ABBÉS DE SAINT-CLAUDE
ADONlI, 1157—1175.
AlMON, 1182.
Guillaume I", 1183— 11 8G.
Bernard II, 1186-1187.
BERNARD III DE TllOIRE-VlLLARS, 1204—
Hugues Ier de Nancuise, 1230—1231 .
HUMBBRT III, 1234-1255.
Gui II, 1255.
Humbert IV, 1256—1260.
Gui III, 1260—1262.
Humbert V, 1262.
Gui IV, 1263—1282.
Guillaume II de Thoire-Villars , 1283
Gui V, 1284.
Humbert VI, 1285.
Guillaume III de la Baume, 1293—1298.
Etienne Iotde Thoire-Villars , 1303.
Gaufred, 1304.
Odon II de Vaudrey, 1304—1313.
Etienne II, 1317.
Odon III de Vaudrey, 1317—1320.
François I", 1320.
Jeanï", 1321.
Ht cites H, 1321-1324.
Jean II de Roissillon, 1328—1348.
Guillaume IY de Beauregard, 1348—
Gn VI, 1380.
Guillaume de la Baume, 1384 — 1404.
François II, 1412—1424.
Etienne III, 1425.
François III , 1426.
Jean III de Yincelles, 1429—1436.
On VII d'Usier, 1439-1441.
Morelli I», 1442-1443.
Etienne IV Fauquier , 1444—1465.
Girard II de Chauviret.
Augustin d'Est de Lugagnia, 1468—
Jean-Louis de Savoie, 1479—1482.
Pierre Morelli II, 1485—1486.
Pierre II de Viri, 1494.
Pierre II Morelli, 1500—1510.
Pierre IV de Montrivel , 1510—1520.
Claude de la Baume, 1536.
MAISON DE GILLEY-FRANQUEMONT.
On a cherché longtemps le lieu précis où était situé le château de Franquemont. Il était réservé à MM. Plantel et Jeannez d'établir ce point d'une manière certaine. C'est encore là un avantage des monographies. Les auteurs, écrivant sur un pays qu'ils connaissent à fond , peuvent fournir des renseignements que d'autres chercheraient inutilement.
Selon les numismalislcs francs-comtois, qui paraissent s'être servi de documents irrécusables, le château de Franqucmonl aurait été ainsi appelé, parce qu'il était situé entre deux petites contrées, l'une au nord-est de l'arrondissement de Montbéliard, l'autre dans la principauté de Porenlrui, et que ces deux pays portèrent le nom de Franche-Montagne, qu'ils ont conservé jusqu'en 1789.
Le château de Franquemont était élevé sur la commune ou dans le voisinage de Goumois, qui fait partie du département du Doubs ; mais, par suite de délimitations, l'emplacement où il fut bâti dépend maintenant du canton de Berne. Les premiers fondements en furent jetés par Guillaume de Monlfaucon , fils d'Amé de Montbéliard , le samedi avant la Nativité de Saint Jean-Baptiste (1305). On trouvera, dans l'ouvrage de MM. Plante! et Jeannez, la fllialion des seigneurs de Franqucmonl. Elle est inutile au sujet que je traite jusqu'à Nicolas Gilley, le seul qui ait fait frapper monnaie.
Ce Nicolas de Gilley, chevalier, seigneur de Marnoz, avait acheté de Girard, le 14 avril 1437. la terre de Franquemont, moyennant 300 écus d'or au soleil. Il était en grande faveur auprès de Charles-Quint, et ce roi érigea, en 1538, sa terre de Franquemont en baronie d'empire pour lui et sa postérité mâle et femelle. Nicolas Gilley mourut vers la fin de l'année 1563, laissant un fils du nom de Claude, qui mourut en 1577.
Le droit de faire battre monnaie avait-il été concédé à Nicolas Gilley, comme il le prétendait , en même temps que sa terre fut érigée en baronie ? On l'ignore. Aucun titre ne vient à l'appui de celle prétention. Quoi qu'il en soit , il commença à monnayer en 1540 ; mais , comme ses espèces étaient de mauvais aloi , elles ne tardèrent pas à être décriées. On a bon nombre d'ordonnances à ce sujet , tant au nom de Charles-Quint qu'en celui du roi de France; elles sont datées de 1553 et 1554.
NICOLAS DE GILLEY. 1538-1553.
5428. : N : GILLEI : ... NVMISMA. Buste couronné et cuirassé, tourné à gauche. .NIL: VLTRA: ARAS:. 1553. Ecu aux armes de la maison de Gilley, posé sur une crois pallée coupant la légende. AR. : 0,70. {Monn. féod. fr. de la coll. Rousseau, Supplément, n° 33, pag. 207.)
5428 bis. : N .GILLEI : B: NVMISMA. Buste lauré à gauche. • NIL VLTRA ARAS: 1555 1. Ecusson aux armes de la maison de Gilley ( d'argent à un arbre arraché de Sinoplc), brochant sur une croix pattée coupant la légende. BILL. Demi-carolus : 0,60. (Revue, 1843, pag. 38; Ibid., 1853, pl. 4, n°3; Placard de 1556; Plantet et Jeannez, pl. 13, n" lw.) Coll. I'Ianlel. — Pl. CXXIV, n» 9.
5420. N: GILLEI: NVMISMA :N. Ecusson de Gilley couronné, %. # NIL: VLTRA : ARAS:. 1557. Croix à pointes.
BILL. Liard : 0,65. / Revue, 1853, pl. 4, n" A ; Placard de 1556 ; Plantet et Jeannez, pl. 13, n*2.) Coll. Febvre-Gaudelet, à Dijon. — Pl. CXXIV, n* 10.
5430. : N : GILLEI : B : NVMISMA:. Dans le champ, grand F couronné. Même légende. 1553. Croix alaisée.
BILL. Liard : 0,60. (Revue, 1853, pl. 4, n9 1"; Plantet et Jeannez, pl. 13, n" 3 ; Monn. féod. fr. de la coll. Rousseau, n" 816.) Coll. Morin. -Pl. CXXIV, nMl.
Imitation des liards de François I».
5431. B i VON t GILL i FREI :. Ecu coupé, portant en chef les armes de Gilley, surmonté d'une aigle et accosté de deux annelets. ... MEL . LOB. 1554. Croix fourchée.
BILL. Liard : 0,60. (Revue, 1853, pl. 4, n°2; Plantet et Jeannez , pl. 13, n» 4.) Pl. CXXIV, n» 12.
5432. Variété. A l'avers, FREIH... L'éca est accosté de deux étoiles. Au fi., ... OMAYE SOLAR... 1554.
BILL. Liard. (Plantbt, pag. 251.) Coll. Morin.
Ces deux dernières pièces ont des légendes allemandes et incomplètes. Leur signification est ignorée. On avait cru d'abord que le mot FREI , qui se voit à la fin d»; la légende du droit de la première , était la traduction en allemand du nom de Franquemont, Freiberg. Un autre liard, sur lequel on lit FREIH, est venu démentir ctHUconjecture.
Près du village de Montjoie, canton de Saint-Hippolyte (Doubs) , on voit les rnine> d'un château dont la chapelle a été conservée; ce sont les restes du château des puissants seigneurs de Montjoie (Froberg en allemand). On suppose qu'il avait été bâti dans le commencement du xin« siècle. Ce fut en 1635 que les Français, sous les ordres du maréchal de La force et du cardinal Lavallclle, le ruinèrent après trois semaines de siège.
On ne connaît aucune monnaie qui appartienne aux seigneurs de Montjoie. Pourtant on ne peut pas douter qu'ils en aient fait battre, puisqu'ils sont compris dans IV-dit du 18 juin 1554, qui décria aussi les monnaies de Vauvillers et do Franquemont. L<parlement de Dole défendit d'apporter, envoyer, employer au comté les monnaies faites à Montjoie , à peine de 500 livres et de châtiment arbitraire. Dans l'espoir où ces monnaies finiront par reparaître, il est bon de connaître la chronologie des seigneurs de Montjoie. Par analogie avec les seigneuries voisines, il est toutefois probable qu'ils n'en ont fait ouvrer qu'au xvi* siècle.