RENAUD
616. * RENOLD EPC. Croix entre deux crosses. ^, * NOVIOMVS. Croix cantonnée de deux petites croix fichées.
Billon. Denier.
(Catalogue Dassy^ n^ 1589)-
La double crosse n*avait plus de raison d'être sous Tépiscopat de Renaud, puisque révéchè de Tournay avait été séparé de celui de Noyon en 1146. Mais ce type avait été évidemment employé antérieurement par des prélats qui avaient la double investiture. Ces monnaies sont à retrouver.
ETIONE. (1187—1221).
617. ^ STCPbS CP. Main bénissante. % 9 NOVIOMVS. Croix cantonnée d'une petite crosse aux 2* et 3®.
Billon. Denier. Collection Hoffmann.
ËVÉCHË DE LAON.
618. S LODOVICVS REX. Tête de face couronnée. ^. Rosace. LAVDVNENSIS. Tête de face.
Bon billon. Denier ébreché. Collection Caron. PI. XXV, nM 3.
M. Desains avait déjà publié un premier exemplaire de ce denier qu'il attribuait au monnayage semi-royal de Louis V. Le relief des traits du visage et des lettres de la légende ne nous laisse aucune hésitation sor la justesse de cette attribution, bien qu'elle ait été contestée par M. de Longpérier.
Le style de ce denier est le même que celui de l'obole au même type publié par Poey d'Avant.
On n'a pas encore retrouvé en nature le denier de l'évoque Gazo II (1310-1313) publié par Duby. Il est certain cependant qu'il existe, puisque l'évéque de Laou est compris à l'ordonnance de 1315, comme étant un des prélats ayant le droit de frapper monnaie. M. Desains (1) dit que le dessin de ce denier de Gazo figure en marge de la page 662 d'un ouvrage intitulé Metropolis Remetisis hist. 1666. par Guillaume Marlot, lequel exemplaire est conservé dans la bibliothèque de la ville de Bruxelles. Mais il est bien difficile de savoir si ce dessin est antérieur ou non à l'ouvrage de Duby.
Un fait assez singulier et digne de remarque se produit dans les trois évêchés de Laon, Noyon et Beauvais qui relevaient le plus directement du roi de France.
(i) Recherches sur les monnaies de Laon. page 8.
Entre le monnayage d'Adalberon, évéque de Laon (977-1034), d'Heryé, évéqae de Beaiivais (987), de Ratbod P' (989) ott Ratbod II (1068), évêques de Noyon, nous nous trouvons, quant à présent, en présence d'une lacune monétaire de pins d'un siècle. A Laon il faut aller jusqu'à Gautier II, de Mortagne (1155), à Beauvais jusqu'à Henri de France (1149), à Noyon jusqu'à Renaud (1175), pour retrouver de nouvelles espèces. Le hasard est-il seul cause d'une pareille coïncidence pour trois évôchés aussi voisins et dans un pays où les trouvailles sont observées avec le plus grand soin depuis plus de cinquante ans.