., 1842, pl. 8, n' 8.) Pl. CLIX, n» 4.

6801. S . Oîlî . CS . OJRG. Croix paltée, cantonnée de quatre astérisques évidé*. iV • •S.»»îT»S.»»$Iî». Croix fleurdelisée.

Coll. Serrure. — Pl. CLIX, n* il.

Commencement du xin* siècle.

6802. Saint Orner marchant à gauche et tenant une crosse. Entourage de ros«>. rç. S.6.Ï.O. Croix paltée , coupant la légende et cantonnée de trois globules

AR. Denier. (Hbrmand, n* 14.)

Commencement du xm* siècle.

L'attribution du n" 6800 n'est pas contestée. Suivant M. Serrure, le denier qui If suit est de la même époque.

6803. STS . O . STS. Un rameau d'olivier entre deux crosses, et surmonté de iroi> globules, ty. Croix cantonnée de deux S et de deux lis. Bordure de globules ri <\v croissants.

AR. Denier. (Ibid., n» 8.)

Ce denier est do xm* siècle.

6804. STOJne.STOnîe. en légende rétrograde. Téle à droite, ceinte d'une couronne à un lis; devant le buste, un bâton ou sceptre fleurdelisé. SOfl?€ S Ome; les lettres divisées par huit sections de cercle. Croix cantonnée de quatre globules.

AR. Denier. <lbid., n* 9.)

M. Hermand veut placer l'émission de ces deniers vers 1223. D'après M. Serrure, il faudrait les repousser à la fin de ce siècle.

6805. Sans légende. Rosace ou étoile formée d'un cordon entrelacé. Croix. Arcs formant la légende.

Bévue num. belge, tom. 6, pl. 11, n* 4.) Coll. Hermand, à Saint-Omer, et Bigant, à Douai.

680G. Même type. R.S.e.O.JTl.S.e.O.m. Même type. AR. Maille. (Ibid., n* 2.)

5807 . Crosse tournée à gauche, entre deux bâtons magistraux et deux anneau* Croix fleurdelisée.

AR. Denier. (Berne num. belge, pag. 81.)

Ces pièces sont contemporaines des deux précédentes.

6808. S*S*eS*AS*e. Figure a mi-corps à gauche , tenant à la main une épée ou un b;Uon magistral. ^. Sans légende. Croix cantonnée de quatre globule» et coupée aux angles par une croix lonpe et fourchée. AR. Denier : 0,90. (C.-A. Seiirdhe, brochure, pl. , n» 2.) Coll. C -P. Serrure. — Pl. CLIX, n« 6.

Nous devons à M. Serrure la publication de ce grand denier, que M. Hennand paraît vouloir refuser à Saint-Omer. Il est de fait que son module insolite dérange les systèmes préconçus. Je ne crois pourtant pas que Ton puisse loi donner une autre attribution. Je suis amené à celle conclusion , en considérant le type du revers semblable à celui que M. Hermand a gravé au n° 10 de la planche qui accompagne son mémoire sur Quelques monnaies frappées à Saint-Omer, et que nous retrouvons encore an n" G"99 que je viens de décrire.

(.809. * SO SO SOS. Ornement en forme d'oméga renversé et surmonté de deux branches d'olivier. APVT. Croix brève, cantonnée de quatre annelets d'où parlent des crosses adossées, formant ensemble une croix fourchue et placée transversalement sur la première.

AR. Denier. (Ibid., n" 10.)

Première moitié du xiv siècle.

Ce denier est de la fin du xnr siècle, d'après M. Hermand, et plus ancien de cetil années, suivant M. Serrure. Dans tous les cas, il y a lieu de rapprocher cette pièce Se ■ elle que j'ai, peut-être mal à propos, donnée à l'Artois ( pl. CLVII , n» 16) C'esl aussi l'occasion de rappeler ici le désaccord qui existe entre M. Hermand et les numismatistes belges, au sujet des monnaies signées du nom de Robert. M. Serrure v

prend pari. La polémique a élé vive des deux côtés. J'ai déjà dit que j'inclinais vers l'opinion de M. Hermand , qui me semble appuyée sur des preuves historiques d'une certaine solidité.

6810. Sans légende. Croix évidée en losange , portant en cœur un annelet et cantonnée de quatre annelels d'où parlent quatre ornements Taisant ensemble une croix fourchue. * VNAGNTO. Croix cantonnée de deux S et de deux annelets. AR. Denier. (Ibid., n° 12.) Pl. CLIX , n« 30.

0811. Même type. VIIACNTO. Même type. AR. Maille. (Hermand, Uist. de l'Artois, n* 98.) Pl. CLIX,n* 29.

Après avoir donné à Sainl-Omcr ce denier, qui est du commencement du xiv siècle, N. Hermand, dans son dernier article, le reporte à Belhunc . à cause de l'extrême ressemblance du type avec celui des monnaies de celte ville. Déjà, dans son Histoire monétaire de CArtois, n- 97 et 98, il avait attribué à celte ville deux pièces avec la même légende , et y voyait le nom d'un monétaire. M. Serrure est d'avis d'y voir le nom de la ville de Saint-Venant. Son opinion est séduisante, et parait acceptable. Avant de s'y arrêter définitivement, on devra recourir aux raisons qui ont été fournie» de part et d'autre. Il faudra surtout remarquer quo PO, qui se trouve à la fin de la légende, est une superfétalion particulière à quelques monnaies de l'Artois.

Dans sa brochure, M. Serrure s'élève vivement contre les interprétations hasardées de M. Hermand, qui, prenant les lettres d'une légende isolément, en forme une phrase entière. On a dû voir, dans le cours de cet ouvrage, que je repoussais absolument celte manière d'expliquer les légendes. J'ai dit qu'il fallait la laisser au père nardouin. Ces observations s'appliquent au n* G800, sur lequel M. Hermand lit deux fois : Moneta Emissa Sancti Odomari Yerritorii, et au ne 6810, où il veut voir : Sigmm Verum Uorœ Monetœ Verritorii Odomari Sancti. On conçoit qu'il est difflcilc de le suivre sur un pareil terrain.

FAUQUEMBERGUES.

La seigneurie de Fauquerabergues n'avait d'importance qu'en ce que ses possesseurs étaient châtelains de Sainl-Omer. M. Hermand, qui, dans son Histoire monétaire de V Artois, a compris Fauquembergues, est d'avis que celte localité élait trop peu importante par elle-même pour lui permettre de battre monnaie, et que ce n'est qu'en vertu de la possession de la châlellenie de Saint-Omcr, que ses seigneurs purent se permettre d'user des droits régaliens.

On ne trouve aucune mention du monnayage de celte ville avant le commencement

Ju xtv siècle. Pourtant M. Hermand donne, comme appartenant à Fauquembergue-. deux petits deniers ou mailles anonymes, qu'il place au commencement du xiu* siècle. Je dirai, en les décrivant, les conjectures qu'ils me suggèrent. Quoique, à mon avU. il y ait peu d'espoir de remplir les lacunes qui existent dans ce monnayage, je donnerai néanmoins une partie de la liste chronologique des seigneurs de Fauquembergues, telle qu'elle a été rétablie par M. Hermand.

On trouve, jusqu'au milieu du xv siècle, des mentions de la monnaie de Fauquembergues; mais on est fondé à croire que ces privilèges, dont les seigneurs m' paraient , n'étaient plus qne purement honorifiques.

Kléonore , femme de Rasse db Gavre, Walf.rand de Raineval , 138 i.

mentionnée en 1290 jusqu'en 1326. Jeanne de Raineval. Réatrix , femme de Robert de Fiennes , Jean II de Beaumont, mort en 1415.

morte en 1363.

G812. Femme debout, tenant d'une main un lis ou un trèfle , de l'autre un faucon... ft. Croix losangée, cantonnée de lis ou de quiotcfeuilles. AR. Obole. (Duby, pl. 109, n» 1*'.) Pl. CLIX, n« 13.

0813. Variété : la croix du i\. n'est pas cantonnée. AR. Obole. (Duby, pl. 109, n» 2.) Pl. CLIX , n» 14.

Ces deux pièces ne sont connues que par les dessins de Duby, qui a tiré l'une du recueil de M. de Boze, et l'autre du Mamttcril de Saint-Victor. C'est dire que leur origine est fort suspecte. Aussi M. Hermand doute-l-il de leur existence, et, si par hasard on venait à les retrouver, il les attribuerait à une comtesse de Flandre.

ï>814. Château à trois tours sur trois arches cintrées. ^. Cmx pattée, cantonnée d'un croissant contenant nn bcsanl.

AR. Obole. (Hermand, pl. 9, n" 99.) Coll. Hermand. — Pl. CLIX, n° 15.

SEIGNEURS DE FAUQUEMBERGUES.

Guillaume V, 1192 vers 1244.

Guillaume VI, vers 1244—1248 ou 1249.

Réatrix et Philippe d'Aire.

Maiiaut et Jean d'Ypiies. Guillaume VII, mort en 1252.

Adeline de Gli.nes, tutrice.

Guillaume VIII, 1273.

Jeanne de Luxembourg, 1370 ou 1372

Jean d'Avesnes de nouveau, 1370 ou

Jean d'Avesnes, dit Sanse de Beaumoxt.

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