‹ Monnaies féodales de FranceChapitre 49 sur 275 · ANNE-MARIE-LOUISE. 1050— 1C · texte numérisé non relu

ANNE-MARIE-LOUISE. 1050— 1C

r>21 7. * MARIA . P . DOMBAR . D . MONTIS . PEN. Ecnsson couronné, accosté de deux M. i$. * DNS ADIVTOR . ET . REDEM . MEVS. 1657. Croix fonrcliée et cantonnée de quatre lis.

BILL. Donzain. ( Mantelieh , pl. 10, n° 3.) Cab. de France. — Pl. CXVIII, n" 6.

5218. AN . MA . LVD . PRIN . SVPRE . DOMBAR. Tête avec collier à droite, hj » DOMINVS . ADIVTOR ( A ) ET . REDE . MEVS. 1673. Ecu couronné. AR. Grand ecu blanc.

Cab. de France. - Pl. CXVIII, n» 7.

r>219. Môme légende avec DOMBA. Mêmes type et fl. «569. AR. Demi-écu blanc. (Mantelier, pag. 91, n* 114.) Coll. Norblin. — Pl. CXVIII, n» 8.

r>220. Mêmes légendes et types. Le mot DOMINVS du f$. est suivi d'une croisétte. 1073. Etoile.

AR. Demi-écu blanc. ( Mantelier , pl. 40, n4 9.)

"►421. Mômes légendes et types.

AR. Quart d'écu blanc. (Ibid., n» 110.) Cab. de France.

T.222. AN . MA . LOV . PRINC . SOVV . DE DOMB. Cœur. Tête à droite, ft. DNS. ADIVT. ET (A) REDEM . MEVS. 1059. Ecu couronné. AR. Douzième d'écu ou pièce de cinq sols. (Manteuer, pag. 78, n* 89.)

5223. Mêmes légende et type. f*. DOMINVS AÛIVTOR (A) ET. REDEM. MEVS. Rose.

AR. Douzième d'écu. (Ibid., n« 90; Poby d'Avant, n» 1381.)

5224. Mômes légendes et types des deux côtés.

AR. Sixième d'écu. Pièce de dix sols. (Ibid., n» 91.) Cab. de France.

5225. AN.MA.LOV PRINC . SOW . DE . DOM. Même type. * DNS * ADIVTOR ( A) ET REDEM MEVS. Même type. 16-65.

AH. Douzième d'écu. (Sirand, pl. l™, n° 9.) Pl. CXVIII, n»9.

5226. AN . MA . LVD . PRINC . SVP . DOMBA. Même type. DNS. ADIV- TOR (A) ET. RED . MEVS. 16-64. Rosace.

AR. Douzième d'écu. (Maktelier, pl. 10, n° 3.) Cab. de France. — Pl. CXVIII, n» 10.

5227. AN . MA LOV . SOW . DE . DOMBE. Même lypc. A l'exergue, 1667. H. Sans légende. Eco en losange aux armes de Bourbon , couronné et accosté do deux branches de laurier.

AR. Douzième d'écu. (Duby, pl. 47, n° 14.) Pl. CXVIII, nMl.

5228. AN . MA . LOV . DE BOVRBON. Tête à droite. PRINC. SOW . DE . DOMBES. Ecusson couronné , accosté de 16-67.

AR. Douzième d'écu. {Mantelibr, pl. 10, n° 4.) Pl. CXVIII, il» 12.

5229. Mêmes légende et type. 6). * PRINC. Lis. SOW DE. Lis. DOMBES. Même type. A l'exergue, A.

AR. Cinq sols.

Coll. Morin.

Noos venons de voir que , pendant les cinq premières années du règne de Mademoiselle, la monnaie avait été battue au nom et avec les coins de Gaston. Nous avons vu le même fait se reproduire à chaque changement de règne de trois de ses prédécesseurs, mais jamais d'une manière aussi prolongée. Cela peut s'expliquer par la vie agitée que mena Mademoiselle, pendant les cinq années qui suivirent son émancipation. Activement mêlée aux troubles de la Fronde, dont elle fut un moment l'héroïne, elle finit par être exilée de la cour et se réfugia à Saint-Fargeau, jusqu'en 1657. On conçoit qu'avec une existence aussi orageuse , elle ne pouvait guère s'occuper de -a monnaie de Dombes. Mais le fermier qui la régissait ne perdait pas de vue ses droits et ses bénéfices, et probablement il s'estima heureux que les circonstances lui permissent d'éparper la dépense de nouveaux coins.

Rentrée chez elle en 1658, la princesse s'occupa peu , à ce qu'il parait, d'activer la fabrication de sa monnaie. Dès 1657, on avait frappé des douzains avec le nom de Marie seul. Celte émission ne dut être que momentanée, si nous en jugeons d'après la rareté de ses produits. Le monnayage des pièces en argent avec le nom d'Anne-

Marie-Louise , qoi fut conservé jusqu'à la fin , ne commença qu'en 1659. On débuta par les douzièmes d'écu on pièces de cinq sols , dont le cours a été si étendu. Enfin ce n'est que vers le milieu du règne de Mademoiselle , que nous trouvons l'écu d'or, l'écu blanc et ses divisions, et le liard de billon.

Je viens de mentionner le douzième d'écu ; celte pièce doit arrêter un moment notre attention. Tous les auteurs, qui se sont occupé de la numismatique de la principauté de Dombcs, ont parlé des singulières particularités qui se rattachent à celle espèce de monnaie. MM. Mantelier el Sirand ont donné des détails intéressants sur ce sujet. Mais ni l'un ni l'autre ne me parali avoir eu connaissance de ce que dit Chardin dans son voyage en Perse ; et pourtant ce célèbre voyageur, qui écrivait dans le dernier quart du xyu« siècle, a donné des renseignements curieux et étendus sur le commerce que Ton faisait en Orient au moyeu de ces pièces de cinq sols. M. Sirand cite le manuscrit d'un M. dcPoleins, qoi se trouve aux archives de France , et, selon toute apparence , c'est là que M. Mantelier a aussi puisé ses renseignements.

De ce que Font connaître ces deux derniers numismalistes , il résulterait que la belle fabrication des douzièmes d'écu de Mademoiselle leur aurait acquis, dans les échelles du Levant , une telle faveur, qu'ils avaient fini par devenir des objets de toilette ; si bien que , la mode aidant , on finit par en couvrir ses habits. Les ateliers de Dombes fabriquèrent une très grande abondance de ces monnaies, et l'on expédia des \ aisseaux qui en étaient entièrement chargés. La spéculation avait une trop grande réussite, pour que la contrefaçon ne s'en mêlât pas. Aussi arriva -t-il qu'à Trévoux on commença à altérer le métal , qui d'abord était si pur, el que, chacun voulant profiter de la vogue de ces monnaies et prendre part aux immenses bénéfices qu'elles procuraient, on vit toul le monde essayer à l'envi de faire son profil de cette fructueuse spéculation. En France, les princes d'Orange, qui eux aussi fabriquaient des pièces de cinq sols , leur donnèrent un aspect ressemblant à celles de Dombes. En Italie , en Allemagne , de petits princes suivirent cet exemple et inondèrent le Levant d'imitations plus ou moins parfaites de ces monnaies. Un lel empressement eut le résultat que l'on aurail dû prévoir. Les falsifications furent tellement nombreuses el si audacieuses, qu'à la fin on ne fabriquait plus que des pièces en très bas aloi, et quelquefois même cllos n'étaient qu'en cuivre blanchi. Soil que la mode eût changé, soit que l'on eût ouvert les yeux sur des tromperies trop grossières, ce commerce finit toul d'un coup , el quelques-uns des spéculateurs éprouvèrent des perles énormes.

Chardin n'en fait pas des objets de toilette et de mode. Selon lui , ce n'était qu'un commerce purement d'argent, qui commença en 1056 et dura pendant treize années. La première date n'est pas d'accord avec les monnaies que nous avons, puisque nous ne connaissons que le millésime de 1659, ce qui est assez conforme aux données historiques.

Chardin qualifie d'inique le négoce de ces monnaies, que les Turcs appelaient

Timmitu. Ils les prenaient d'abord pour la valeur de dix sols ; elles restèrent quelque temps à ce prix et tombèrent à sept sols et demi. On ne voulait pas d'autre monnaie ; mais , ainsi que je l'ai déjà dit, Popp.1l des énormes gains qne Ton réalisait lit bientôt altérer ces pièces. On en fabriqua d'argent bas à Dombes, à Orange et à Avignon. Ce fut encore pis à Monaco et à Florence. Enfin on en monnaya dans des châteaux «'•cariés de l'Etat de Gènes et en divers autres lieux. Cet étal de choses ne pouvait pas durer longtemps. Ceux à qui ces espèces étaient destinées s'aperçurent de la falsification et les décrièrent , sauf celles du vrai coin de France, dont on réduisit la valeur à cinq sols. Les pièces de Florence , de Monaco cl de Dombes ne furent plus payées que quatre sols. Peu à peu ils décrièrent en masse toutes les monnaies de coin altéré et ne voulurent plus que celles de bon aloi. Mais comme celles-ci valaient intrinsèquement plus que leur cours, on cessa d'en envoyer dans le Levant. Ce décri, comme on Ta vu , causa un grand préjudice à ceux qui avaient entrepris ce commerce sur une grande échelle, et qui se trouvaient avoir une forte quantité de marchandises. Chardin ajoute que les Anglais furent la cause de ce décri , parce que le négoce des pièces de cinq sols avait fait hausser le prix des soies, et que, si la spéculation des pièces de cinq sols avait continué, ce commerce était ruiné.

Il n'est pas douteux que Chardin fût bien informé, puisque ses renseignements ont été recueillis dans le pays même et justement à l'époque où ce négoce avait lieu. Malgré le silence de cet écrivain sur l'autre usage des pièces de cinq sols , tel qu'il nous est donné par M. de Poleins, il est bien certain qu'elles ont été quelquefois des objets de toilette. Nous en avons les preuves matérielles , en ce que nous en rencontrons assez souvent qui sont percées, et qui par conséquent ont dû être attachées aux habits.

De ce que sur la plupart des monnaies que je viens de décrire , on trouve au revers la lettre A placée de la môme manière que sur les monnaies royales, M. Sirand en a inféré qu'elles avaient été battues dans l'atelier de Paris. M. B. Fillon (Calai. Romseau, pag. 92) a adopté la môme idée. M. Manlelier (Revue, 1850, pag. 00) , répondant à M. Sirand, n'a pas eu de peino à établir qu'il n'en était rien. Ses arguments sont nombreux et sans réplique ; les principaux sont l'absence de tout texte mentionnant un pareil monnayage , et en ce que nous trouvons à Dombes d'autres lettres monétaires. On sait d'ailleurs que Louis XIV regardait d'un fort mauvais œil toute monnaie étrangère faisant concurrence à la sienne , et qu'il se fût bien gardé de prêter ses balanciers pour fabriquer celle de Dombes , qui lui causait d'autant plus de préjudice qu'elle portait Fécusson fleurdelisé. Cela est si vrai , qu'il cherchait par tous les moyens possibles à entraver sa circulation et songeait ù l'anéantir, ce qu'il ne manqua pas de faire aussitôt qu'il en trouva l'occasion. Enfin il y a un dernier argument qui est encore plus péremptoire, c'est que ce fait de fabrication eût été une infraction formelle aux lois du royaume.

5230. AN . MA . LOV . PRINC . SOVV. Ï>E . DOM. Buste à long col et tool différent par la coiffure, ft. &OMINVS. ADIV. ET. REDEMPT . MEVS. 1659. Ecosson aux trois Us avec lambel. Au-dessous , A.

AR. Douzième d'écu.

Coll. Cbarvet. — Pl. CXVIII, n« 14.

Cette pièce est remarquable , en ce que les légendes sont identiques avec celles des douzièmes d'écu de Mademoiselle , et que pourtant on n'y voit plus les traits de cette princesse. Le profil est plus pur et plus fin , le col est plus long et moins drapé , les cheveux sont plus élégamment agencés. Si celle monnaie a été frappée dans les ateliers de Trévoux , ce qui est douteux , l'artiste qui a gravé le coin a voulu flatter Mademoiselle. Il e<t plus probable qu'il a fait un buste de fantaisie.

5231. AN.MA.LIV.COM.PALAT.SOVV.DOM. Tète à droite. $.ÙNS. ILLVMINAT . ET . SALVS MEA. Ecu couronné. 1G-58. A l'exergue , A.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pl. U, n» 3.) Coll. Norblin. - Pl. CXVIH, n* 13.

5232. Variété. A l'exergue du i,., 4.

Coll. Morin.

5233. Variété. A l'exergue, 7.

Coll. E. Dumas, à Sommières.

5234. LIV . MA . PRl . SP . COM . T . SOVV . DOM. Même type. i*. DNS . ADIV- 1*0 R ET REDEM MEVS. Môme type. 16-66. A l'exergue, T.

AR. Douzième d'écu.

Coll. Morin cl do Clapiers.

M. Mantclier, qui n'a connu que la première de ces pièces , propose de lire ainsi la légende du droit : Marie-Louise-Julienne, comtesse palatine , souveraine de Dombes , et l'altribue à une comtesse des Deux-Ponts. M. Sirand n'est pas de cet avis, et je partage son opinion tendant à établir que le mot LIV, que M. Mantelier divisait mal à propos , n'est pas autre chose quo le nom de Louise. Quant au titre de comtesse palaline, M. Mantelier l'explique par une intention ironique, en ce que Mademoiselle avait élé demandée en mariage, en 1653, par Philippe-Guillaume, comte palatin, de la maison de Neubourg.

5235. HAEC . (A et E liés) EST . IMAGO . DELPHINA. Type ordinaire, rç. ÛIVITIARVM . TVARVM. Ecu chargé de trois cornes d'abondance, et surmonté d'un casque.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pl. 10, n° 5.) Cab. de France. - Pl. CXVIH, n» 15.

5236. PVLCHRA . VIRTVTIS. IMAGO. Môme type. * SIMVL . TVTAN- TVR . ET . ORNANT. Même type. 16-GG.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pl. 10, n" 7.) Pl. CXVIII, n» 16.

Les fleors de lis du f). ressemblent aux aiglons des pièces de la famille Doria.

5237. IN PVLCHRITVÛINE VIRTVS. Même type. R. * IN SPINES (rie.) CE- RVLEA FLORENT. Ecu à trois lis et lambel. Couronne fleurdelisée. 1G-68.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pag. 88, n4 107.) Cab. de France.

5238. HEC . EST . VIRTVTIS. IMAGO. Même type. R. t»EVS MEVS. Lis. ET OMNI A. Même écusson ; au-dessus, deux rosaces; de chaque côlé, 16-66.

AR. Douzième d'écu. (lbid., n° 108; Poey d'Avant, n° 1382.)

5239. Mêmes légende et type. R. BONITAT1S . VNC . QVATVOR. Ecusson a trois lis avec lambel. De chaque côté, 16-66.

AR. Douzième d'écu.

Coll. Morin.

5240. HAEC . (A et E liés) EST . PALANTIS . IMAG. Même type. R. UEVS MEVS ET REUEMPTOR. Même type. A l'exergue, C.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pl. 10, ne 6.) Pl. CXIX.n* 2.

5241. PLACET . ET . POLLERE . VIÛETV. Même type. il. * IPSOQVE FIT VTILIS VSV. 16-68. Même type.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pag. 89, n» 110.) Coll. Norblin.

5242. Variété avec VIfcETVR.

Coll. Saubinet , à Reims.

5243. PARTES VOLVPTATI. Même type. Collier. ORIENTALIVM ÙI- CAT. Même type. 16-68. Couronne à feuilles d'ache.

AR. Douzième d'écu. (lbid., pl. H, n° 6.) Cab. de France. — Pl. CXIX , n» 3.

5244. ET DELECTATIONE DIGNE. Même type R. PARTES CVRIOSI- TATE. Même type. 16-68. Couronne fleurdelisée.

AR. Douzième d'écu. (lbid., n" 112.) Cab. de France. — Pl. CXIX , n° l.

5245. HANC . ASIA . MERCEM . QVERIT. Même type. «. LILIA . SPINAS . QVIS .bICET. Même type. 16-67. Dessous l'écusson , an lis. AR. Douzième d'écu : 2,17. (Poey d'Avant, n* 1383, et pl. 19, n« 10.) Pl. CXIX , n° 5.

.IN.PVLCHRITVDINE.VIRTVS. Même type. S). BON1TATIS VN- CIARVM . QVINT. Même type. Sous le lis, 16-68. AR. Douzième d'écu.

Coll. Norblin.

5247. ÛE PROCVL . PRETIVM EIVS. Même buste. f$. TRAHIT SVA QVEM- QVE VOLVPTAS. Ecusson couronné aux trois lis avec lambel ; au-dessous , A : de chaque côté, 16-68.

AR. Douzième d'écu.

Coll. Charvet. — Pl. CXIX , n* 12.

5248. ARETH . PROL . AILANTI. Même type. ft. HESPERIÛVM DECVS. Ecusson couronné et chargé de trois liges d'oranger, et simulant les Us ; de chaque côté, 16-68.

AR. Douzième d'écu. Coll. Morin.

5249. Variété avec PRO . ATLANT.

AR. Douzième d'écu.

Coll. Nogoot-Saint-Laurent. — Pl. CXIX, n» 11.

Que dire de ces singulières pièces, dont les légendes bizarres sont quelquefois intraduisibles ? Sur deux seulement, on fait allusion au commerce do l'Orient, auquel elles étaient destinées. Les intentions satiriques s'y produisent assez souvent. On est donc forcé d'admettre que , quoiqu'elles portent l'effigie de Mademoiselle , il y en a peu ou point qui aient été frappées dans l'atelier de Trévoux. Nous en aurons une preuve évidente , en voyant une fabrication pareille faite par la famille Doria.

5250. * (une aile) MEt VA. AV (m cœur). Buste de Mademoiselle. AV. LIT. (une aile) A .VICTOIRE (une paimelle). Ecu d'Orléans, couronné et accosté de 16-67.

AR. Cinq sols.

Nous voyons ici le rare exemple d'un rébus illustré sur une monnaie. M. B. Fillon , qui la mentionne dans le Calai. Rousseau, pag. 93, pense , d'après son travail soigné , que celte satire, qui a trait aux mœurs galantes de Mademoiselle, a dû être inspirée en haut lieu.

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