PREMIER TYPE
Nous rejetons formellement du cadre des monnaies féodales les deniers de la première catégorie. M. Guigue les a rencontrés avec les deniers du comte Hugues dans la trouvaille de VilIctte-d'Anthon. Il croyait qu'on pouvait lire indifféremment HVGO ou LVGD. Il inclinait pour cette dernière lecture. Bien qu'il ne soit pas sans exemple de rencontrer sur certains deniers le nom royal accompagné d'un nom de comte et de prélat, il lui paraissait plus rationnel et dans l'ordre des faits d'admettre, en cas de doute, le nom du lieu d'émission. M. de Longpérier (article déjà cité) ne croit pas qu'il soit possible d'hésiter. Le monogramme LVGDVN VM est évident pour lui. C'est donc à tort que Poey d'Avant, qui du reste a tourné le monogramme de travers de manière à n'y plus rien reconnaître, a affirmé que ces deniers n'avaient pas été frappés à Lyon et que rien n'indiquait le lieu de leur fabrication. D'un autre côté, M. de Longpérier admet au droit la lecture CONRADVS Plus, dont le dernier mot Pltis avait été critiqué par M. Guigue. Cette épithète se retrouve en effet sur plusieurs deniers carolingiens. Il n'est pas inutile de donner les poids des deniers de Lyon que Poey d'Avant a négligé d'inscrire. L'exemplaire de Soleure pèse 1^.22; celui de la collection Gariel, 1^25.