AMÉDÉE II
4722. * X . t>E . SALI a At> M I STR AYO R . Aigle éployée, ayant en cœur Fécusson de Savoie. R . * BGOAR t Z GOMITAT . t» . VALEN EbN. Ecusson entre trois croisclles.
Coll. Cbarvel. — Pl. CIII, n» 10.
Je ne sais pas si celle curieuse pièce appartient bien aux évoques de Valence, et s'il ne faudrait point les renvoyer à la fin du monnayage comtal. Amédéc de Saluées a bien été évoque de Valence et de Die; mais sur cette monnaie il ne prend que le litre d'administrateur des comtés de Valence et de Die. Quant aux cinq premières lettres île la légende du revers, que pourtant je crois avoir bien lues, j'ignore complètement leur signification. Une pièce mieux conservée viendra, je l'espère, lever tous les doutes.
Les historiens ne sont pas d'accord sur la chronologie de la première branche des comtes de Valenlinois. L'origine du comlé n'est pas non plus établie d'une manière certaine. On pense assez généralement qu'il vint, au commencement du xnf siècle, en la possession u'e la maison de Poitiers, par le mariage d'Aimar, fils naturel de Guillaume IX, comte de Poitiers, qui aurait épousé la fille d'une comtesse Marsanne, qu'il avait aidée à reconquérir ses états. Celte branche de la maison de Poitiers posséda le Valenlinois jusqu'en 1419, époque de la mort de Louis II, qui avait institué pour son héritier le dauphin Charles, fils de Charles VI. Devenu roi à son tour, celui-ci unit le comté à la couronne de France. En 1408, il fut érigé en duché par Louis XII, en faveur du Irop célèbre César Rorgia, fils naturel du pape Alexandre VI. Après sa mort, arrivée en 1507, il fut de nouveau réuni à la couronne. Aliéné par Henri II en faveur d'Anne de Poitiers, puis donné aux princes de Monaco, il ne fil définitivement partie du domaine de la couronne qu'en 1793.
VALENTINOIS ET DlOIS
Nous n'avons pas de monnaie* des comtes de Valcnlinois, antérieures au xtvc siècle. H, jusqu'à preuve contraire, on peut affirmer qu'on n'en trouvera pas. Nous savons qu'en 1357 Louis de Villars, évéque de Valence et de Die, échangea avec le comte Aîinar VI ce qu'il possédait dans la seigneurie de Crest, et que ce comte y établit sa monnaie. Les monuments numismatiques sont d'accord avec celle date. Leur style prouve que le monnayage des comtes de Valenlinois n'a commencé qu'à celle époque.
Le type des monnaies des comtes de Valenlinois et de Diois est presque toujours le même que celui des espaces des évéques. Cela peut faire supposer que ces monnaies avaient cours dans les deux comtés , ou que ceux qui les faisaient fabriquer imitaient les types de leurs voisins, dans le dessein «l'opérer une confusion. Il faudrait consulter les archives du pay s , et peut-être y trouverait -on la solution de ces questions (I).