MONNAYAGE SIGNÉ
« Nous voici, continue M. B. Fillon, arrivé au moment où comtes et ducs de » Bretagne signent leur numéraire. Nous ignorons si Geoffroi , fils de Conan-le- » Tors, qui régna de 992 à 1008, introduisit sur le sien cette innovation. Nous y^ ne le pensons pas, et le denier que lui attribue M. Bigot ne porte pas, en tout » cas, son monogramme. » Poey d'Avant qui reproduit ce denier, PI. VIII, n° 20, rejette également cette attribution et H. de Barthélémy, en rendant compte de l'ouvrage de M. Bigot, dans la Revue de Numismatique , 1858, repousse toutes les attributions, dont M. Bigot a voulu enrichir la numismatique bretonne des IX* et X* siècles.
La môme incertitude ne pèse plus sur le monnayage d'Alain m, 1008 — 1040. Il a signé ses monnaies ; son monnayeur ignorant, après avoir défiguré le mono-
gramme carolin, a conseryé dans la légende le litre de roi ALEN RIX, et tout le monde est d*accord pour reconnaître que c'est une imitation de la légende Carlovingienne et que c'est à tort que H. Bigot a cru pouvoir faire remonter ce denier à Alain I*' (877—907).
Mais M. B. Fillon refuse à Alain III la pièce à Tétoiie. (Poey d'Avant, PI. VIII, n<> 20. « ALAMNVS. ^. REDONIS. Étoile à cinq branches. Poids 0^.90); et c'est aussi l'opinion de M. de Barthélémy qui , dans le compte-rendu précédemment cité, les reporte à Alain IV. Selon lui , elle est la copie des deniers de Déols. M. de Longpérier, au contraire, la présente comme le prototype des monnaies DOLEOCIVES qu'il considère comme frappées à Dol, en Bretagne. Nous avons résumé cette discussion à l'article de Déols.
Poursuivons, avec H. B. Fillon, l'examen du premier monnayage signé.