‹ Monnaies féodalesChapitre 117 sur 314 · AQUITAINE · texte numérisé non relu

AQUITAINE

B. Fillon, dès 1851 , pressentait qu'il existait un type Aquitanique à l'empreinte Carolingienne. A cette époque, et jusqu'à ces derniers temps, les plus anciennes monnaies connues étaient celles de Sanchius qu'on peut attribuer soit à Sanche- Sanchez, soit à Guillaume Sanche, mais qui en tout cas ne représentent que le monnayage de la fin du x® siècle. B. Fillon ne pouvait admettre que de Charlemagne à Sanche-Sanchez, pendant près de deux siècles, l'Aquitaine eut été privée de monnayage. Il estimait qu'un type ancien serait retrouvé et porterait le monogramme de Charles-le-Chauve ; jusqu'à présent rien n'est venu confirmer cette seconde partie de son affirmation; mais la première était vraie. Lui-même avait déjà fait faire un pas à la question en reconnaissant le nom immobilisé de Louis IV, dans un grand denier, que nous décrirons tout à l'heure, qui pèse 1^.46, et qu'on avait bien à tort jusqu'à lui attribué à Louis VII.

Depuis, une découverte très intéressante vient tout récemment de reculer de près de cinquante ans le monnayage de Bordeaux. La lacune à combler est encore assez vaste pour donner raison aux prévisions du numismatiste qui a fait faire tant de progrès à la thèse de Timmobilisation.

220. ^ l-EVTARIO. Dans le champ entouré d'un grenetis, autour d'un point, les lettres ou signes suivants -E-€BS. i^. ^ BVRD-E LAr. Croix dans un grenetis.

Argent. Denier.

Cabinet de France, poids 1^.45. Collection Gariel, poids 1^.35. Planche X,nM.

221 . * l-EVTARIO. Dans le champ, entouré d'un grenetis. R-EV^ autour d'un point. 1^. lit BVRDELAr. Croix dans un grenetis.

Argent. Denier. Empreinte communiquée par M. de Barthélémy. PI. X, n«2.

222. * l-EATVRIO. Dans le champ, entouré d'un grenetis -E barré, deux grands M. Le tout formant triangle. ^. 9 D'ARD-EAV. Croix dans un grenetis.

Argent. Denier. Poids 4*^.15.

Collection Lalanne.

PI. X, n«3.

Il m'a été signalé une obole de ce monnayage, mais je n'ai pu m'en procurer le dessin.

Ce type est tellement nouveau, les caractères qui occupent le champ sont si variés et sont restés jusqu'à présent, pour moi du moins, tellement lettre close, que j'ai cm devoir soumettre à mes confrères tous les dessins et empreintes recueillis par moi, espérant qu'ils seront plus habiles pour déchiffrer cette énigme.

Bien que la première de la légende du droit soit un I et non un L, on est généralement d'accord pour y lire LEVTARIO et le nom de Lothaire pour lequel Combrouse a déjà publié un denier de Bordeaux. Ce type dut se continuer pendant quelque temps à en juger par la diminution des poids qui tombent de 1^.45 à 1^.15 et par les altérations qu'a subies dans le denier n'' 223 le nom de Burdelag, devenu presque indéchiffrable. Les deux S du champ seraient-elles les initiales de Sanche-Sanchion.

Du reste ce même nom de Burdelag est également fortement altéré dans les deniers, aujourd'hui plus communs au nom de SANCHIVS.

SANCHE. Mort en 984.

B. Fillon signale, comme existant dans la collection Rabanis, un denier au nom de Sanche sans le monogramme Carolin. Nous ne l'avons pas retrouvé.

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