LOUIS I^, DAUPHIN, FILS DE CHARLES YI
520. * LVDO^ PRMOG« FRffi^ REGS. Croix carrée et pattée. ^. * DALPbS^ yiENERSIS. Ecu penché écartelé de France et Dauphiné, timbré d*un heaume de face. Annelet sous la 3^ lettre (Embrun). Billon. Denier. Poids 1^.50. Unique. Collection Roman. (Roman. Mélanges de Numismatique 1877 y PL IV, n^ 1), PI. XXI, no 21.
Cette monnaie parait imitée de celles des princes d*Orange qui portent également un écu heaume. On retrouve surtout ce type en Lorraine.
521. * LVDO PRMOG FR3P REGS. Croix carrée et patlée. ^. * DALPbS^ VIENE....SIS. Ecu en losange écartelé de deux fleurs de lis et de deux dauphins tournés à droite, anneiet sous la y lettre (Embrun). Billon. Liard à la bannière. Poids 1^.60. Collection Roman. (Roman. Mélanges de Numismatique 1877, PL IV, w* 2).
Cette pièce, dont le type était déjà connu, est imitée des monnaies d'Amédée VIII, duc de Savoie, dont l'écu a une forme semblable. M. Roman en fait connaître un certain nombre de variétés, une notamment sur laquelle l'un des dauphins est tourné à droite et l'autre à gauche. L'analyse d'un certain nombre de ces pièces a donné 0^.292 d'argent fin.
322. LVD PMG FKAl REGS. Grande croix pattée coupant la légende. ]^. ^ DALPbS VIENESIS. Dauphin dans un bordure de douze hémicycles, anneiet sous la deuxième lettre^ frappé à Romans. Billon. Denier dentelle. Poids 4^.20. Collections Roman et Coindet, à Genève. (Roman, Mélanges de Numismatique 1877, PL IV, n* 4). PI. XXI, n« 22.
Ces monnaies, dont l'une m 520 offre un type complètement nouveau et l'autre n^ 522 n'était point encore connue pour Louis 1"^, proviennent d'une trouvaille de près de 2,000 pièces faite en 4873, à la Garde, près de Gap, et que M. Roman a décrite avec le plus grand soin (4). Il tire de l'étude approfondie qu'il en a faite un certain nombre de déductions qu'il est bon d'analyser. Et d'abord il en fixe l'enfouissement avant 4445, parce que tous les princes étrangers au Dauphiné dont il s'y trouvait des monnaies ont régné avant 4445, parce qu'il ne contenait aucune monnaie de Louis, dauphin, ni aucune monnaie certaine de Charles VU, et surtout parce qu'il y manquait certains types de Louis P', sur une quantité de près de quatre-vingts monnaies de ce prince. Ces monnaies étant presque toutes d'une conservation exceptionnelle, étaient les plus modernes du trésor, et si les autres types ne s'y sont pas rencontrés, c'est qu'ils n'avaient pas encore été frappés, et qu'en conséquence il y a lieu d'en conclure que l'enfouissement a eu lieu sous Louis P'.
Or il se rencontrait dans cette trouvaille un certain nombre de pièces au nom d'un Charles, roi dauphin.
Les unes portent en légende
(i) Annales 4e Numismatique 1977, i« fascicule, pages 57 et suif.
523. * KRO LVS^ FRAN REX. Grande croit pattée coupant la légende, pas de point secret. ^. o DALPb*S o VIENESIS. Dauphin dans une bordure de quatorze hémicycles.
Billon. Denier. Poids 4^.40.
Les vingt-cinq exemplaires de la trouvaille étaient très usés et M. Roman propose de faire remonter ce denier à Charles VI, peut-être même à Charles V, à raison de Tabsence du point secret.
524 . * KArO LVS FRAN REX . Grande croix pattée coupant la légende . ^. 9 DALPh'S VIENESIS. Dauphin dans une bordure de douze hémicycles.
Billon. Denier. Poids 1».40.
Poey d'Avant, PI. CXI, n^ 9.
M. Roman refuse ces monnaies à Charles VII et propose de les faire remonter à Charles YI, et en effet si la trouvaille a été enfouie avant 1415, Tattribution ne saurait être douteu.se.
On ne peut désormais, selon M. Roman, attribuer à Charles VII, en fait de deniers dentelles, que le n® 6, PI. XVI, de Morin, et le n° 5, PI. XIX, et encore peut-être des trouvailles viendront-elles modifier cette attribution en ce qui concerne la première de ces pièces qui n'est connue qu'à un seul exemplaire et pourrait bien appartenir à Charles V.
Ainsi, ajoute-t-il, ce type dentelle que Ton circonscrivait dans un si court espace de temps (1417-1440), appartient aussi à Charles VI et Charles V; il est au contraire l'un de ceux qui se sont le plus perpétués en Dauphinè.
JEAN, FILS aîné de FRANCE. 1415—1416.
Nous venons de dire qu'on ne connaissait qu'un type de ce dauphin, M. Vallicr s'étonne que ni M. Morin, ni Poey d'Avant n'aient fait mention de la monnaie de ce prince, publiée par le chanoine Charvet (1) et décrite ainsi :
523. X lOANN X R3X FRÂNCORVM . Croix pattée. j^. Fleur de lis.
DALPHINVS VIENNENSIS. Dauphin en pal à gauche.
Cette légende est évidemment erronée. Il n'y a jamais eu de Jean, roi dauphin. Mais Charvet a eu évidemment sous les yeux une pièce non encore retrouvée. Quant à la gravure, elle est tellement naïve que M. Vallier n'a pas cru devoir la reproduire et que nous imitons sa réserve.
(i) Histoire de la Sainte égUse de Vienne, page 376.