‹ Monnaies féodalesChapitre 307 sur 314 · LA MARCHE · texte numérisé non relu

LA MARCHE

Vérification faite du denier appartenant à M. Léon Lacroix et dont il est question page 149, il est impossible d'y voir dans le cantonnement la cloche qu'il avait cru y distinguer.

GAHORS.

évÉQUES.

678. GERALDVS EP-S. Croix simple, j^. «* CATVRCIVcn. Quatre croisettes dans la croix.

Billon. Denier. Unique. Poids 1«.10. Collection du R. P. de Lagoulte, à

Verdelais (Gironde).

(Lecture faite par M, Lacroix^ à la Société des Sciences d'Agen 1882, et photographie communiquée par lui).

PI. XXVII, n« 7.

La découverte de ce denier ouvre une ère nouvelle pour la numismatique de Cahors. C'est la première fois que le nom de l'évéque est inscrit en entier. Sur les monnaies connues jusqu'à présent, ce nom ne nous était révélé que par des initiales V, R, b, dans le cantonnement de la croix. Les plus anciennes étaient attribuées à Guillaume de Cardaillac (1208-1234). Le denier nouvellement découvert est de beaucoup plus ancien et remonte peut-être à Géraud II de Gourdon, qui, en 1090, donnait aux chanoines de la cathédrale la dîme des monnaies qu'il faisait battre (1). M. Léon Lacroix, qui annonce un travail sur celte importante monnaie, nous dira certainement par suite de quelles circonstances et de quelles conventions l'évéque, après avoir inscrit son nom en entier, ne l'a plus fait figurer que par des initiales.

Page 1