PHILIPPE P
558. * PILIPVS. Dans le champ, figure représentant un •& cruciforme entouré de points. 1^. ■!( MATISCON. Dans le champ grand S cantonné de deux points.
Billon. Obole. Poids 0».35.
Collection Charvet.
PI. XXlll,n«7.
T0URNU8.
Duby a publié, sur la foi des dessins de Cl . deBoze et de Ducange, deux deniers sur Tun desquels il lisait au revers LOTARH REGIS PMSIh€ et sur l'autre LOTARH REGIS PNS qu'il traduisait pjir permissione. Sa lecture a été généralement adoptée et a servi de base à bien des commentaires. Quand une pièce des x® et xi* siècles porte le nom du souverain au génitif comme à Màcon, on sous-entend permissione. Les exemplaires de la monnaie de Tournus, que nous avons été à même d'examiner, ne portent pas PNSNE. Les deux deniers du cabinet de France notamment portent INSNE. Ils ne pèsent que 1^.20 et sont évidemment la dégénérescence du denier suivant, qui porte très lisiblement INSiGfE.
559. * Sti PHILIBCRTI MONCTA. Monogramme. ^. * L^TARII RCGIS INSIGFC. Croix cantonnée de quatre points. Argent. Denier. Poids 1*^.40.
Collection Gariel.
PI. XXIII, n« 8.
L'obole de la môme collection pèse 0^.65 et porte LOTARH RCGISNE. C'est celle qui est gravée par Poey d'Avant, PL CXXIX, n° 5.
Ces deux pièces, par leur poids, sont plus anciennes que les deniers du cabinet de France et portent la légende primitive. Insigne était synonyme de Sigillum et Ducange cite une charte d'Henri, roi des Romains, de l'année 1003, qui porte ces mots : hoc regio insigne roboravinius.
Ce même mot insigne existait-il sur la charte de confirmation et le monétaire a-t-il voulu rappeler le monogramme du roi Lothaire. En effet, dans le monogramme de l'avers, il est aussi facile de lire le nom HLOT que le nom de l'abbé Hervé, auquel Lothaire confirma le droit de battre monnaie et celui d'Hugues-le- Grand, auquel il donna le duché de Bourgogne.
M. de Barthélémy pense que ce type n'est pas antérieur au xii*^ siècle (1), mais le poids nous paraît bien élevé pour cette époque.