‹ Monnaies féodales de FranceChapitre 46 sur 275 · FRANÇOIS IL · texte numérisé non relu

FRANÇOIS IL

5134. FRANC PRINC. Le prince agenouillé, recevant l'étendard des mains de Saint Marc ; sous la bandcrolle , DVX ; à gauche et circulairement de bas en haut , S M TREVO (Sanctus Marcus Tretosi). Au SIT TX ADIVTO REGIS TE t>OM- BA (SU libi Chrùte adjutor régis iste Dombarum), dans une auréole ovale; le Christ bénissant et entouré de seize étoiles.

OR. Scquin : 3,45. (Revue, 1857, pag. 2G6, vignette.) Coll. Morin. — Pl. CXV, n* 20.

Lorsque M. Morin me montra, il y a plus de quatre ans, celle précieuse monnaie cl me permit d'en prendre une empreinte , nous tombâmes d'accord sur son attribulion .

cl tout naturellement nous la donnâmes à François, prince de Dombes. C'était aussi l'opinion de M. Julius Friedlander, qui, dans une brochure publiée à Berlin en 1843, a fait connaître un autre exemplaire de ce sequin , paraissant offrir quelque variante, en ce qu'il y aurait ADIWOR. Tel n'a pas été l'avis de M. Mantelier, qui, dans la Retue (loco cit.), a consacré un mémoire à la mémo pièce. Cet auteur tend à prouver qu'elle doit avoir été émise par Anne -Marie -Louise. Voici une partie de son argumentation : Boucher d'Argis , qui fut membre du conseil souverain , et qui , par conséquent, devait être bien informé, dit, dans un mémoire sur le pays de Dombes, « que Mademoiselle fit fabriquer... des pièces de cinq sols, dont il se fit un grand commerce dans le Levant , et des sequins d'or au coin de Sainl Marc. Les Vénitiens s'en plaignirent hautement ; mais la souveraine de Dombes leur répondit que Saint Marc était le patron de Trévoux , comme il l'est de Venise. «

Aucun titre de ce genre ne nous apprend que François ait fait fabriquer des sequins. Il ne dut pas en effet se livrer à cette spéculation , qui lui eût été peu avantageuse, puisqu'à cette époque , cette nature de monnaie ne circulait que dans l'Italie et dans le Levant. On sait, au contraire, que sous Mademoiselle un grand commerce des monnaies de cette princesse eut lieu dans les échelles du Levant. Si ce sequin appartenait à François, ses successeurs Henri, Marie et Gaston n'auraient pas manqué d'en émettre. La présence du nom de ce prince sur celte monnaie vient de ce que Mademoiselle n'y pouvait pas mettre le sien, qui eût rendu la contrefaçon trop visible cl imparfaite; tandis qu'avec celui de François, elle donnait A sa monnaie une libre circulation, puisqu'un grand nombre des doges de Venise se sont appelés ainsi.

Raisonnant dans le sens de l'hypothèse de M. Mantelier, j'irai plus loin que lui cl je dirai que Mademoiselle n'a peut-être pas eu l'intention qu'il lui prèle , c'est-à-dire qu'elle n'a pas songé au nom de son prédécesseur, et que le mot FRANC a été introduit comme trorope-l'œil, et pour rendre l'imitation plus complète.

J'adresserai aussi un très léger reproche à M. Mantelier. Il me semble qu'il a été chercher trop loin ses termes de comparaison. En effet, pour le rapprocher de celui de Mademoiselle, il prend pour exemple le sequin de François Dandolo, qui fut doge de Venise en 1328. Il a beau dire que, du xmc au xvn° siècle , le type et la légende des sequins ne Turent pas changés , il sera toujours difficile d'admettre qu'après plus de trois siècles et demi, ne fût-ce que par leur fabrique, « ces pièces n'offraient pas entre elles une différence bien sensible. »

Il faut l'avouer, les preuves apportées par M. Mantelier { preuves que je n'ai pas pu toutes rapporter) sont en faveur de l'attribution de celle pièce à Mademoiselle , et je crois qu'il faut la lui rendre. Une seule circonstance pourrait faire changer d'opinion, c'est l'apparition d'un sequin semblable, avec le nom d'Anne-Marie-Louise. J'ajouterai, avec M. Mantelier, • que je doute qu'on le rencontre , et , le cas échéant , personne plus que moi n'en éprouverait une satisfaction sincère. •

5135. * FRANCIS . P . DOMBAR . D . MONT1S. M. Eco aux armes de Bourbon , couronné fi. * DNS . AIVT . ET . REDEM . MEVS. 1587. Croix à palmcltcs.

OR. Pislolc. (Duby, pl. 44, d» 7.) Je n'ai nulle part rencontré cette pièce.

5136. * FRANCIS . P . DOMBAR .ï> . MONTIS . M. Ecu de Bourbon, couronné et accolé de deux F couronnés, fil. * DNS . ADIVT, Ac. 1587. Croix échnncrée cl cantonnée do quatre couronnes.

BILL. Douzain : 1,74. (Mantblibr, pl. 5, n° 5; Poey d'Avant, n» 1344.) Pl. CXV, n«21.

5137. * F . D . BOVRB . P . D . TOMBES . M. Buste à gauche. * DOVBLE . TOVRNOIS. 1585. Trois lis avec bande.

Cuivre. Double : 2,28. ( Mantblibr, pl. 0, d* 4; Poey d'Avant, n° 1345.) Pl. CX VI, n° 1".

M38. * F.D.BOVRB.P.D.DOMBES.M.Mémclypc. 1%. * DENIER TOVR NOIS. 1585. Deux lis avec brisure.

Cuivre. Denier. (Sirand, pl. lre, n" 6.) Pl. CXVI, n«2.

5130. * F D. DOMBAR . D. MONTIS. M. Dans le champ, F couronné et accompagné de trois lis. * Ï>NS . ADIVTOR . MEVS. 1585. Croix patlée. BILL. Liard : 1,87. ( Manteuer , pl. 5, n« 6 ; Poey d'Avant, n" 1340.) Pl. CXVI , n» 3.

5140. * FRANCIS . P . DOMBAR . D . MONTIS. Grand F couronné, accompagné de trois lis. Rj. * DNS . AIVT . ET . REDEM . MEVS. 1586. Croix llorencée

BILL. Six blancs : 4,01. (Poey d'Avant, n° 1347, et pl. 19, n» 8.) Pl. CXVI, n» 4.

5141. Mêmes légendes et types.

BILL. Demi de la pièce précédente : 1,55. Coll. Morin.

M42. * FRANCISCVS P DOMBAR D MONTISP. Dans le champ , H couronné et accosté de deux lis. %. * DNS ADIVTOR ET REDEM MEVS. 1584. Croix évidée, terminée à chaque branche par un lis. BILL.

Pl. CXVI, n" 5.

Ces trois dernières pièces sont de la plus grande rareté.

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