Type Chinonais. ^, * VONDOASTR
Billon. Obole. Collection Hoffmann.
Cette obole faisait partie de la trouvaille de Dreux, enfouie vers 1137, et décrite par notre coHègne et ami M. Pinchaad. (Annuaire de Numismatique 1880).
De toutes les villes qui ont adopté la tête Chinouaise, c'est à Yendôme que ce type est devenu le plus rectiligne.
Partant d'une tète assez régulière dans le denier qui porte la légende VINDENS copiée sur la légende Carolingienne VENDENIS, le type s'écarte peu à peu de cette ancienne forme sur les monnaies anonymes avec VINDOCINO et son abréviatif VDÛN. Lorsqu'on arrive à la forme française du nom de Vendéme VEDOCOE, le type est tellement droit, qu'en le plaçant de côté, on croit voir le type tournois.
Aussi n'avons nous pas cru inutile de faire graver ce denier qui faisait partie de la trouvaille de Sierck.
114. Type droit au centre, une fleur à six pétales, devant un besant, dessous une étoile. ^. * VCDOCOe CASTR. Croix simple.
Billon. Denier.
PI. V, nM6.
Ce dernier monnayage est antérieur à celui signé du comte Jean III ; c'est la même légende VCDOCOC et il n'est pas vraisemblable que le comte, après avoir signé sa monnaie, soit revenu à un monnayage anonyme.
115. i^i IDVNI CASTR. Type tournois, au centre une fleur de lis, au-dessous un croissant, les cornes renversées. % 9 VIDOCINENSIS. Croix cantonnée au 2* d'une fleur de lis.
Billon. Obole.
Musée de Vendôme.
(Bulletin de la Sociéié archéoloffique du Vendomois 1869)- PI. V,nH7,
M. Ch. Bouchet, le savant bibliothécaire de la ville de Vendôme, a publié cette pièce. Il fait remarquer que le droit est celui des monnaies de Raoul de Clermont, vicomte de Châteaudun (1259-1291), et le revers celui des monnaies de Jean V, comte de Vendôme (1271-1315).
En prenant aussi le droit de l'une et le revers de l'autre on est arrivé à composer une pièce, donnant le nom des deux pays. Si au contraire on avait pris le droit de Yendôme et le revers de Châteaudun, on n'aurait eu que le nom des deux princes. Celte pièce est donc le résultat d'une association entre les deux seigneurs, sans prééminence de l'un sur l'autre. Son émission doit être limitée entre 1 271 et 1291. M. de Longpérier, auquel la pièce a été soumise, en conclut que les monnaies des deux villes ont dû, à une certaine époque, être fabriquées dans le même atelier; on pourrait ajouter ou par le même monnayeur.
Ainsi se soDt trouvées confirmées les prévisions qu'avait émises^ H. Cartier sur une association ou des conventions de monnayage entre Vendôme et Chftteaudun, dont les espèces n'avaient qu'un champ de circulation assez restreint.. Frappé de l'existence du croissant de Chftteaudun, sur la monnaie anonyme de Vendôme, la plus commune avec la légende VDON CAOSTO, il avait attribué cette pièce à Geoffroy Grisegonelle, comte de Vendôme, de 1102 à 1136, qui avait épousé Mahaut de Chftteaudun. Peut-être même cette forme VDON n'avait-elle d'autre but que de se rapprocher de DVNI.
Les attributions à Jean III et à Jean IV, qui se sont succédé immédiatement, ne présentent peut-être pas une certitude absolue. Mais la date de l'enfouissement de la trouvaille de Beaugency (1270), n'en est pas moins précieuse pour la classification des monnaies de Vendôme, émises par des comtes homonymes. Toutes celles au nom de Jean ne peuvent être que de Jean III (1 207-1 21 8) ou de Jean IV (1 21 8- 1239). Celles au nom de Bouchard écrites par BOCARD ne peuvent être que de Bouchard V (1249-1270). A ce propos, faisons remarquer que c'est par erreur que les chronologies font mourir Bouchard V, en 1271 . Il mourut devant Tunis, avant Saint-Louis, mort le 25 août 1270. Il avait été nommé son exécuteur testamentaire, et fut remplacé en cette qualité par un codicille exposé aux archives nationales.