‹ Monnaies féodalesChapitre 254 sur 314 · CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

CHAMPAGNE

Le nom de Champagne ne désignait d'abord qu'âne contrée et non une circonscription politique. Sous les Carolingiens et sous les seigneurs de la maison de Vermandois, il n'y avait pas de comté de Champagne; il y avait des comtes de Troyes et Herbert II, devint le premier comte de Meaux ; lui et son fils Eiieane sont appelés comtes de Troyes et Meaux . Ce ne fut qu'après la mort de ce dernier, décédé sans enfants (1019), qu'Eudes, comte de Blois, s'empara de ces comtés et se qualifia du titre de comte die Champagne fC(tm;9«;ifa) nom dmaé aux

vastes et arides plaines du comlé de Troyes (1). Ces doonées hieitoriques ne seroat pa$ superQaes pour Te^^amen du monnayage portant k h fois le nom de Troves el celui de Me^iux.

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C'est donc sous la rubrique de comte de Troyes et non sous celle de comte de Champagne que doit être placé le denier suivant,

5T9. * LOTHARIVRI. Profil barbare à gauche. ^. * HER...RTV<n CO. Croix cantonnée de quatre besants.

Billon. Denier. Poids 1».30. Collection A, de Barthélémy. (Chauffier. Revue Numismatique française 1867, PL V), PI. XXIV, nM.

M. Chaullîer a cherché à se rendre compte de la présence simultanée des noms d'un comte Herbert et d'un roi Lothaire, et prenant en considération que ce denier a été découvert en Champagne, il Ta attribué à Herbert II (968-993) contemporain de Lothaire (954-986). Selon lui, ce denier a été immobilisé et il en publie deux autres présentant à peu près le même profil, mais dont les légendes sont complètement altérées. Nous en reproduisons un, sans avoir la prétention de rien distinguer dans les légendes.

580. * Légende indéchiffrable. Profil barbare à gauche. ^. * lâ^FI... Croix cantonnée de deux besants et de deux croisettes. Billon. Denier. Poids 1^.22.

(Chauffier, Revue Numismatique française 1867, PL F, n^ 8). PI. XXIV, n^ 2.

M. Chauffier fait remarquer que les mêmes croisettes se retrouvent en Bourgogne et à Langres. Nous ajouterons que TO se rapproche de la forme ^ que nous avons signalée à Maçon.

M. de Longpérier n'admet aucune des atlributions de M. Chauffler. Il considérait depuis longtemps le second de ces deniers comme de fabrication bretonne et le rapprochait du type d'Etienne de Guingamp ou de Conan (2).

Quant au denier à la légende à'Hervertus, il trouve le style de In pièce trop moderne pour convenir au règne de Lothaire et il propose (3) de Fattribuer à l'abbaye de Prum, dans la forêt des Ardennes et d'y voir Timmobilisation de deux

(1) Heary Martin. Histoire de France, tome III, pa^e 49.

(S) BeTue Numismatique française 1860, pa^ 319, pi. XIV, n» 8.

(3) Revue Numîaimtîqqe frapQsiifla i868, page 230.

noms : celui de Herbert, comte de Laon, beau-père du roi Pépin et Tun des fondateurs de l'abbaye de Prum, et celui de Lothaire II, roi de Lorraine, qui, en 861 , concéda à Tabbaye le droit de battre monnaie. Ce serait par reconnaissance que les moines auraient inscrit sur leur monnaie les noms de leurs deux bienfaiteurs.

Je n'ai jamais eu sous les yeux le denier dont s'agit; mais sauf la question da style, j'avoue que, malgré toute l'autorité qui s'attache au nom de M. de Longpérier, je préfère à son attribution celle qui se rattache à un comte et à un roi contemporains; je la préfère d'autant plus que nous allons vers le même temps, dans la même contrée, trouver des monnaie > semi-royales dans la série de Reims.

La classification du monnayage entre les divers comtes du nom de Thibaut est bien établie pour Thibaut V et Thibaut II, qui sont séparés de Thibaut III par un intervalle de près d'un demi-siècle (1152 à 1197) occupé par deux comtes da nom de Henri.

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