FOULQUES NERRA
100. ^ GRACIA DT COS. Monogramme de Foulques. ^. i^ VIDCEAVS CN » Croix dans un grenetis.
Billon. Denier. Poids, 1^.25.
Dessin communiqué par M. B. Fillon.
PI. V, n« 2.
Les pièces publiées jusqu'à ce jour comme appartenante Foulques Nerra, portent le titre de COES ou COAES ou COMS. Sous croyons que le titre de COS que nous allons trouver sur toutes les pièces de Geoffroy II, 1040-1060, est l'abréviation de consul. Un ouvrage contemporain de ces comtes est intitulé : Gesta consulum andecavensium. Nous avons développé cette idée dans les Mémoires de la Société de Numismatique Française y année 1879.
A partir de cette époque, un certain désordre règne dans la classement des monnaies angevines au nom de Geoffroy et de Foulques.
MAI. Rollin et Feuardent, dans leur Catalogue, ont tenté d'apporter un élément de classification basé sur l'étude d'une trouvaille importante.
Ils classent les légendes ANDECV — ANDCVI — ANDEOVA — AIDCOAV — VDCOVA comme postérieures à la première moitié du xi® siècle, époque à laquelle Geoffroy Martel gouvernait l'Anjou.
Ils attribuent à Foulques IV, 1060-1109, un grand denier d'une fabrique identique à ceux de Geoffroy II, comme étant d'un titre plus haut.
La trouvaille de Nogent-le-Rotrou, étudiée par M. Hermerel (Annuaire de Numismatique 1881, page 509), et enfouie vers 1150, contenait un certain nombre de deniers d'Anjou, près de 750. La légende du revers est ANDEGAVEN SIS pour ceux de Foulques IV, et AIDCCSV pour ceux attribués à Foulques V.
Le monnayage au monogramme de Foulques a été continué par les rois Anglais, non-seulement en Anjou, mais peut-être aussi en Normandie. M. de Longpérier, rendant compte d'une trouvaille de monnaies françaises faites en Italie (Revue Numismatique 1868 , page 401), pense que la légende ANDEGAVENSIS est celle qui a précédé le monnayage de Charles P% comme comte d'Anjou, et peut se rapporter au règne de Jean-sans-Terre (H90-1246). Toutes les légendes régulières ou barbares sont confondues comme à plaisir dans les vingt-trois numéros que donne Poey d'Avant au nom des deux Foulques.
Il ne met pas assez en relief l'obole au type tournois frappée avec le nom de PVLCO COMES et avec la légende ANDECAVIS. H. B. Fillon (Catalogue Rousseau, page 6) pense que cette obole a été frappée dans le premier tiers du xiii^ siècle, c'est en tout cas un nom immobilisé, car le dernier Foulques, Foulques V, était mort en 1 129, et il est impossible de faire remonter à cette époque une imitation du type tournois. Elle a donc été émise par un comte de la maison de Plantagenet, dont aucun ne portait le nom de Foulques.